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24/10/2020

L'importance de l'argent en politique

"L’importance de l’argent en politique ne saurait se réduire à son influence sur tel ou tel acteur, si démesurée soit-elle. Le problème est plutôt que l’argent permet, à ceux qui en disposent, de dominer le champ des idées politiques et des politiques publiques (notamment en ce qui concerne leur dimension économique). Certes, le financement des campagnes fait partie du problème, mais le véritable enjeu est ailleurs : de fait, l’argent détermine qui a droit au chapitre, quels problèmes sont abordés, et quelles politiques publiques sont envisageables. L’influence de l’argent n’est donc pas à chercher dans de simples quid pro quo (où telle ou telle personne en paierait une autre, en échange de faveurs politiques), mais dans le fait qu’il structure le débat en contrôlant l’accès à l’arène politique. Il s’agit là d’un pouvoir déterminant, puisqu’il décide des candidats, des thèmes qu’ils abordent en priorité, et de la manière dont ceux-ci sont traités."

La vie des idées

 

 

Contrairement aux idées reçues, les entreprises n’ont pas aux États-Unis la mainmise sur le processus électoral qu’on leur prête. Il s’agit là d’une inquiétude qui n’a pas lieu d’être, mais que l’on retrouve pourtant chez bien des activistes obsédés par Citizens United v. the Federal Elections Commission.

 

Cette fameuse décision prise en 2010 par la Cour suprême, rappelons-le, s’applique non pas aux seules entreprises mais à toutes les organisations, désormais libres de financer les campagnes électorales autant qu’elles le souhaitent.

 

Let me start with a controversial claim: the concern that corporations dominate elections with their political spending is misplaced. The clearest example of this mistaken concern in the US is the obsession of many reform activists with the Supreme Court decision, Citizens United v. the Federal Election Commission.

Applying not just to corporations, this 2010 ruling, in fact, enables any organization to spend money in elections without limits.

 

 

Certes, prises dans leur ensemble, les entreprises privées donnent beaucoup d’argent aux hommes et aux femmes politiques par l’intermédiaire de PACs (Political Action Committees) dont la loi limite les contributions.

 

To be sure, corporations in aggregate give a lot of money to politicians through their political action committees (PACs), which must abide by contribution limits.

 

 

Mais rares sont les entreprises qui dépensent sans limite (même si Citizens United les y autorisent), de peur d’apparaître trop partisanes aux yeux du public.

 

But few corporations exploit the unlimited spending granted by Citizen United for fear of public retribution by appearing grossly partisan.

 

 

En revanche, la souplesse des réglementations relatives au financement des campagnes électorales profite bel et bien aux idéologues ultra-riches qui, eux, financent à l’envi des PACS dotés de noms mystérieux comme « Americans for Prosperity ».

 

Instead, the loose regulations on campaign money have benefitted the super-rich ideologues who finance free-spending PACs with opaque names like “Americans for Prosperity.”

 

Extrait de l'analyse de La Raja dans La vie des idées.

 

Merci la Vie.

 

 

 

 

 

 

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23/10/2020

Conseil régional des notaires ♣♣♣ La réforme de la pac

Ici :

https://www.letelegramme.fr/bretagne/dans-le-morbihan-une...

 

♣♣♣

 

La réforme de la pac. Ici :

 

https://www.letelegramme.fr/economie/les-deputes-confirme...

19:31 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2020

Poésie

Le merveilleux : antidote parmi d'autres contre certaines réalités ces temps-ci...

L'extrait d'une nouvelle de Willa Cather, lue sur Diérèse, dont vous trouverez l'intégralité sur son blog (lien sous l'extrait) :

 

..."N'appartenant à aucun club, ne voyant personne, il n'avait pas d'intimes et dînait seul dans de modestes petits restaurants, même le soir de Noël et le Jour de l'An. Des journées entières, il ne parlait qu'à son chien, à sa concierge et à son traiteur...


Hedger avait la terrasse pour domaine. Il y dormait souvent avec César quand il faisait chaud, sous des couvertures qu'il avait rapportées de l'Arizona. Quand il montait là-haut, il prenait la bête sous son bras gauche. Jamais le chien n'avait pu apprendre à grimper à l'échelle et jamais il ne sentait mieux la grandeur de son maître et son asservissement à lui, humble cabot, envers cet homme extraordinaire, que lorsqu'il se glissait sous son aisselle pour entreprendre cette périlleuse ascension. Sur le toit, il trouvait du gravier à gratter ; un chien pouvait s'y amuser tout son saoul, à la condition qu'il n'aboyât pas. C'était une sorte de paradis que nul n'était assez athlétique pour atteindre, sauf ce dieu tout-puissant qui sentait la peinture."...

 

 

 

http://diereseetlesdeux-siciles.hautetfort.com/archive/20...

03:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)