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01/08/2014

Quinze jours ailleurs : le film vu ce soir

un film de Didier Bivel. Qui remet en question les priorités sociales des contemporains, pointe du doigt le contact humain mis à mal dans la société d'aujourd'hui et où l'on voit un personnage de femme, Hélène,  dérivant mentalement, jouée par Judith Chemla. Dans d'autres sociétés comment soignerait-on son mal ? Par exemple chez les Indiens, du temps où ils pouvaient vivre selon leurs valeurs, leur culture. À un moment donné, un petit chien qu'elle nomme Médoc arrive à point nommé pour une relation de confiance, chaleureuse. Se pose la question de la famille d'Hélène, qui donne des signes de non amour  à l'égard de celle-ci. Où l'on voit dans cette histoire qu'Hélène est un temps "couvée" à en étouffer dans un service psychiatrique coupé des réalités sociales qui concernent leur patiente, et auxquelles elle sera à coup sûr âprement confrontée après avoir été relâchée sans travail dehors, autrement dit sans moyen pour se défendre,  d'autant moins qu'elle n'a plus de famille si tant est qu'elle en ait jamais eu une, cela on ne le sait pas. Un film qui pose question, plus subtilement que Vol au-dessus d'un nid de coucou. Et très bien interprété : belles actrices non narcisso (ce qui libère l'espace de réflexion, me concernant en tout cas) et Didier Bourdon en grand acteur. En fait tout le monde a bien joué son rôle dans ce film.

22:07 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21/04/2012

Le dix-septième parallèle

Un film de Joris Ivens et de Marceline Loridan-Ivens. Je vous donne deux liens dont l'un "Autour du 1er mai", en français. Synopsis en anglais, afin de rôder un peu la langue :

"Synopsis
The Vietnamese village of VinLinh is located a few miles from the coast, in what was called the demilitarized zone. In 1967 the place is under attack from three sides: the land artillery from the south, the naval guns from the east, and the bombs from above. The cliché-information on the TV-news does not give any information on how people live under these circumstances: Vietnam is translated into images of death and destruction. 
In this film, Joris Ivens (cooperating with Marceline Loridan for the first time) shows how people manage to survive. Working under a constant alert, he reveals a society that functions according to a newly developed normalcy. Day and night the war is taken into account. In underground schools, children learn just enough English ("Hands up!"; "Drop your gun!") to efficiently deal with the arrest of pilots who have been shot down. When for a moment bombs are not dropped the people plant rice, close the craters or, if they are large enough, put fish in them. 

Ivens shows the fact that for the community of VinLinh 'the enemy' is almost an abstract notion, that becomes concrete only occasionally. Because both parties do not meet in the film, Ivens avoids every form of conventional heroism."

Les liens :http://www.autourdu1ermai.fr/fiches/film/fiche-film-205.html 

http://www.idfa.nl/industry/tags/project.aspx?id=2045f749-ffba-4936-a514-435a9499e38d 




 

 

23/09/2011

Yolande Moreau dans Séraphine

Séraphine, génie de la peinture, indirectement victime de guerre puisque morte de faim dans un hôpital psychiatrique sous l'Occupation allemande. D'après le film,  l'hypothèse selon laquelle les revirements de fortune, concernant son oeuvre, sont les principaux avatars déclencheurs de sa folie, semble à retenir. De la condition de femme de ménage coutumière de la rudesse des maîtres à son égard, Séraphine passe à un statut nettement plus valorisant, grâce au retour du protecteur qui reconnaît pleinement son génie ; avant-goûts donc de la célébrité et bientôt une certaine gloire parmi son entourage. Mais, vite habituée à plus d' aisance elle tombe soudain de haut quand son mécène n'est plus en mesure de lui acheter ses œuvres. Une fragilité nouvelle qui l'expose plus qu'elle ne l'était auparavant à la moquerie, après une éclipse où elle s'en était justement crue hors de portée  ? Un sentiment insurmontable d'abandon faute d'admettre la raison du revers de fortune de son protecteur ? De peintre spirituelle et visionnaire, Séraphine plonge brusquement dans la nuit. Son univers intérieur anéanti, elle ne peint plus. Yolande Moreau, en bonne ambassadrice de Séraphine de Senlis (dans l'Oise), laisse savamment affleurer les émotions quand elle ne les suggère pas, elle dresse à mes yeux, une sorte de Maria Callas lorsqu'elle perd la voix, de Chloé dans le roman de Boris Vian lorsqu'à l'hôpital psychiatrique, elle se sent  vouée aux gémonies.

10:30 Publié dans cinéma, Note | Lien permanent | Commentaires (0)