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24/11/2020

"Les fontaines de la vallée" chap.7 Histoire d'un ruisseau, d'Élisée Reclus ♣♣♣ Suite forêt amazonienne

"Différentes les unes des autres par les substances qu'elles apportent de leur voyage dans le monde souterrain les fontaines qui s'écoulent vers le ruisseau sont aussi de températures diverses. Il en est dont l'eau a précisément  la chaleur moyenne de l'atmosphère qui pèse sur la contrée ; d'autres sont plus froides, parce qu'elles descendent des neiges ou parce qu'une forte évaporation se produit dans les canaux intérieurs sous l'influence des courants d'air ; d'autres encore sont tièdes ou chaudes ; on en trouve à tous les degrés entre celui de la glace fondante et celui de la vapeur en explosion. Par sa température, la source nous donne ainsi un résumé de son histoire souterraine : il nous suffit d'y tremper le doigt et nous apprenons en même temps quel a été son voyage dans les gouffres cachés. Au bord d'une eau froide, nous regardons les monts neigeux et nous disons : "C'est de là-haut que descend la fontaine !" Mais que l'eau soit tiède, c'est, à n'en pas douter, parce qu'elle a d'abord trouvé son chemin de faille en faille jusqu'à une grande profondeur et qu'elle s'est réchauffée dans ces conduits ténébreux avant de remonter à la surface. Enfin, là où la température d'une source approche de celle de la vapeur chaude, nous savons par cela même que le ruisseau a coulé à deux ou trois kilomètres au-dessous du sol, car c'est à de pareilles profondeurs seulement que la température des roches est aussi élevée que celle de l'eau bouillante. Nous restons assis à notre aise sur le gazon au bord de la fontaine ; mais l'expérience si péniblement acquise par les mineurs dans leurs galeries profondes nous permet de suivre par la pensée l'itinéraire que le filet d'eau a suivi dans l'épaisseur des roches avant de jaillir au-dehors.

 

Plus encore que les eaux froides, celles qui sont tièdes ou thermales travaillent à dissoudre la pierre dans l'intérieur des roches, puis à la déposer sous une autre forme à leur issue."

 

page 59, 60 Histoire d'un ruisseau, Élysée Reclus.

 Histoire d'un ruisseau a été édité aux Éditions Plume de carotte.

 

♣♣♣

 

Suite des posts précédent, sur la déforestation massive en Amazonie.

 

"In 2017, Michel Temer, the next president, signed a law that streamlined the privatisation of occupied public lands, which spurred land grabs in the Amazon. During the deep recession of 2014-16 the environment ministry's budget was slashed. Between August 2017 and July 2018 Brazil lost 7,900 km2 of Amazon forest - nearly a billion trees - the highest rate of deforestation for a decade."

 

Extrait de l'article L'Amazonie est sur son lit de mort / Deathwatch for the Amazon de la revue Vocable d'octobre 2019.

 

Traduction de cet extrait : en 2017, MT, le président suivant, a signé une loi qui simplifia la privatisation de territoires publics occupés, favorisant la mainmise sur les terrains en Amazonie. Durant la grande récession de 2014-16 le budget du ministère de l'environnement a été considérablement réduit. Entre août 2017 et juillet 2018 le brésil a perdu 7,900 km2 de forêt amazonienne - presque un milliard d'arbres - le taux le plus élevé de déforestation en une décennie.

 

 

29/01/2020

La question posée hier ♣♣♣ La méditation avec les Carmes ♣♣♣ Ecologie

 La question d'hier "À qui appartient l'avenir ?", rapport à un décret des médias.

 

Ce n'est pas aux journalistes ou au système politique en place de décréter à qui ils veulent offrir l'avenir, n'est-ce pas ?

 

Déjà une réponse plus relaxante :

 

The future belongs to those who believe in the beauty of their dreams.

Eleanor Roosevelt

 

L'avenir, travaillons pour lui en pensant à nous, à eux et respirons !

 

♣♣♣

""Ils sont les hommes d'un moment", dit Jésus, à propos de ceux qui reçoivent la parole semée dans des endroits pierreux. Le grain y lève vite, parce que la terre, peu épaisse, profite de la moindre ondée ; mais, dès que le soleil chauffe un peu, le grain se dessèche, faute de racines profondes.

Ce que Jésus décrit là, avec des mots très simples et à travers ses paraboles, c'est bien notre vie de croyants, avec ses grandeurs et ses misères.

Nous sommes capables d'enthousiasme, et en nous la parole de Dieu trouve un écho ; nous la recevons avec joie, comme dit Jésus, et cette joie est sincère, car vraiment chaque parole de Dieu qui atteint notre cœur éveille en nous l'espérance d'un nouveau commencement, d'un sursaut de générosité, d'une germination enfin digne de Dieu.

Mais la graine de la parole de Dieu a tant de mal à prendre racine !

Elle essaie, elle essaie désespérément, et les débuts sont toujours prometteurs. Puis tout à coup, les racines encore fragiles rencontrent le roc, et la graine s'épuise en vain !

Qui aurait pensé qu'il y avait si peu de terre ? Vienne maintenant un coup de chaleur, et tout grille en une matinée. Nous sommes "les hommes d'un moment" : ensuite, lorsque surviennent une épreuve ou une persécution à cause de la parole, aussitôt nous achoppons. La graine était excellente : rien ne peut mieux ensemencer notre cœur que la parole de Jésus ; mais nous manquons de profondeur, et cette parole, qui voudrait germer en nous, rencontre tout de suite la couche plus dure de nos refus, de nos peurs, de nos tristesses.

Et tout cela était prévisible : pour que la graine résiste, il faut de la terre, et si nous voulons la fidélité, il nous faut de la profondeur. Or la terre profonde semble toujours, dans un premier temps, la plus stérile et la plus ingrate, ou du moins la plus lente à produire. La graine s'y enfouit, et longtemps on la croit perdue. En fait, on avait raison de lui faire confiance, car elle a germé dans le secret, elle a développé lentement tige et racines ; et quand le blé en herbe sort au grand jour, il est déjà fort et se moque du soleil.

Ce n'est pas facile d'être une terre profonde, car il faut attendre longtemps les fruits et s'habituer aux longues patiences de Dieu. Dans la rocaille, l'herbe vient vite, mais la moisson ne vient jamais.

Qui peut transformer notre roche ? Qui peut enraciner l'appel de Dieu jusqu'à l'intime de nos désirs, de nos projets, de nos joies ?

Seul l'Esprit Saint, l'Esprit du Père et du Fils, peut réaliser en nous cette œuvre de vie, l'Esprit qui nous est donné "pour que nous connaissions les dons que Dieu nous a faits".

 "Choisissez", dit en quelque sorte le Seigneur. La graine est bonne, toujours bonne ; ce n'est pas elle qu'il faudra accuser, car elle vient de Dieu.

"Choisissez", il est encore temps :

Quelle terre voulez-vous être ? Voulez-vous être les hommes d'un moment, ou les hommes de la durée ? Voulez-vous les succès rapides, ou les moissons fortes qui permettent d'autres semailles ? Voulons-nous paraître, ou nous cacher en Dieu ?"

Méditation lue sur Hozana ce matin.

 

♣♣♣

 

Extrait :

 

 [...] "Cependant, la question du rythme d’émission doit également être prise en compte. L’espèce humaine se distingue par la rapidité avec laquelle elle transforme le carbone du sous-sol en carbone atmosphérique, ce qui ne laisse pas le temps aux mécanismes naturels de régulation – tel le cycle carbonate-silicate, par lequel le carbone atmosphérique est précipité au fond des océans – de jouer leur rôle. En d’autres termes, laissée à elle-même, la nature ne parviendra pas à endiguer le réchauffement climatique.

 

Si l’histoire peut servir de guide, ce dernier entraînera une hausse conséquente du niveau des océans (cette hausse fut de 60 mètres à la fin du Permien). Sur la terre ferme, de nombreuses régions atteindront périodiquement des températures impropres à la vie, ce que Steven Sherwood et Matthew Huber appellent une limite d’adaptabilité au changement climatique due au stress de la chaleur (heat stress). Ceci entraînera la mort de nombreux animaux et, à moindre raison, des plantes qui y habitent (les plantes étant plus résistantes)."

 

https://laviedesidees.fr/Tous-les-soirs-du-monde.html

 

 

 

 

 

 

21/09/2019

La plaidoierie de l'homme politique pour défendre sa pomme

 

J'ai entendu tout à l'heure monsieur Mélanchon argumenter pour sa défense devant les micros qui lui étaient tendus.

 

Il s'est senti humilié, dit-il, que l'émission Le  Quotidien passe en boucle la scène où il s'est mis en colère. Si on passait en boucle les deux scènes où je me suis mise en colère ces quelques années passées...., l'une (il y a plus de dix ans), lors d'une réunion où des gens qui avaient fait miroiter qu'ils ne renverraient pas mon fils de leur structure, l'ont viré sans autre forme de procès. En effet, ils m'avaient fait venir une quinzaine de jours avant de prendre leur décision de renvoi ou non, il fallait que, durant une à deux heures, mon fils et moi partions par les chemins alentours de la structure et revenions comme nous étions partis, sans problème de turbulence de la part de mon fils. Tout se passait bien à chaque fois. Nous avions donc bon espoir : les gens du personnel faisant mine de nous dire "c'est dans la poche, il est admis".

 

Donc pour moi cette réunion n'était qu'une formalité. Lors de l'annonce du renvoi définitif de la structure, ils étaient environ une quinzaine de personnes entourant le directeur, l'air heureux, voire béat pour annoncer qu'ils l'envoyaient définitivement se faire voir ailleurs. Face à ce sadisme : j'ai éclaté de colère. Sans doute devais-je avoir les yeux exorbités comme monsieur Mélanchon lors de sa crise de nerfs, "bien que moi être de type nordique physiquement".

 

Deuxième colère (il y a environ deux ans) : quand durant plus d'une heure j'ai attendu dans la voiture mon ami, n'osant pas déplacer celle-ci de peur qu'il ne me retrouve pas, et zappe son repas du midi; J'ai laissé la carrosserie en plein cagnard... j'étais donc surchauffée et j'avais bu la demi-heure d'avant une coupe de champagne. L'orgueil avait fait que je ne voulais pas retourner dans ce salon pour lui dire de venir, car j'aurais donné l'image d'une femme non autonome. J'ai donc cuit dans mon jus durant une heure, et quand il est arrivé, j'ai explosé.

Là non plus je n'aimerais pas que cette scène passe en boucle sur les médias. Je ne suis pas fière de cela, d'autant qu'auparavant, j'avais inauguré une séance de yoga.

C'est l'avantage de la non célébrité de ne pas être filmée à son désavantage.

 

Mais pourquoi attribuer ce défaut aux méridionaux ?

 

Hitler qui explosait sans arrêt, (bouh !) se faisait fort d'être germanique. En plus, à l'époque, les gens étaient béats (à moins que tétanisés ?) face à ses crises de nerf.

 

Deuxième point faible de l'argumentation de Mélanchon. Encore une fois il s'en réfère aux méridionaux pour se défendre. Il dit "ma pauvre figure.... de méridional". Je crois du moins qu'il a dit cela. Mais il faudrait pour en être sûre à cent pour cent, le réécouter. J'en aurai l'occasion car ça tourne en boucle à la télé.

 

Au cas où, comme je le pense à 95 pour cent, il a bien parlé de sa pauvre figure, l'associant peu de temps après à son type méridional, je signale ici que les méridionaux aiment parfois leur physique très fort, au point pour certains de rejeter les physiques qui ne sont pas de ce type. J'ai une expérience plutôt négative de cela avec ma grand-mère au physique "à la Barbara". Elle s'adorait, sur le plan physique ma grand-mère. Et faisait les yeux doux à tous ceux qui avaient un physique ressemblant au sien. Moi, étant aux antipodes de ce physique (jusqu'à deux ans passés, j'ai été un bébé joufflu, sans un poil sur le caillou. On s'est même demandé si j'aurais un jour des cheveux...) eh bien ma grand-mère ne s'est jamais remise de la bouille de ce bébé-là ! À quatre ans, j'étais censée être gardée chez elle et en fait je vivais les affres de Poil de Carotte (mais avec encore, me concernant, très peu de cheveux sur le crâne). Elle me virait, gardait les autres enfants et j'attendais des heures la compassion de quelque passant, paysan, au bord de la route. Un jour je me suis lancée : je suis rentrée seule chez moi, pleurant etc. Et disant à ma mère biologique "marraine veut pas de moi." Du coup, cela a dû rappeler de mauvais souvenirs à ma mère biologique qui, à son tour, regardait d'un drôle d'œil "cette tronche de cake" que j'avais l'air d'être pour elle. Sa mère l'impressionnait, elle était désolée de ne pas lui avoir donné satisfaction en fabriquant le bébé bonze genre Bouda (d'où que j'ai aimé Bouda, tout de suite , au premier coup d'œil, mais cela est une autre histoire).

Ce sont les religieuses de mon école qui m'ont sauvée un temps du délit de faciès de ma famille biologique.

 

Alors non, Mélanchon. Il n'y a pas d'un côté, les méchants nordistes qui dévalorisent  le physique des méridionaux, et de l'autre les méridionaux qui du coup, se trouveraient une "pauvre figure".

 

En fait la colère rend moche tout le monde et tout le monde, s'il ne fait pas attention, est susceptible de se mettre en colère. La colère, de plus, est très mauvaise pour la santé.

 

Voilà pour les deux points faibles de l'argumentation de monsieur Mélanchon.

Je rassure mes lecteurs et lectrices : malgré cette expérience pénible pour une gamine de quelques mois (je suppose), jusque cinq à six ans (ou un peu moins), je n'ai pas fait d'amalgame. J'ai toujours trouvé la chanteuse Barbara belle et talentueuse. Et douce.  Autre consolation : vers 12 ans, cette terrible méridionale-là, ma grand-mère, m'a appelée. Elle tenait un vélo. Elle me dit que c'est cadeau. C'est pour moi. Je la regarde avec méfiance, sans peut-être lui dire Merci. Elle me prend dans ses bras, me serre contre elle. J'étais un peu indifférente en fait ; elle sanglote et dit "Pardon, Pardon". Je ressens cette scène, plus tard. J'y ai été insensible longtemps.

Je pardonne à mon avis. En tout cas, je ne la déteste pas. Mais il y a eu cette réalité, incontournable.

Alors attention, Mélanchon, avec cette référence continuelle aux méridionaux. Il y a Barbara et Barbara, des physiques ressemblants mais avec des personnalités très différentes.

09:24 Publié dans Écologie, Note | Lien permanent | Commentaires (0)