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12/08/2020

Hommes enfants et hommes enfants

Hier soir j'ai regardé les trois premiers épisodes de la série intitulée Innocente, que je trouve bien jouée par les acteurs au jeu travaillé par une certaine dose de réflexion. Où l'on voit un homme d'affaire qui a tout de l'adulte, mais qui manque en réalité de maturité étant donné qu'il engage un tueur pour éliminer qui le dérange. L'homme d'affaire est malin, rusé et stupide à la fois vu sa promptitude à faire tuer quelqu'un juste parce qu'il met le nez dans ses affaires, qui puent la convoitise hystérique.

 

Parallèlement à cela, je lis Mondo et autres histoires, de Le Clézio. Ici les enfants-Dieu, sont des entités intemporelles au-delà du temps. Elles interpellent parfois, et même souvent, si on tend bien l'oreille. Et alors, on grandit avec eux quand on réalise combien ils nous manquent, combien nous voudrions les rejoindre, parce qu'ils viennent jusqu'à nous pour que nous éprouvions ce manque et ayons l'envie de nous élever.   

11:03 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

11/08/2020

J'ai aimé la journée à Cayeux ♣♣♣ Écouté ce matin : au sujet d'un peintre du nord

J'ai aimé la journée passée à Cayeux, même si durant des heures j'ai dû tourner le dos à la mer, au soleil et faire face au passage incessant des promeneurs. À leur façon ils étaient agréables car très indolents à cause de la chaleur et donc pacifiques. Il y a eu une ondée lorsque nous sommes arrivés, une sorte de baptême, et ensuite une fraîcheur de l'air. Peu à peu la canicule s'est réinstallée et j'y suis restée lovée durant des heures. J'ai anticipé un besoin d'uriner et me suis éclipsée une demi-heure de l'esplanade. Je suis allée dans un café. Tout le monde s'était mis à la terrasse bien que le soleil se soit remis à taper fort. Je suis allée à l'intérieur, où régnait une pénombre bienfaisante et au bout de dix minutes (car je suis arrivée au moment où le garçon était en pause)... j'ai bu un thé noir non pas glacé, mais servi fumant et bien infusé. J'y ai mis deux mini sucre. C'était un breuvage divin. Désaltérant, et qui diffusait dans ma gorge un parfum et un apaisement certains. Je suis ensuite retournée sur l'esplanade, où Patrick grillait doucement au soleil d'où son nouveau surnom : grillon. C'était une bonne journée d'empathie avec les indolents.

 

♣♣♣

 

 

Dommage ce grand carré noir, tout au long, j'aurais aimé qu'il soit remplacé par une peinture de Gromaire. J'en suis arrivée à la chanson de Catherine Sauvage avec sa chanson, Tu n'en reviendras pas :

 

 

 

05:25 Publié dans Musique, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

10/08/2020

Le ressenti des autres

Voilà un ressenti de la lecture de Moloy par un lecteur ou une lectrice un peu abasourdi(e) par Molloy, de Beckett mais que j'ai trouvé intéressant (le lecteur ou la lectrice, j'entends). Ici :

 

https://www.babelio.com/livres/Beckett-Molloy/2195

 

"Le retour" vers la mère. Dans ma première et seule lecture jusqu'ici, qui remonte à une vingtaine d'années, j'avais vu surtout le côté anarchiste de Molloy, dans le sens du refus de toute autorité en raison d'une défiance aigue de l'autorité. J'avais donc vu le côté politique du texte doté néanmoins d'une poésie qui témoigne d'un esprit fort. J'aime la foi de Bernanos, la pureté de Mondo de Le Clézio et j'ai aussi aimé Molloy sans doute parce que pour moi, Molloy était animé d'une colère plus dirigée à l'encontre de la politique de puissants politiques, contradicteurs ne "laissant pas vivre" ceux qu'ils n'agréent pas. J'ai vu chez Molloy une colère que je pourrais comparer aujourd'hui à celle des Poilus de Philippe Claudel dans Les âmes grises ; beaucoup de personnages de Claudel, qui n'ont d'ailleurs pas directement fait la guerre, eux aussi très avilis, ont des comportements assez fous. Le mal vivre infligé débouche sur une folie existentielle en quelque sorte. Vingt ans après avoir lu Molloy, j'ai surtout le souvenir que cette lecture de l'époque m'a laissé et, de toute façon  tout autre interprétation m'intéresse.   Le lecteur de Babelio a vu le côté irlandais de Beckett, à l'époque j'avais surtout ressenti sa judaïté blessée. Le fait que l'on n'avait pas laissé libres de leur foi certaines personnes, ou libres de leur appartenance, prioritaire ou non à un peuple, une appartenance selon ce qui aurait dû rester leur choix. Une folie qui "prend sens" fait moins peur. La folie qui apparemment n'a aucun sens, en aurait un, bien caché, chez Molloy.

  Hitler et ses sbires n'ont pas engendré chez Beckett la confiance dans les autorités, c'est le moins que l'on puisse dire.  

05:45 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)