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17/11/2017

Chaînes brouillées et livre de chevet

 

J'ai renoué avec Plus belle la vie depuis quelques semaines, trouvant intéressants les thèmes abordés,  et traités de façon intéressante aussi, malheureusement la 3 a affiché "Hors service" hier soir. Y a-t-il une guerre des chaînes avec brouillage à l'appui ? Du coup je me suis rabattue sur une lecture, de Simenon avec son roman intitulé Train de nuit, où Maigret entre en scène plus que discrètement. Synopsis :  un breton, jeune marin, tombe sous le charme d'une belle méditerranéenne "aux grands yeux noirs" alors qu'il est fiancé avec Marthe, beaucoup moins jolie dit Simenon, (juste avec des yeux verts et des taches de rousseur qui plus est (ce qui ravirait certains mais pas lui, Simenon. Décidément !) Bref, ne voilà t-il pas que cette sudiste envoûtante, Rita,  fait partie contre son bon vouloir,  à cause d'un parcours accidenté dès l'enfance, de la pègre de Marseille, complice malgré elle de son frère aîné dit le Balafré, super caïd de cette pègre. Notre petit Breton,  telle Bécassine mais en plus sexy, se débat avec sa conscience lorsqu'il rencontre Rita.  Mais la beauté de Rita va peu à peu perdre de son impact sur lui, bien que Rita devienne de plus en plus émouvante, une sorte d'Edith Piaf sur le plan de la sincérité et du vécu. Elle prend pourtant tous les risques, y compris celui de la mort, pour sauver son jeune amant,  cela servira-t-il à quelque chose face à l'appel pressant d'une mère bretonne et d'une fiancée éperdue d'amour depuis la tendre enfance pour lui  ? À sa manière, Simenon en tout cas, n'abandonne pas Rita. À vous de lire ce roman ou cette longue nouvelle d'un Simenon avant Maigret. Le livre s'intitule Simenon avant Simenon et comporte cinq longues nouvelles ou petits romans.    

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16/11/2017

En parlant de "types"

 

La photo que j'ai retenue, qui m'a fait ranger le Vocable de 2015 à part, car j'aime la chorégraphie des canards autour du jeune homme qui a l'air de prendre connaissance avec les premiers habitants d'un pays qu'il ne demande pas mieux d'aimer, qu'il aime déjà dans l'idée qu'il s'en faisait, cette photo donc m'a fait parler "d'une personne de type indien",  ce propos ne se veut pas dérangeant. Je me trompe peut-être, si cela se trouve le jeune homme n'est pas d'origine Indienne. J'ai entendu aussi parler de "type" me concernant, sur un plan physique. À Toulouse des voisins traumatisés par la guerre 40-44, de la génération de ceux qui allèrent en camp de concentration, parlèrent notamment de mon type physique. J'étais à Toulouse rue du Pont Guilheméry dans les années 1980. Un des voisins juifs,  quand il  me voyait faisait un écart, traumatisé qu'il était. Non pas qu'il voyait un monstre en moi, enfin j'espère, mais parce que je lui évoquais une "allemande type". Idem pour un autre voisin, juif également, traumatisé de guerre également. Et sa femme vint un jour me parler en ces termes  "Il faut l'excuser, il a tellement souffert à la guerre ! l'autre voisine a bien le type allemand (NP  : or elle était occitane, fille du cru en somme, mais il existe aussi des occitanes à peau très blanche et plutôt châtain clair), mais vous, continua-t-elle, je vois bien que vous êtes plutôt anglaise, je n'arrête pas de le lui dire, mais il ne fait pas la différence entre vous et l'autre. Moi je la fais. Et je vous prie de l'excuser."

 

Dans les années 1980 on faisait une sorte de retour de mémoire sur les horreurs de la guerre 40, les vieux souvenirs remontaient, plus traumatisants que jamais pour ces personnes.

 

 

  D'aucuns préfèrent ne pas parler du style physique faisant référence à une origine et je les comprends. Je le fais moi-même, et peut-être que je ne devrais pas.  Mais comme ma voisine compatissante de l'époque, je n'y vois pas de mal. Je mets ici deux photos, celle de mon aimable "indien d'origine", et celle de mon aimable anglaise... ou allemande peut-être, malgré son côté Simone Signoret je trouve.

 

À cette époque j'écoutais énormément Barbara, et aussi du rock, entourée que j'étais de rockers.  D'ailleurs, je n'étais pas non plus à leur goût à ceux-là, "de type" rockers,  pas plus que Barbara, musicalement parlant ; ni l'une ni l'autre n'étions assez teddy girl (de type) ! Donc je suis photographiée là par "accident" par un rocker de Toulouse, juste parce que je suis dans le sillage du rocker Patrick Vast.

 

Les photos :

 

réginetoulouse (2).jpg

 

vocable (2).jpg

 

 

 

 

15:26 Publié dans Note, Photo | Lien permanent | Commentaires (0)

Lu et écouté ce jour ♣♣♣ Lettre ouverte à un paysan, écrite par La Chouette

 Lu ce matin un texte de Loup Francart sur son blog Regards sur une vis sans fin. Et puis la musique qu'il propose est aussi intéressante,  même plus, émouvante :

 

http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/

 

                                                  ♣♣♣

 

Ce matin, je me propose de faire écho à la Chouette, pseudo d'une journaliste qui écrit dans le journal gratuit  L'écolomag :

 

 

         Lettre ouverte à un paysan  

 

 

Comment te dire ? Oui, te dire des trucs que tu vas pas aimer. Je sais  que tu ne gagnes en moyenne que 400 euros par mois et que tu bosses comme un calu. Je sais que tu transpires dès que le facteur t'apporte un courrier du Crédit Agricole.  Je sais que les grandes surfaces te sucent la moelle mieux qu'un seigneur du Moyen Age au temps du servage. Je sais même qu'en France, un paysan se flingue tous les deux jours. Je sais qu'au milieu de tous tes ennuis, la valse-hésitation de la Commission européenne  sur le glyphosate est pain béni. Toujours ça de gagné !  Un peu d'air.  Tu es en apnée depuis si longtemps ! En plus, tu ne sais vraiment pas comment le remplacer ton damné herbicide. Il faut produire !

 

Et pourtant, je dois te dire que cette histoire de glyphosate nous cause souci.

 

Aujourd'hui nous savons que ces désherbants sont du poison, c'est périlleux, cancérigène et tout le toutim. Pourtant, tu t'en sers depuis 40 ans. Tu fais gaffe, tu lis la notice et tous tes voisins en ont, à part cet allumé dans le canton qui fait du bio. En plus, l'allumé, tu lui parles plus vu qu'il te fait la misère au moment de la chasse, et qu'il raconte à qui veut l'entendre que son métier c'est de nourrir les gens, pas de les empoisonner. Pourtant, tu fais tout bien, tu respectes la loi. Et puis, c'est pas des "bobos" qui vont t'apprendre la vie et payer tes factures. Toi aussi, c'est ton métier de nourrir les gens, pas de les empoisonner.

 

Mais je vais te dire un truc, ami paysan, avec tout le respect que je te dois. Aujourd'hui, tu sais pour le Roundup ! Tu sais que tous ces produits, ça fait du mal, et ça, ce n'est pas ton métier !   Je ne connais pas la solution à ton problème, copain. Je sais simplement que c'est pas toi le méchant, mais que tu dois changer des pratiques dans ton travail. En plus, personne ne t'aide. Pas facile !

 

Écoute, demande à ton voisin, l'allumé qui fait du bio, comment il s'en sort. Et puis, tranquille, à la fraîche, fais-toi une opinion et fonce. Tu vas t'en sortir... Tu vas nous en sortir, mon pote ! Je crois que tu es même un des seuls à pouvoir le faire.

 

                                                                                    Naturellement vôtre,

                                                                                                   La Chouette

 

 

 Comment : j'ai trouvé ce journal gratis L'écolomag, à la caisse d'un magasin bio que je ne fréquente qu'une fois par semaine. Il faudrait que le bio soit à la portée de toutes les bourses pour y aller plus souvent. Mais le journal est gratis lui, en plus d'être hyper intéressant... il apprend beaucoup de choses. Merci à la journaliste La Chouette. 

 

Et ensuite, j'ai vu les photos du blog de Raymond Alcovère : chouettes !

 

http://raymondalcovere.hautetfort.com/

 

 

 

09:08 Publié dans Blog Mémo | Lien permanent | Commentaires (0)