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13/02/2020

Elles se défendent

 Extrait de l'interview d'Iris Brey dans le Télérama de cette semaine :

 

Juliette : Vous avez choisi votre camp en refusant de voir J'accuse, alors que Portrait de la jeune fille en feu occupe une place de choix dans votre livre...

 

 

Iris : Je veux interroger la paresse généralisée qui se révèle dès qu'on parle d'agressions faites aux femmes ; le fait que les gens ne veulent pas savoir, ne cherchent pas à savoir. Quand dans le sillage d'Adèle Haenel, Valentine Monnier a pris la parole, outrée par le titre provocateur du film J'accuse, elle était la sixième femme à accuser, à visage découvert, Roman Polanski de viol — la sixième, parmi les présumées douze  victimes. En décidant de ne pas aller voir le film, à la différence du million et demi de spectateurs qui s'est rendu en salles, je choisis de prendre au sérieux la parole de ces victimes, et de ne pas alimenter une économie qui soutient et enrichit les agresseurs. Et qui donc participe à la culture du viol, en banalisant les actes commis. Aller voir le film, ou pas : chacun, je crois a une responsabilité dans cette affaire-là, c'est un choix privé que chacun doit faire de manière consciente. Pour moi, ce fut d'abord une décision intime, un acte de résistance. Qui est un geste politique. 

 

 

 

Commentaire : les femmes se défendent !

 

 Milieu du sport, milieu de la danse, milieux religieux ; les lycées et universités peut-être aussi concernés. Elles crient, les femmes d'aujourd'hui ! 

Quand j'ai lu qu'Iris choisit de ne pas aller voir un film dont l'auteur est accusé d'agressions sexuelles en guise de geste politique, je pense au long documentaire en trois volets que j'ai regardé hier soir ayant comme sujet les goulags en Russie. En effet, vers la fin du documentaire, il est dit que, pendant que la jeunesse de l'époque des années 70 se rendait en nombre aux fêtes de l'huma, (car l'occident ne voulait pas entendre les divers témoignages sur l'enfer des goulags), des écrivains russes dissidents œuvraient lentement mais sûrement pour que les voix des victimes du communisme de Staline soient entendues. Trouver le bon équilibre entre le capitalisme sauvage et le communisme sauvage n'a pas l'air d'être évident, soit dit en passant.

 

En ce qui concerne les femmes, ne pas tomber dans la délation, mais savoir dire sa colère contre les hommes irrespectueux pratiquant l'abus de pouvoir est un exercice difficile. Des femmes libres, qui ne vont pas vouloir imiter les hommes pour autant, ce sera chouette à mon sens. 

 

 

 

 

14:33 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2020

Lecture terminée

Lecture terminée du livre intitulé Abandonnée, de Christelle Colpeart-Soufflet. Il y a des lieux enchantés dont un que je connais, où la théière électrique chante et exhale ses parfums d'herbe, invitant au recueillement et invitant les anges paisibles à respirer dans une douce quiétude. 

 

 

Et il existe des lieux qui sont moins paisibles, réceptacles de souffrances gravées en palimpsestes dans les murs et s'étendant aux alentours de la propriété comme c'est le cas pour la maison du Fort Lapin, une maison qui hante l'esprit d'une personne si fort que cela tourne à l'obsession chez elle, sauf que, ce qui ressemble à une malédiction peut tourner en bénédiction. Cette maison a choisi de hanter qui aura le courage de lui rendre vie, de la libérer des démons, en apaisant ces entités, qui du même coup ne seront plus démoniaques.

 

Le deal est réussi : il y a apaisement des âmes. Faust, la medium héroïne de l'histoire, à priori n'est pas une sainte, car elle détourne carrément un mari pour l'attirer à elle, sans penser à mal ; elle se donne le droit de vivre quelque chose d'intense avec lui, mais cela tourne à l'amour profond, imprévu, des deux côtés, qui aboutit sur une douleur pour l'épouse puisque son mari la quitte alors qu'elle n'y est pas prête.

Outre cela, histoire banale somme toute, il y a autre chose, de bien plus intéressant chez Faust : c'est son courage pour affronter ses peurs, vivre ses angoisses, intuiter derrière les apparences d'hostilité incurable, une volonté d'un des esprits de lui raconter son histoire afin qu'elle comprenne enfin l'urgence pour eux, les fantômes, d'être libérés. En cela c'est un livre initiatique aussi fort de café que Tolkien, par exemple.

J'ai donc passé outre l'histoire d'amour banale mais qui ne l'est en rien pour ceux qui la vivent, j'en conviens et j'ai suivi l'héroïne en ce qu'elle a de vraiment héroïque, qui m'a fait du bien. Car le courage des autres fait beaucoup de bien à ceux qui le perçoivent et l'admirent.

13:39 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2020

Lecture du jour

J'en suis à la page 89 du livre s'intitulant Abandonnée de Christelle Colpeart-Soufflet. Histoire d'une maison hantée, Le Fort Lapin, dans une petite ville ou un gros village près de Bergues. C'est une fiction, mais bon. Il y a du vécu. On le sent.

 

Ce que dit l'auteure m'a fait me demander si je pouvais attribuer le changement de personnalité qui s'est peu à peu opéré chez des personnes de ma connaissance après qu'elles ont emménagé dans une maison, flanquée d'un calvaire mesurant bien trois mètres de hauteur, qui devint leur propriété. Ces personnes se sont peu à peu glacées, une perdition édifiante en chaleur humaine. Une empathie virant au nul à l'égard de leurs propres enfants.

 

Je me suis demandé si je n'allais pas inviter Christelle, qui je pense est medium, à visiter cette maison, encore habitée par les personnes en question, "très froides"  avec leurs proches (familiaux), et néanmoins très sociables du moins en apparence, avec les gens du village auxquelles "elles appartiennent".

 

J'ai prié avant le coup de fil pour contacter l'habitante de la maison, voir si je pouvais lui proposer la visite de Christelle (je crois qu'elle aurait accepté de venir), mais l'habitante en question, m'a parlé de son athéisme, de telle défunte du village, qu'elle cite souvent par ailleurs, qui disait "personne n'est revenue après être mort pour dire ce qu'il en est".

 

Donc fermeture. Mon ange gardien me conseille de ne pas insister.

 

L'inhumanité  graduelle que j'ai sentie s'installer chez ces personnes, je l'attribue à cette maison.

C'est ainsi. C'est pourquoi d'ailleurs pour ma part, je ne m'attache à aucune maison. Je suis nomade dans l'âme. Et bien que chrétienne, je ne regarde pas les calvaires. Jésus est au Ciel. Pourquoi édifier des calvaires ?

 

Je reprends la lecture passionnante du livre écrit par Christelle Colpaert-Soufflet. Les hyper rationalistes, s'abstenir, sinon pour les autres, procurez-vous le livre et  laissez-vous guider par Christelle dans cette histoire d'une femme courageuse qui entre en contact avec  le fantôme d'une fillette.

 

 

16:33 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)