13.05.2008

Poezibao

« La littérature et en particulier la poésie, la musique classique, la photographie, la peinture, voici sans doute ce qui a le pouvoir de me faire bouger, en permanence, opposant pied à pied ma curiosité et mes émerveillements à la dépression latente, au découragement, à ce que Jean-Marie Barnaud nomme « l’obscénité économique » et « l’environnement quasi totalitaire et répressif de la communication ». Pour moi ce sont les seuls antidotes imaginables. » ICI

28.04.2008

Poésie

« Le Meilleur » de Barouyr Sévag

Ce qu’on appelle le meilleur sourire, naturellement,

C’est avec les yeux fermés.

Mais les meilleures rêveries,

Sont avec les yeux ouverts.

Le meilleur chant,

C’est celui qu’on entend de loin, la fenêtre ouverte.

La meilleure parole,

C’est la silencieuse, du profond silence.

La meilleure nation, c’est, semble-t-il,

Celle qui n’a pas de souverain géant.

La meilleure foi est celle qui jamais

Ne devient religion.

Le meilleur masque est, sans nul doute,

Celui appelé visage.

Le meilleur rôle

Est celui joué par le mauvais.

Le meilleur amour,

le demi abandonné.

La meilleure torture et souffrance

C’est la rose (dans les chansons).

Le meilleur singe du monde (debout)

C’est l’homme, semble-t-il.

 

Et le meilleur homme (il ne semble pas)

Pardon... C’est moi...

Barouyr Sévag

Traduction Louise Kiffer

14.04.2008

On ne peut pas faire semblant de rien

Dixit Daniel Lavoie

« Pour Daniel Lavoie, la poésie est la réponse à tout, surtout à la bêtise humaine. « La cupidité humaine nous emmène dans un monde où l’on ne peut pas faire semblant de rien. Mais moi, j’ai choisi un chemin volontairement optimiste. Je suis peut-être fou de le faire, mais c’est un choix. Je trouve mon réconfort dans la poésie. La poésie prend un recul dans tout ça, et cherche le beau même dans le laid », fait observer le chanteur. » ICI

06.04.2008

Poésie

"C’est pourquoi, je reste convaincu que c’est par la poésie, que la possibilité d’abattre le gel de l’esprit, pourra s’engager avec fermeté sur le terrain du non-retour vers la liberté ; non par la mise en oeuvre scrupuleuse d’une technique militante, à l’issue prédictible. Rompre définitivement avec les programmes de libération ; cesser de se référencer à des recettes de cuisine. La vie n’est pas une recette de cuisine. La conquête de la liberté n’est pas une science exacte. Elle est l’expression sensible des désirs. Le projet poétique de la vie n’est pas un programme dont il manque le moyen pour l’appliquer, mais l’éruption de l’imagination.

Aujourd’hui, il nous manque d’aimer la vie. Nous passons notre temps à la rapetisser."

C’est ici

Témoignage d‘un détenu, sur le même site Torpédo, c’est ici

20.03.2008

Poésie

« La 10e édition du Printemps des Poètes s’ouvre sur le thème Eloge de l’autre et vous convie à un voyage au pays du haïku.» Ici

Site  Haïkus et autres textes Ici

17.03.2008

Freud

- Petite tante, parle-moi ! J’ai peur parce qu’il fait si noir !

- À quoi bon ? Tu ne peux me voir.

- Cela ne fait rien, si quelqu’un parle, il fait clair.(Freud 4)

13.03.2008

Valéry

« ... Après quoi, ajoute-t-il en manière de boutade, ayant consacré ces heures à la vie de l'esprit, je me sens le droit d'être bête le reste de la journée.

La poésie est-elle exclue pour autant de sa vie ? Non, car justement, selon Valéry, tout poème n'ayant pas la précision exacte de la prose ne vaut rien. Tout au plus a-t-il vis-à-vis d'elle la même distance que Malherbe affirmant sérieusement qu'un bon poète n'est pas plus utile à son pays qu'un bon joueur de boules »  Wikipédia

"Puisque les sens ne peuvent arrêter notre dispute, étant pleins eux-mêmes d'incertitude, il faut que ce soit la raison; aucune raison ne s'établira sans une autre raison : nous voilà à reculons jusques à l'infini." Montaigne

 

09.03.2008

Poésie

« Parfois, des mots que l'on utilise tous les jours passent à l'écriture, deviennent musique et prennent part à l'aventure poétique, là où rien n'est assuré d'avance, où le tremblement de la voix est aussi itinérance, tracé de chemin, sorti à l'air libre, de l'ombre, du silence. Les titres, déjà, sont éloquents à ce sujet : L'écrit du silence, de Kouméalo Anaté (2006) ; je m'en vais, d'Ozoua (2007) ; Au fil du Wouri de Jeanne-Louise Djanga (2007) ; Les Porteuses d'Afrique, d'Angèle Bassolé-Ouédraogo (2007). Dans ces textes, les mots naissent au jour poussés par l'impérieuse nécessité de dire la mémoire (individuelle et collective), de voir du paysage, de sentir la présence bienfaisante des éléments cosmiques, de clamer quelques valeurs : la relation à l'autre et non pas l'indifférence, l'amitié, l'amour. Les mots se souviennent des horreurs du jour quand ils ont fait le tour du monde, quand ils ont traversé le temps et qu'ils sont prêts à dire la beauté de ce qui reste imprenable par la bêtise humaine. » Le lien

24.02.2008

Khal Torabully

11ed898ce143b929189b1938256fb090.jpgKhal Torabully, poète

"« L’hippocampe a deux visages », c’est le dernier recueil de poésie de Khal Torabully, lancé le 20 février dernier. Il a voulu, à travers cet ouvrage, rendre hommage aux handicapés. L’homme et le poète qui est sémiologue de métier."

Le lien

Musique pour Khal Torabully 

22.02.2008

Poésie

Encore de quoi lire, passionnément  : Africultures, c’est ici

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