30/07/2014

Nouvelles de tout temps et de tout pays

Le gouvernement libéral de l'Ontario augmentera le salaire minimum à 11 $ l'heure à compter du 1 er juin et indexera les augmentations futures au taux d'inflation. Le premier ministre* Kathleen Wynne a annoncé l'augmentation de 75 cents de l'heure - la première augmentation du salaire minimum dans la province depuis 2010 - la qualifiant "d'ajustement équitable" qui reflète la hausse de l'indice des prix à la consommation. Des militants et des syndicats contre la pauvreté exigent 'une augmentation immédiate à un $ 14 de l'heure le salaire minimum, mais Wynne a déclaré que c'était une trop forte augmentation à absorber d'un coup pour les entreprises.

 

* Premier ministre d'une province 

 

"Ontario's liberal government will raise the minimum wage to $11 an hour starting june 1, and will tie future increases to the rate of inflation. Premier Kate announced the 75 cent an hour hike — the first minimum wage increase in the province since 2010 — calling it a "fair adjustement" that reflects the rise the consumer price index. Anti-poverty activists and unions have been demanding an immediate encrease to a $14 an hour minimum wage, but Wynne said that was too big of a jump for businesses to absorb all at once."

Lu par hasard dans un Vocable qui était resté près de l'ordi.  La même chanson partout, où l'on crée de la pauvreté.

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29/07/2014

Les parents terribles

Rectificatif : les parents terribles et non les enfants, pour ce qui est du titre du film vu hier.

C'est une période où je regarde un film presque chaque soir sur le Net. J'ai vu notamment La femme de ménage il y a deux jours, comédie légère et bien jouée sur le décalage de génération en amour, d'où le moins jeune, ici l'homme, joué par Bacri, en sort quand même un peu meurtri. J'ai regardé moins léger le lendemain : Dupont la joie, où j'ai eu l'impression d'assister à une scène collective de masochisme de la part des comédiens qui jouaient les français moyens. La détestation de soi que semblent éprouver par leur jeu et l'acceptation des scénarios les acteurs, dont la théâtralité surjouée est propre à donner la nausée, était alimentée par le sujet même du film : des français se livrent à une ratonade parce qu'une fille a été violée et tuée, le violeur est français, et les français accusent ignominieusement et d'emblée  les nouveaux arrivés qui sont arabes d'avoir commis les actes terribles.  Ces derniers subissant ce que subissent souvent les Roms aujourdhui de la part de nombre de gens installés de tous horizons confondus. Le problème du film c'est qu'il laisse à penser que les odieux et criminels sont forcément les blancs becs petits bourgeois montrés comme intégralement pourris, et dont on ne peut rien espérer tirer de bon. Petite bourgeoisie française nettement ciblée, qui s'il est vrai que nombre de ses ressortissants cultivent une beauf attitude antipathique ne peut porter à elle seule pour autant toutes les tares que compte la nature humaine comme le scénario du film je le répète semble le laisser croire tant les acteurs se régalent à se piétiner eux-mêmes à ce qu'il semble. Lâcheté,  viol, crime ne sont pas l'apanage d'un groupe d'êtres humains d'une couleur de peau bien précise,  blanche dans ce film, mais peuvent se développer par contre en raison de certaines conditions de misère sociale grave toutes couleurs de peaux confondues. Si on avait parlé des crimes commis par un groupe de mafieux qui ont choisi le crime comme mode d'action politique, ou façon assumée de régler leurs problèmes, j'aurais compris le traitement du sujet comme le fait via son scénario  Dupont la joie. Esope parle de loup criminel et d'agneau gentil... mais chez lui le loup peut bien être de tel ou tel autre pays, ce problème étant universel.  Les séances cinéma se suivent et ne se ressemblent pas, c'est la vie. 

 

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27/07/2014

Film vu ce soir

Les enfants terribles, adaptation d'un livre de Cocteau ;  étonnant film, où l'amour maternel tourne à la possession ; d'autre part, la  sœur  aînée de la mère en question, vit dans la même grande maison  que son ancien amour, marié finalement avec sa sœur, la maman fusionnelle  de Mick ; Léo l'aînée s'attache à son rôle de metteuse d'ordre  qui temporise et conseille à l'occasion ;  mais au fond, attendrait-elle son heure pour reprendre à sa sœur celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer ?  La maman se raccroche-t-elle à son fils en raison de l'omniprésence de cette sœur, et cette dernière l'isolerait-elle peu à peu au fur et à mesure qu'elle récupère celui qui lui tient vraiment à cœur ? Univers trouble de fusion possession côté mère/fils,  et déchirement qui amènent celle qui se sent probablement de trop à flirter avec la mort. Jalousie démente de sa part envers une éventuelle belle-fille car  peur panique de la solitude.  Ce quelqu'un de trop Léo pense sans doute elle aussi que c'est la mère de Mik ?  Le vrai monstre serait alors cette patiente araignée qui tisse sa toile... songeant à éliminer la gêneuse pour ramener le sacro saint ordre dont elle parle sans cesse ?  Un film encore qui fait pas mal cogiter, notamment sur la délivrance par le haut, car les personnages sont prisonniers les uns des autres, s'aiment et se repoussent dans un huis-clos presque permanent. Quand l'amour au lieu de libérer, asphyxie ... et finit par se dénaturer. 

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