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28/05/2018

Photos prises hier et aujourd'hui ♣♣♣ Lu ce jour ♣♣♣ "Va où ton cœur te porte"

 

Donc il suffira de regarder la date du post, ultérieurement, pour savoir quand ont été prises ces photos.

 

Avant de regarder les photos ces quelques lignes sur les rapports compliqués de Yoko et Nono peuvent être utiles pour mieux comprendre certaines d'entre elles.

 

Je pense avoir repéré chez Yoko du machisme : il gronde très souvent après Nono.  Ce Yoko faisait les yeux doux à Elsa, la chatte de l'ancienne voisine parce qu'il avait l'air de la trouver agréable à regarder. Nono ne fait clairement pas partie du style qu'il apprécie. Bien que ce soit sa sœur il est plus que froid avec elle. Il ne s'est pas permis cette attitude envers ses frères. Lulu, lui, aimait Nono, mais elle, refusant de le suivre dans ses vagabondages,  il s'en est vexé et s'est détourné d'elle à la fin de son séjour à la maison. Car Lulu n'est pas revenu malgré tous les soins que nous lui prodiguions lorsqu'il était malade ; il a fini par quitter la maison définitivement mais avec une élégance infinie ; en quelque sorte il m'a gratifiée d'une belle attitude avant de s'en aller pour toujours. Tigret, mort l'an passé d'un cancer, aimait Nono inconditionnellement, d'un amour  fraternel et Nono le lui rendait bien. Nono reste donc seule avec ce frère qui, assez souvent,  ne peut pas la sentir entre quelques accalmies voire quelques rares marques d'affection. D'une certaine manière, Elsa a vengé Nono, car malgré toute l'admiration que lui portait Yoko, elle lui a préféré le mâle Gargouille, qui vivait dans la même maison qu'elle et, ultime mépris, Elsa s'alliait avec ce dernier pour attaquer Yoko bien qu'il fût sur son territoire à lui ; les  "Bonny and Clyde" (Elsa et Gargouille) s'introduisaient même parfois inta muros pour attaquer l'amoureux éperdu dans sa propre maison. J'ai noté que Yoko a beaucoup de succès auprès des humains, mais très peu auprès des chattes étrangères à sa fratrie. Je l'ai vu essuyer quelques rebuffades bien senties de la part de chattes diverses et variées, de sa mère aussi d'ailleurs.  Peut-être ceci explique-t-il cela concernant son comportement envers Nono. Elle en conçoit de la déprime parfois  car la belle perd ses poils au niveau du bas du dos, signe je pense de stress. Par contre je n'ai jamais vu Yoko s'en prendre à un oiseau, ce que font les autres chats pour peu que ces derniers leur en donnent l'occasion.  Parmi les photos du jour, quelques-unes illustrent le propos sur l'inimitié récurrente de Yoko envers sa sœur :

 

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Yoko rêve-t-il d'Elsa ?

 

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Senecio va-t-elle fleurir loin de sa Méditerranée ?

 

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Dans la potée, au premier plan se trouve un avocatier.

 

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Ce chat a repéré sa sœur.

 

L'approche n'est pas amicale :P1010020.JPG

 

Il y a du stress dans l'air du coup :

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Nono esquive même la photo, nous ne voyons que sa queue, et l'air pas malin de Yoko lorsqu'il lui manifeste son hostilité.

 

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L'avocatier au premier plan aime quant à lui le voisinage des géraniums, cela le stimule positivement et nous détend de ces escarmouches animales.

 

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Ce n'est pas éthique de prendre contre son gré Nono en photo, profitant de sa petite fringale. Elle mange tant que le loup n'est pas là... car il lui montre aussi son courroux devant la pitance, l'animal.

 

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Revenons à nos rapports humains, n'est-ce pas l'ami ?

 

 

au paisible avocatier en compagnie de son géranium :P1010024.JPG

 

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Revenons à la "petite pomme", "mots codés" adressés à Andreï Makine.

 

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Compassion pour Yoko malgré sa phobie cyclique envers Nono. N'oublions pas qu'il ne s'attaque jamais aux oiseaux et que lorsqu'il lui prend (assez rarement) de gober un papillon ce dernier n'a pas une seconde pour souffrir qu'il est déjà au ciel.

 

♣♣♣

 

Le Bonheur et le bonheur, ici :

http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/

 

♣♣♣

 

Lu ce jour sur Jubilate :

 

"Susanna Tamaro

 

Chaque fois que tu te sentiras perdue, indécise, pense aux arbres, souviens-toi de leur façon de pousser. Souviens-toi qu’un arbre avec beaucoup de feuillage et peu de racines peut être déraciné au moindre coup de vent tandis que, dans un arbre avec beaucoup de feuillage, la sève court difficilement. Racines et feuillage doivent pousser dans les mêmes proportions, tu dois être dans les choses et au-dessus, ainsi seulement tu pourras offrir ombre et refuge, te couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.

 

Quand plusieurs routes s’offriront à toi, et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu es venue au monde, sans te laisser distraire par rien. Attends encore et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur. Puis quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte.

 

Susanna Tamaro, Va où ton coeur te porte (Pocket, 2006)"

11/11/2011

Colombe

Un extrait du deuxième acte de Colombe, une pièce de Jean Anouilh :

Colombe

Comme c’est beau, Madame-Chérie, tout ce que vous racontez ! On dirait qu’on lit des histoires. Mais comment faut-il faire pour être aimée comme cela ?

 

Madame Alexandra

 

Etre femme, c’est tout. Matérialiser, soudain, pour des êtres plus frustres l’éclat, la folie, le désir, tout ce qui leur est inaccessible… Salvator et mon Hollandais étaient des brutes, malgré leur vernis d’hommes du monde — j’étais l’Art et j’étais la Beauté. Ils savaient qu’il fallait qu’ils sortent d’eux-mêmes, pour me mériter. Alors ils essayaient d’inventer quelque chose qui les dépasse. Un jour où je n’avais pas faim (je mettais toujours mon gant dans mon assiette — je ne vivais que de champagne et d’art à cette époque : je voulais me faire maigrir), Salvator, désespéré, que je ne mange rien, s’est fait apporter un rat tout cru, chez « Maxim’s », et l’a dévoré devant moi.

 

Poète-Chéri

 

Dieu, que c’est fou cela ! Dieu, que c’est grand !

 

Madame Alexandra

 

Pensez-donc ! C’était dégoûtant ! J’ai failli vomir mon champagne. Je l’ai giflé, oui, devant tout le monde et je suis sortie du restaurant. Le plus drôle c’est que, sur l’addition, ils lui ont compté le rat cinquante francs !

 

Poète-Chéri

 

N’est-ce pas à peu près à la même époque que Boni Despinglettes a mis le feu à son hôtel pour vous ?

 

 

Madame Alexandra

 

Quel fou ! Je le faisais languir depuis un an. Nous soupions chez lui, avec des amis. La conversation roulait sur Néron. Je dis mon admiration pour cet être étonnant qui avait compris la vie en beauté. Je dis que Romaine, je l’aurais sans doute aimé. Despinglettes devient livide, il se lève, il prend un candélabre du sur-tout et sans prononcer une parole, il met le feu aux doubles rideaux… Les domestiques veulent se précipiter avec des carafes… Il tire un pistolet de sa poche et menace de les abattre s’ils font un geste… Nous étions tous debout, tout pâles, à regarder brûler les rideaux… Quand les flammes ont atteint le plafond, j’ai été à lui, sans un mot, et je l’ai baisé sur la bouche… Les domestiques en ont profité pour arroser. C’est comme cela qu’on a sauvé le bâtiment.