24/04/2014

Le faux prétexte

 Ce soir j'ai regardé un feuilleton de Plus belle la vie où la vie des lycéens nous y est montrée, très plan-plan ... pas vraiment de combats spirituels de grande portée chez ces élèves. Ils s'ennuient beaucoup, faute d'ambition de ce côté-là peut-être ; une lycéenne en surpoids  a écopé du surcroît d'ennui des élèves de sa classe  lors de feuilletons précédents, que j'ai regardés  avec attention, m'intéressant aux lynchages. Elle s'en prenait plein la tête cette  élève, de la part des  camarades  se trouvant plus beaux. Je ne l'ai pas revue dans ce feuilleton-ci,  que s'est-il passé pour elle ?  Par contre, deux nouveaux lycéens venus d'Algérie ont intégré cette classe : un frère et une sœur. Cela se passe bien pour eux, ils se complimentent sur leur physique par des regards complaisants, des paroles d'admiration, que l'un d'eux s'adresse  à lui-même en fin de course.  Qui parlait dans un billet que je viens de lire que, heureusement, des jeunes, exigeant des combats spirituels de grande portée, arrivaient battre les vieux en brèche ?

 

 Que veut dire exactement,  "combats spirituels de haute porté" par ailleurs ?

 

Pour en revenir aux feuilletons de Plus Belle la vie vus précédemment, l'ennui a mal tourné, le plan-plan s'est terminé par une guerre des apparences, une violence  faite de torture psychologique des plus destructrices perpétrée, faux prétexte à l'appui, contre une personne déjà en souffrance au préalable pour différentes raisons. Sinon la lâcheté n'eût pas été complète de la part des bourreaux.

 

Le combat spirituel à mener, dans ce feuilleton, et concernant ces lycéens,  serait qu'ils parvinssent à s'aimer afin de ne pas avoir à détester quelqu'un d'autre sous n'importe quel prétexte.

 

Cela dit, demain soir et les suivants je dois relire (sur liseuse) l'avant dernier roman de Patrick pour y déceler les fautes d'orthographe éventuelles ou autres perles et coquilles, voire de possibles divagations de mauvais aloi. C'est mon nouveau job : censeur (je plaisante), à moi qui ne lisais pas ses romans avant. Adieu donc Plus belle la vie! Pour autant je continuerai de lire, avant de m'atteler à ma tâche, certains blogs, pour savoir notamment  de quoi il retourne concernant les "combats spirituels de haute portée" dont parle  Solko par exemple.  

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Camus

Don't walk behind me; I may not lead. Don't walk in front of me; I may not follow. Just walk beside me and be my friend.
~ Albert Camus

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Docteur Jeckyll et mister Hide

Je ne suis pas certaine de l'orthographe des deux noms là-haut.

 

 J'ai mené durant deux années à partir de vingt ans une vie de couple selon un mode de vie qui pouvait s'apparenter à celui des beatniks : cueillettes, vie frugale, et pratiquement au jour le jour, mais nous avons toujours eu un toit. Nous étions jeunes et beaux et nous croyions être de gauche. En Ardèche déjà j'avais senti quelques trucs bizarres chez une fille typique de la vraie gauche, selon toute apparence ; elle vivait dans une montage lointaine des Alpes une vie très écolo avec deux amis ; je dis bizarre en ce sens que ses réactions ne collaient pas avec les idéaux que je lui prêtais, en tant que femme de gauche. Notamment je l'entendais rire sans cesse grassement, je dirais même bidassement,  lorsqu'elle lisait un  livre intitulé si je me souviens bien "Les années Lulla", dont je n'ai jamais lu de son auteur que quelques pages, celles que m'avait indiquées Zoé, la fille écolo des Alpes. Et pour cause, elle riait cette andouille parce que l'auteur avait mis en scène un enfant handicapé mental qu'il avait surnommé Riri, peut-être trisomique, je n'ai pas suffisamment continué la lecture pour le vérifier, il était handicapé mental donc et le fils d'un bonhomme de droite, qui, dès qu'il s'adressait à son fils, devenait comme gâteux. C'était sensé être drôle.   L'auteur s'affichait de gauche, sinon Zoé ne l'aurait pas lu par ailleurs, du fait qu'il est des livres qu'il est de bon ton de lire et d'autres non, dans tous les clans du monde.  Je me suis dit à l'époque que la Zoé était particulière car elle avait ce Mister Hide en elle qui la faisait rire d'un gosse handicapé ; je l'ai vue rire ensuite d'autres malades. Pour ma part, il n'y a que Cervantès qui parvienne à me bouger les zygomatiques lorsque cela touche le hors norme de façon qui frise le pathologique parce que, lui, prend sur lui, il est Don Quichotte, il est Sancho. L'auteur du Riri au contraire stigmatise. Et j'assimilais cette stigmatisation particulière à l'extrême droite. Mais non. Tout à l'heure à la radio, j'ai entendu un politique ultra véreux, cracher du "gogole" à l'encontre de ses ennemis politiques, ce con !

Ce con dis-je, car ce genre de bonhomme m'a volé ma gauche ! je ne me sens pas représentée par une telle andouille !

Donc, les partis, je les vois plutôt comme utilitaires, un peu comme tous les français d'ailleurs. Quand les uns menacent de trop faire chier, les autres peuvent servir à temporiser. La nature humaine du moins celle des franchouilles qui parlent dans les micros ces temps-ci, comme le préposé aux gogoles de tout à l'heure, nous enlève nos idéaux, nous assèchent l'âme si l'on n'y prend garde. Sans doute il faudrait un monde spirituel. Pour de bon. C'est-à-dire, réellement non violent et respectueux de chacun. et cela, de toute évidence, ça ne se trouve dans aucun parti politique.

 

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Les enfants de la voisine, (petits encore, la voisine pourrait être ma fille), m'ont appelée hier comme s'il y avait une urgence, mais à leur façon de crier mon prénom, je comprenais que c'était une urgence pas inquiétante. Je suis  sortie.  "Regarde !" disent-ils en répétant ensuite mon prénom sur tous les tons. "Trop mignon !" leur réponds-je à leur grande satisfaction. Je leur demande de m'attendre, que je vais chercher l'appareil photo.

De retour dans le patio, je leur dis cette fois de s'écarter du champ, en leur fournissant une explication sommaire qu'ils acceptent en souriant, la seule qui me soit venue est : "ce n'est pas poli de photographier les enfants, vous voulez bien vous écarter ?" Même si leur maman est aimable et intelligente, de nos jours, on n'est jamais assez prudents. Et voilà la photo de Mimine ! Mimine, c'est son nom. Dommage que je ne l'aie pas photographiée en train de cligner des yeux vers l'appareil, la seconde d'avant.  

  

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