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27/06/2019

Les galopades littéraires

Le Chat Moiré y sera !

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27/03/2019

Jean-François Coatmeur ♣♣♣ Nuance

What else ? J'ai fini de lire un livre de nouvelles de Jean-François Coatmeur : une grande plume de Bretagne.

 

Une seule nouvelle de ce livre ne m'a pas parlé car elle était trop triste, ne présentant par là-même aucun intérêt, en plus du danger de possiblement décourager les lecteurs  humains. Mais les autres nouvelles m'ont édifiée. Coatmeur utilise de plus des tournures de phrases osées sans être ampoulées, des mots que l'on n'ose plus employer et dont il vous fait vous souvenir avec bonheur, comme la valise était de chant (j'ai d'abord cru à une coquille). Jean-François Coatmeur utilise un vocabulaire émoustillant pour décrire d'un trait de plume, les bruits. C'était un homme de sons.  Écrivain à l'oreille tendue.

J'ai décelé de la colère en lui dans la nouvelle (si vous voulez lire la nouvelle en question et appréciez de découvrir par vous-même l'épilogue (la nouvelle s'intitule "bandes de tarés") ne lisez pas cette note jusqu'au bout car je vais en livrer la fin) ;  colère en effet à mon sens, il en faut pour raconter le suicide d'un ado surdoué. Son père maltraite gravement une élève cancre avec qui le héros de la nouvelle, le fils de ce professeur, va faire l'amour avant de proposer à l'infortunée élève de ce père abusif le suicide avec lui. La "cancre" refuse le deal, alors, l'ado de 15 ans, avant de se jeter seul du haut de la falaise dit à sa belle qu'elle sent bon (du fait que le père (professeur, donc, de la cancre, dite tarée par celui-ci) ne cessait de répéter à son élève qu'elle puait ; l'ado suicidaire lui dit ensuite avant le grand saut : "pardonne-nous". C'est raconté avec fulgurance. On est saisi. Surtout quand on ne connaît pas la fin. Mais l'important n'est tant d'être saisi qu'édifié, c'est pourquoi je me permets de la dire.

Le garçon, utilisant ce "nous" prend sur lui la "tare" de son père qui voit des tarés partout. Comme presque tout le monde me direz-vous, sauf que lui, se prend pour un super Homme, vierge de tout défaut ou tare.

Au début de la nouvelle, ce fils propose au père, qui a fait un rapport en tant que professeur principal de la "tarée",  afin d'orienter celle-ci vers la Dass, d'héberger cette élève chez eux car leur maison est grande argumente-t-il et il est un fils unique qui aurait voulu avoir des sœurs ; elle serait pour lui, dit-il, sa petite sœur et il lui expliquerait les cours.

Le père Ubu et laïcard se gausse aussitôt, ironique en diable ! Et l'on connaît la suite de la nouvelle de Coatmeur, grâce à votre dévouée.

 

♣♣♣

 

On est à la limite de la provocation avec cette réflexion "qui cherche trouve", en plus nuancé :

There is nothing like looking, if you want to find something. (Tolkien)

Il n'y a rien de tel que de chercher, si vous voulez trouver quelque chose.

 

Contexte : alors que je mets ces réflexions d'auteurs à l'ordi, les oiseaux  dehors sont en plein concert : certains d'entre eux émettent des sifflements d'ouvriers d'antan notamment, qui sifflaient une jolie fille qui passait aux abords des chantiers où ils bossaient. Maintenant les garçons n'ont plus le droit d'imiter les oiseaux par ces sifflements à l'encontre des filles, je n'en apprécie que mieux les oiseaux qui sifflent de cette façon avec une telle innocence, mais il n'y a pas que ces "appels racoleurs" de leur part, il y a tout un tas de trilles mélodieuses tout autre, plus sophistiquées,  à ravir également... je suis donc à cette seconde la ravie des bois  de ce moment hautement musical.

 

05:23 Publié dans Lecture, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/07/2018

Victor Hugo ♣♣♣ Équilibrer les chakras

Lu ce matin sur Hozana un poème tiré des Contemplations de Victor Hugo. Les Contemplations, en hommage à sa fille qui s'est noyée lors d'un naufrage. On raconte que l'épreuve a été si rude pour Victor Hugo, que le soir durant cette période, il faisait "tourner les tables", c'est-à-dire, s'adonnait au spiritisme. J'inclus avec le poème le propos du site Hozana :

 

 

"Bonjour à tous !

Cette semaine, attention … nous allons nous faire secouer un peu par Victor Hugo.
Il ne prend pas de pincettes, mais ça a le mérite de nous proposer une petite remise en question !

 

Croire, mais pas en nous

Parce qu'on a porté du pain, du linge blanc, 
À quelque humble logis sous les combles tremblant 
Comme le nid parmi les feuilles inquiètes ; 
Parce qu'on a jeté ses restes et ses miettes 
Au petit enfant maigre, au vieillard pâlissant, 
Au pauvre qui contient l'éternel tout-puissant ; 
Parce qu'on a laissé Dieu manger sous sa table, 
On se croit vertueux, on se croit charitable ! 
On dit : - Je suis parfait ! louez-moi ; me voilà ! 
Et, tout en blâmant Dieu de ceci, de cela, 
De ce qu'il pleut, du mal dont on le dit la cause, 
Du chaud, du froid, on fait sa propre apothéose. 
Le riche qui, gorgé, repu, fier, paresseux, 
Laisse un peu d'or rouler de son palais sur ceux 
Que le noir janvier glace et que la faim harcèle, 
Ce riche-là, qui brille et donne une parcelle 
De ce qu'il a de trop, et qui n'a pas assez, 
Et qui, pour quelques sous du pauvre ramassés, 
S'admire et ferme l'oeil sur sa propre misère, 
S'il a le superflu, n'a pas le nécessaire : 
La justice ; et le loup rit dans l'ombre en marchant 
De voir qu'il se croit bon pour n'être pas méchant. 
Nous bons ! nous fraternels ! ô fange et pourriture ! 
Mais tournez donc vos yeux vers la mère nature ! 
Que sommes-nous, coeurs froids où l'égoïsme bout, 
Auprès de la bonté suprême éparse en tout ? 
Toutes nos actions ne valent pas la rose. 
Dès que nous avons fait par hasard quelque chose, 
Nous nous vantons, hélas ! vains souffles qui fuyons ! 
Dieu donne l'aube au ciel sans compter les rayons, 
Et la rosée aux fleurs sans mesurer les gouttes ; 
Nous sommes le néant ; nos vertus tiendraient toutes 
Dans le creux de la pierre où vient boire l'oiseau. 
L'homme est l'orgueil du cèdre emplissant le roseau. 
Le meilleur n'est pas bon, vraiment, tant l'homme est frêle ; 
Et tant notre fumée à nos vertus se mêle ! 
Le bienfait par nos mains pompeusement jeté 
S'évapore aussitôt dans notre vanité ; 
Même en le prodiguant aux pauvres d'un air tendre, 
Nous avons tant d'orgueil que notre or devient cendre ; 
Le bien que nous faisons est spectre comme nous. 
L'Incréé, seul vivant, seul terrible et seul doux, 
Qui juge, aime, pardonne, engendre, construit, fonde, 
Voit nos hauteurs avec une pitié profonde. 
Ah ! rapides passants ! ne comptons pas sur nous, 
Comptons sur lui. Pensons et vivons à genoux ; 
Tâchons d'être sagesse, humilité, lumière ; 
Ne faisons point un pas qui n'aille à la prière ; 
Car nos perfections rayonneront bien peu 
Après la mort, devant l'étoile et le ciel bleu. 
Dieu seul peut nous sauver. C'est un rêve de croire 
Que nos lueurs d'en bas sont là-haut de la gloire ; 
Si lumineux qu'il ait paru dans notre horreur, 
Si doux qu'il ait été pour nos coeurs pleins d'erreur, 
Quoi qu'il ait fait, celui que sur la terre on nomme 
Juste, excellent, pur, sage et grand, là-haut est l'homme, 
C'est-à-dire la nuit en présence du jour ; 
Son amour semble haine auprès du grand amour ; 
Et toutes ses splendeurs, poussant des cris funèbres, 
Disent en voyant Dieu : Nous sommes les ténèbres ! 
Dieu, c'est le seul azur dont le monde ait besoin. 
L'abîme en en parlant prend l'atome à témoin. 
Dieu seul est grand ! c'est là le psaume du brin d'herbe ; 
Dieu seul est vrai ! c'est là l'hymne du flot superbe ; 
Dieu seul est bon ! c'est là le murmure des vents ; 
Ah ! ne vous faites pas d'illusions, vivants ! 
Et d'où sortez-vous donc, pour croire que vous êtes 
Meilleurs que Dieu, qui met les astres sur vos têtes, 
Et qui vous éblouit, à l'heure du réveil, 
De ce prodigieux sourire, le soleil !

 

Victor Hugo 
Les contemplations

 

Proposition d’action :

 

Et si nous profitions de cette semaine pour faire un petit examen de conscience ? Nos actions – aussi bonnes soient-elles – ne suffisent pas. Ne nous en satisfaisons pas. Chassons toute vanité et continuons, continuons toujours à nous en remettre humblement à Dieu qui, seul, peut faire de nous des instruments de sa paix et de son amour."

 

                                         ♣♣♣

 

Équilibrer les chakras, c'est ici :

 

https://youtu.be/GNoOihxGwF4

 

Je me réserve l'équilibrage des chakras pour ce soir. Pour l'heure, j'ai fait les huit pièces de brocart avec les exercices d'assouplissement en introduction. Et je m'occupe maintenant, pour conclure la séance du matin, de muscler mes trois muscles de la respiration, ce que j'aurais dû faire en premier lieu, mais ce n'est pas grave.

 

C'est ici :

 

https://www.youtube.com/watch?v=MC9lXqpMDFg

https://www.youtube.com/watch?v=MC9lXqpMDFg

09:29 Publié dans Livre, prière | Lien permanent | Commentaires (0)