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22/01/2018

Never let me go ♣♣♣ To have a cat nap ♣♣♣ Vu sur le site En toutes lettres

 Never let me go, film regardé ce soir, je l'ai d'abord regardé pour ma part sous son angle sociétal. Une relation triangulaire entre trois individus élevés à la marge, on va leur révéler un jour leur condition : une vie courte parce qu'ils sont de par leur statut de clone voués à se sacrifier pour ceux qui comptent vraiment au regard de la société où ils vivent : les modèles dont ils sont issus. Il y a une peur existentielle chez l'une des deux filles qui va de ce fait s'accaparer du garçon, sachant que lui préfère son amie. Manque de caractère du garçon ? En tout cas il ne l'aide pas à s'orienter autrement et va finir enfin par se séparer d'elle quand il sera un peu tard pour que "la voleuse" retombe sur ses pattes. Plus tard encore et grâce à son ex qui veut se faire pardonner il va retrouver celle qui  lui convient. Histoire assez banale. Ce qui m'a interpelée  d'abord est plus la question des soins prodigués aux uns au prix du sacrifice d'autres personnes, non reconnues comme des personnes, des individus en soi. Le clonage peut-il créer des sous-citoyens ? Est-il besoin de ce phénomène de clonage pour avoir des "sous-citoyens" voués à être sacrifiés ?  Pour revenir à la relation triangulaire,  la perdante va devoir assumer sa solitude, la gagnante, c'est-à-dire celle que le garçon avoue aimer vraiment se désintéresse à la fin du sort de son amie. On voit une scène où des médecins dépouillent cette dernière d'un organe vital, c'est son troisième don et forcément le dernier. Ils laissent-là une personne comme une "pauvre chose" avant d'aller sauver une vie qui compte à leurs yeux. Deux de ce trio vont mourir en se sentant réunis par leur histoire d'amour vrai, mais une va devoir assumer ce destin qu'elle redoutait : l'abandon de tous. Moui voilà qui donne envie de prier car il n'est pas possible d'imaginer quelqu'un abandonné de tous. Il se trouve que j'ai lu sur le site Hosanna que Angelo Paoli était en quelque sorte le patron des soignants et des thérapeutes, il se fête le 20 janvier...

 

Extrait à son sujet de ce qui est dit de lui sur le site Hosanna :

 

"Bienheureux Angelo Paoli (1642  1720)

 

Né en 1642 dans une famille nombreuse, il entre au couvent de Sienne, il est ordonné prêtre en 1667, il essaye d'atténuer la souffrance physique et spirituelle de tous ceux qu'il rencontre. Il se distingue par son amour envers les pauvres et son intense et profonde vie de prière... Il se dévoue auprès des malades spécialement à l'hôpital et aux hospices pour les convalescents."

 

Réconfort aussi avec ce texte trouvé sur Jubilate :

 

Pierre Teilhard de Chardin 

 

Entre ceux qui s’aiment de charité, Dieu apparaît. Il naît en quelque sorte, comme un lien substantiel de leur affection. Le Christ s’épuise tout entier de son regard. 

De la même perception et de la même présence, Il pénètre ceux qui m’entourent et que j’aime. Grâce à Lui, je rejoins les autres par le dedans d’eux-mêmes, je puis agir sur eux par toutes les ressources de ma vie. 

Le Christ nous relie et nous manifeste les uns aux autres.

Ce que ma bouche ne peut faire comprendre à mon frère et à ma soeur, Il le leur dira mieux que moi. Ce que mon coeur désire pour eux, d’une ardeur inquiète et impuissante, Il le leur accordera, si cela est bon. Ce que les hommes n’écoutent pas de ma voix trop faible, j’ai la ressource de le confier au Christ, qui le répétera quelque jour à leur coeur.

S’il en est ainsi, je puis bien mourir avec mon idéal, être enseveli avec la vision que je voulais faire partager aux autres. Le Christ recueille, pour la vie à venir, les ambitions étouffées, les lumières incomplètes, les efforts inachevés ou maladroits, mais sincères. Nunc dimittis. En Jésus, les âmes ont chaud, parce qu’elles communient entre elles.

Pierre Teilhard de Chardin, Hymne de l’univers (coll. Points Sagesses/Seuil, 1993)

image: Icône du Christ, XVIIe siècle / Athènes, Grèce (mrsmeadowsweet.wordpress.com)

 

 

                                          ♣♣♣

 

 

Il y a deux jours j'ai fait une courte sieste ; je devais avoir rêvé,  en me réveillant j'avais en tête l'air de la chanson que je mets ici en ligne. J'étais agacée de ne pas me souvenir où je l'avais entendue. Plus aucun souvenir des paroles. J'y ai pensé de temps à autre durant ces deux jours, la fredonnant par moments car elle revenait toute seule et le côté machinal de la chose est un peu comme le hockey sans vraiment tout à fait être comme ça parce que c'était quand même agréable comme mélodie. Michèle Torr pouvait chanter ce genre de Mélodie, puis m'est venu à l'esprit Mireille Mathieu... j'ai alors cru me souvenir que dans les paroles il y avait..."tu as gagné", j'ai donc  cherché sur le Net le répertoire de chansons de Mireille et quand j'ai vu le titre "Bravo, tu as gagné", j'étais contente : ouf ! j'avais retrouvé la chanson !  La voici :

 

 

 

                                      ♣♣♣

 

Ils sont forts ces anglais avec une série dont nous parlent deux jeunes français, très forts aussi. Il s'agit dans cette série de la remise en question de la technologie à gogo. C'est ici, vu sur le blog  En toutes lettres  :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15/12/2017

"J'ai déjà fait négociateur dans un Julie Lescaut" ♣♣♣ Le poème d'Anne Perrier

 

Un polar on peut dire, où la lourdeur du drame est désamorcée par la drôlerie, le film s'appelle Je fais le mort. Un homme qui a le métier d'acteur de cinéma est obligé de cachetonner pour survivre (financièrement parlant). On dit de lui que c'est "un chieur", ou pire un "chiant" et même "une tête de con",  de là sa déconfiture sur un plan professionnel, les gens sur le plateau de tournage, metteurs en scène et autres comédiens sont saturés par sa personnalité un tantinet pénible. Il est aussi  mythomane sur les bords quand il rencontre une femme à qui il veut plaire ; celle-ci,  ce sera à l'occasion d'un petit boulot, où il va jouer le personnage du mort dans des reconstitutions de vrais crimes ; elle est juge d'instruction et elle aussi a sa part de rigidité question caractère et heureusement de drôlerie. Sa drôlerie bienheureuse va stimuler celle du protagoniste infortuné et sûrement le tirer de la mouise.  Quand le film devient un polar à énigme corsée  cette drôlerie reste au rendez-vous. Elle fait mouche car elle vient de l'humanité des personnages... et de ce fait, ne dessèche ni le gosier ni le cœur,  empêchant du même coup l'installation d'un climat macabre qui ne demanderait pourtant qu'à s'imposer, n'était cet humour involontaire des personnages. Dans ce polar, l'acteur en faisant son boulot de participant, en tant que mort à venir, lors de la reconstitution,  vit parfois la réalité à travers les rôles qu'il a déjà joués au cinéma, rappelant de temps à autre qu'il a eu un oscar jadis. Dans une situation ultra périlleuse, il va prendre la situation en main, arguant "qu'il a déjà fait négociateur dans un Julie Lescaut".

Vivre la vie réelle, à l'occasion,  par le biais de divers personnages de roman ou de film,  ne le rend pas moins intelligent... comme quoi le théâtre peut aider permettant la prise de distance. J'ai aimé ce film,  regardé hier après-midi. C'est un film qui date de 2013. 

 

♣♣♣

 

Ici un poème d'Anne Perrier trouvé sur le blog Littérature de partout :

 

Qui tombe des pommiers

O papillons de l’enfance

Ne touchez pas à l’ombre des pétales

Leur seule transparence

Me sépare de l’ineffable

Clarté

Ne me conduisez pas

Vers les fleuves d’été

Que faire de tout l’éclat

De juillet

Quand c’est la douce la

Douce éternité

Qui traverse le jour

Quand c’est l’amour

Pommiers pommiers et roses

O simples cerisiers

Quand c’est l’amour qui pose

À la ronde son pied

 

Anne Perrier, Poésie 1960-1986, préface

de Philippe Jaccottet, L’Âge d’Homme,

1988, p. 84.

 

http://litteraturedepartout.hautetfort.com/

12/12/2017

Films vus ♣♣♣ le poème du jour ♣♣♣ Le souffle

 

Hier j'ai regardé le film Philomena. Où l'on raconte l'histoire d'une femme irlandaise qui a eu un enfant "illicitement". Elle a rencontré lors d'une fête foraine, alors qu'elle jouait avec son reflet dans les glaces déformantes, un homme, au cou de girafe dans le miroir, elle se retourne et le voit réellement, plus du tout "contrefait"  comme disaient les aristocrates d'antan, ou difforme. Coup de foudre qui ne dura que le temps d'une nuit amoureuse, mais la jeune fille garde un souvenir ébloui de cette rencontre poétique, elle eut l'impression dit-elle de planer durant les ébats,   dans un ciel qu'on imagine aussi pur qu'elle a d'innocence ; pas du tout amère de ce fait, elle se sent d'autant moins abandonnée qu'elle attend un enfant de lui. À l'époque, cette conduite était sévèrement jugée et punie. Les femmes qui évoluaient dans un milieu catholique pauvre étaient abandonnées par leur famille, confiées à des religieuses que l'on nous montre pour la plupart acariâtres et frustrées, se vengeant sur ces belles d'un jour qui osèrent goûter au fruit défendu (NP : ce n'est pas l'image que j'ai eue pour ma part des religieuses mais oublions notre ego, il y a eu d'autres expériences que les miennes, douloureuses celles-là, qui posent aussi le problème chez les religieuses de leur condition : à savoir, si elles ont ou pas choisi la vie monastique). Philomena va garder sa foi catholique, et pardonner aux religieuses qui lui ont pris son enfant. Le film à la fin témoigne qu'il ne s'agit pas d'une fiction et que nombre de  vieilles dames irlandaises sont encore à la recherches de leur enfant,  enfants âgés aujourd'hui d'une cinquantaine d'années. 

 

Dans ce film il s'agissait donc des errances dans le monde catholique, et dans celui que j'ai vu hier, intitulé Le centenaire, des errances dans le monde scientifique, où des scientifiques sous le prétexte des bonnes intentions qui les animeraient, stérilisent des hommes et des femmes après qu'ils ont commis des actes de délinquance relativement mineurs pour certains (mais pas toujours), actes de délinquance qui ne sont pas à l'échelle de ceux que commettent certains dirigeants tels Hitler et Franco ou encore Staline pour ne citer qu'eux, qui sont considérés comme sains d'esprit quant à eux, d'où que le film  Le centenaire prend le parti du rire. Il vaut mieux devenir lunaire quand la réalité est trop dure, comme les personnages du film qui  passent du coup comme par magie entre les gouttes.  Un cinéma miroir de la société,  montrant ses errances est un cinéma courageux. Mais Le centenaire sur le mode tragi-comique peut ne pas être bien digéré sur le coup.  Rire de tout étant impossible pour moi par exemple.

 

                                                  ♣♣♣

 

Oui je l'avoue, c'est sans son "aimable autorisation" que je mets ici ce poème que je viens de lire sur son blog.  Faute avouée est à moitié pardonnée (car on  pardonne à moitié, on est sur le chemin du pardon autrement dit) . Le poème de Loup Francart :

 

Bouteilles vertes échappées de l’oubli
Qui dorent leurs liquides au soleil de l’oubli
Bienfaisantes, chaudes, dépouillées
Vous êtes ce que nous sommes au regard
La consistance et la racine de la gaité
Vides, ignorées, vous sombrez dans l’oubli
De nos corps gorgés et repus

 

♣♣♣

 

Le souffle du vent a mis une séance de plus, ici. Merci à lui.

 

https://www.youtube.com/watch?v=rnlg0IQBkk8