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05/03/2021

Arrête ton char : le nom du site

Hier sur la Trois c'était l'iliade et l'Odyssée, plutôt l'Odyssée, version astronautes.

 

Pénélope n'était pas la femme d'Ulysse dans cette histoire, mais son enfant. Une Télémaque surdouée en mathématiques qui grâce à ce don va retrouver son père, lui-même en chemin pour la retrouver. Car pour les retrouvailles chacun a dû faire son "bout de chemin". Quel chemin ! au risque de se faire engloutir par des trous noirs, lesquels réservent des surprises. Personne ne sait ce qui se trouve derrière la ligne d'horizon (quand il y en a une), quand ce ne sont pas les ténèbres absolus. Misère et grandeur de l'homme.

Une autre femme dans l'histoire : la jolie collègue de l'astronaute veuf. Une seconde Pénélope, jolie en diable en effet et elle aussi mathématicienne, autant dire que vu mon âge et mon niveau en math, je n'ai rien à espérer du côté de ces nouveaux Ulysse ☺!

 

Haletant ce film de la trois, vu hier soir (je prendrai connaissance du titre de celui-ci plus tard). Au niveau du temps il y avait des complications. Il s'écoule beaucoup plus longtemps sur une planète se trouvant en dehors du système solaire. Cela doit tenir aux révolutions des autres planètes autour de leur(s) solei(s) ; révolutions plus lentes ou plus rapides, espaces-temps différents.

Les créateurs de robots ont laissés ceux-ci en forme de cube afin je suppose que l'homme soit moins tenté de vouer une affection sans borne à son robot ou à ses robots.  Malgré leur forme de cageots d'aucuns s'y attachent tout de même et cela tient je pense à la voix agréable des cubes.

 

Par contre pas de métamorphoses comme on en trouve dans l'Odyssée car zéro rencontre d'Ulysse et ses amis avec d'autres entités : sirènes, nymphes, cyclopes et autres êtres extraordinaires à l'origine de phénomènes non moins extraordinaires. Une séduisante protégée des Dieux ou déesse elle-même, si mes souvenirs sont bons, ayant  été capable de transformer les explorateurs en cochons.

 

On espère chez les personnages astronautes de ce film l'existence d'autres entités cependant. Ils pensent qu'"On" ou plutôt "Ils", en tous cas de sublimes entités inconnues supérieures et bienveillantes, ont mis en place pour les hommes un chemin de sortie, alors que la Terre est devenue inhabitable.

 

Cure de jouvence en d'autres galaxies. Ulysse reste jeune et va retrouver sa fille en vieille dame, sur son lit d'hôpital, encore consciente, entourée de sa nombreuse descendance (là, c'est plutôt biblique tendance Ancien Testament, car on sous-entend une bénédiction avec la nombreuse descendance). Le père donc est jeune encore, ayant passé du temps en des contrées où le temps s'écoule tellement plus lentement, son organisme a suivi le rythme plus lent des planètes. C'est une ode involontaire à la lenteur, pour rester jeune, et changer de paradigme dans l'envolée, comme qui dirait.

 

Mais va-t-on pouvoir évacuer tout le monde vers ces galaxies autres ? Le film a éludé la question.

 

Je cogite un peu sur le sujet et imagine une population laissée pour compte car évaluée comme pas assez ceci ou cela. Cette population, la terre étant devenue irrespirable à cause de vents charriant des nuages de poussières toxiques, se réfugiant durant quelques générations dans des sous-terrains. Créant un univers souterrain. Et puis un jour Jésus s'amène et remonte tous ces gens à la surface. La Terre est devenue un paradis.

 

Belle journée à vous. 

 

https://www.arretetonchar.fr/resume-de-liliade-et-de-lody...

 

 

25/02/2021

Corporate

Nous avons regardé ce soir un film sur la Trois belge, Corporate. Mon mari avait envie de voir une inspectrice du travail tenter d'élucider le suicide d'un cadre ; c'est en effet le thème du film, inspiré par les suicides de France Télécom. On n'est plus dans le chantage affectif dont il était question dans le post précédent, dans la menace de suicide, ou encore le suicide pour cause de dépression ayant ses racines dans l'histoire d'une personne. Le suicide ici  a lieu dans un contexte de travail et de violences managériales. Des personnes ayant accepté de participer au système qui pousse un cadre devenu indésirable à la démission ont leur part de responsabilité.  Il y a harcèlement moral et donc homicide que l'on pourra qualifier d'involontaire.  Harcèlement qui ne veut pas dire son nom, et que le déni des malfaiteurs tend à interpréter comme la recherche d'un libre choix de la part de celui ou celle dont on veut en réalité se débarrasser. L'indésirable, poussé.e à la démission, si elle ou il résiste, finit par être épuisé.e psychiquement sous l'effet de ce harcèlement. Le DRH, dans ce film, se défausse sur sa subordonnée, celle qui avait accepté de le suivre dans le système qu'il avait mis en place. La  Lâcheté est de mise, de la part du DRH et de toute l'équipe, qui fait porter le chapeau à "la seule responsable" du suicide du cadre. En décidant de s'allier avec l'inspectrice du travail, celle-ci, tout de même en partie responsable du suicide, devenue tête de turc, va prendre des risques calculés mais indéniables en s'alliant avec l'inspectrice du travail. Elle risque de se griller certes, mais en se défendant elle fait aussi le choix de se mettre du côté d'une certaine morale de la repentance, et de quitter une fois pour toutes la jungle du monde des affaires.   

 

On parle du film ici :

 

https://www.programme-tv.net/news/cinema/240052-corporate-arte-comment-le-scandale-des-suicides-chez-france-telecom-a-inspire-le-film/  

23:40 Publié dans cinéma, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2021

Gloria Mundi

Nous venons de regarder  en DVD, Gloria Mundi, film de Robert Guédiguian. Ce film interroge au passage le fonctionnement bien rôdé d'un syndicaliste entraînant dans une grève des ouvriers et ouvrières qui ne peuvent pas se permettre de la faire, pour une question de survie.

 

Ce film interroge aussi à propos de l'humanité émouvante du repris de justice, joué par un acteur également infirmier, Gérard Meylan ; le personnage qu'il incarne a fait 20 ans de prison pour avoir défendu la vie d'un ami, lequel serait mort si Daniel (joué par Gérard Meylan) n'avait pas pris les devants.... pas simple de juger, encore moins de condamner en certains cas.

 

Le film interroge également sur l'amour, les différentes sortes d'amour, le passionnel et le pacifié, serein, face à son contraire, la passion dévorante, nécessiteuse.

 

Dans ce film une jeune maman vient d'avoir un bébé, Gloria, et voilà que le père de Gloria, victime d'une agression qui lui mutile durablement un bras, perd son travail. La sœur de la maman du bébé forme avec son mari un couple de gagnants, des winners, qui incarnent la réussite sociale... tandis que les parents de bébé Gloria galèrent méchamment. On se traite de minables dans cette génération qui affronte la guerre économique, "le plus fort gagne" et les dits minables se font littéralement baiser, telle est du moins la loi du beau-frère.

 

En ce qui concerne ceux de la génération plus ancienne, encore très engagés dans le combat social, on fait de la place à la poésie, on ne craint pas d'être spirituel. Une compréhension mutuelle s'installe dans le trio composé du repris de justice, de son ex femme et du second mari de celle-ci. Rien de sordide entre eux. Ils sont sublimes, et c'est ce trio qui donne au film sa lumière.

 

Un film inoubliable.   

23:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)