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04/01/2022

Lu ce soir ♣ Le don de crainte

Sur la misère, et la rédemption malgré les visions cauchemardesques.

 

Extrait de la chronique :

 

"Pourtant, cette vie de dèche, de galères, de pauvreté voire de franche misère et de folie, résumée dans une vision englobant les morts et les vivants d'une même famille ou même d'une commune lignée sous un unique paletot de décadence et de crasse sordides (cf. pp. 151 et 174), est supérieurement précieuse car, comme l'écrit McCarthy, «un homme c'est tous les hommes» (p. 554), ou, plus loin, parce qu'il n'existe en fait «qu'un seul et unique Suttree» (p. 607). Ainsi, les multiples aventures picaresques de Cornelius Suttree tracent la trajectoire d'un bolide traversant le ciel et qui se désagrègerait en tombant sur une terre polluée, vaine, qu'il semble désormais impossible non pas même de sauver mais de tenter d'assainir, colonisée qu'elle est par la démesure des villes modernes, la fallacieuse solidité de milliers de villes construites «en dehors de tout modèle connu, architecture bâtarde, catalogue des œuvres humaines, condensé d'aberration, de désordre, de folie» (p. 8, l'auteur souligne)." 

 

La chronique intégrale :

https://www.juanasensio.com/archive/2021/03/21/suttree-de...

 

 

Monde terrible dont parle le livre en question, monde qui est un  "condensé d'aberration, de désordre, de folie". Le Miserere parle de repentir, pour un monde de nouveau beau et pur :

 

https://youtu.be/fcWo1hKHu40

 

 

 

Le don de crainte, ici :

 

https://youtu.be/mDPX1pgGjJw

06/03/2021

Le livre rapporté à la maison ♣♣♣ Calmons le cœur

Tout à l'heure Patrick a ramené un livre, acheté dans une librairie du centre-ville, écrit par Florence Aubenas ; il s'intitule "L'inconnu de la poste". 

Nous n'avons pas eu de cinéma à Béthune durant 20 ans, cela doit jouer dans le fait que je ne connaissais pas l'un des espoirs du cinéma : Gérald Thomassin, oscarisé. Il a été accusé d'être impliqué dans le meurtre d'une postière. Alors qu'il se croyait tiré d'affaires, se rendant avec optimisme à une confrontation à Lyon, il disparaît. Florence Aubenas dans le livre L'inconnu de la poste, décrit le contexte social d'une région frappée par la crise de 2008. Une postière dans ce climat de crise, gérant seule la petite antenne de la poste se trouvant au cœur du village, possède aux yeux des autres un statut  enviable. Le  statut qui, s'il est important, en général en impose.

Je découvre l'affaire. J'en suis à la page 71. On a les pieds sur terre avec Florence Aubenas et c'est très bien. On voit comment les jeunes, notamment SDF, se portent souvent mal dans les campagnes, mais pas au point de tuer. Ils se suicident plutôt à petit feu. Mystère non résolu. Les apparences laissent à penser qu'il s'agirait d'un crime crapuleux, commis pour de l'argent. Mais Gérald Thomassin, qui se disait marginal, assumait sa condition. Il n'était pas en révolte assurent ses amis et quand il avait besoin d'argent, il "tapait" gentiment à droite à gauche les copains. Il était à sa façon débrouillard. Espérons qu'il vit toujours.

 

Gérald Thomassin :

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/gerald_thomassin_de_la_fiction_a_la_terrible_realite_352153

 

♣♣♣

 

Quand on voit comment les jeunes sont éprouvés dans leur vie sociale, j'allais dire "dans un camp comme dans l'autre" puisque à mes yeux la société semble de plus en plus se diviser en deux parties gravement hostiles l'une à l'encontre de l'autre, ça désole. Espérons que la société n'entrera pas dans des conflits carrément "raciaux", comme parfois il semble que ça en prenne la tournure.

Un échec du politique, sans doute à cause du mercantilisme. Échec aussi des médias à mon sens, qui oublient, cela est évident, les uns, au profit des autres... pas du tout impartiales. Mais il y a une solution bien meilleure que la guerre civile : décrocher des médias.

 

Du coup, je ne sais pas vous, mais moi je me sens ce matin l'envie de faire le qi gong "calmer le cœur", de maître Ke Wen. J'ai regardé la vidéo en diagonale, je n'essaierai pas de descendre mes fesses aussi bas que dans le qi gong proposé, mais ça pourrait matcher quand même au niveau du cœur.

 

Ici :

 

https://youtu.be/EPIiIdSLWAY

 

Commentaire : merci maître Ke Wen. Fait par vous, c'est élégant. Quant à moi, je dois au préalable faire les séances assouplissement du bas du dos et des hanches puis Étirement de la colonne vertébrale, proposées par Song Arun, avant de refaire ce qi gong du cœur, car là vraiment, je me suis sentie rouillée. Pourtant, comme je n'ai pas forcé et que j'y suis allée doucement, j'ai déjà senti les bénéfices.

J'ai fait ensuite le qi gong du cœur de maître Zhang Guang De, et pareil, bien que me sentant rouillée, comme je ne forçais pas sur les mouvements et y allais doucement, j'ai senti les bénéfices.

 

Maintenant pour finir d'assouvir ma curiosité en même temps que ma prise se soins, je vais m'essayer aux deux mouvements que propose la chaleureuse personne qu'est Chrystel, et ce, après ma pause bilan. Je ne viendrai pas commenter ici car ensuite, je pars faire les courses.

Chrystel :

https://youtu.be/PlKhu-0F70w

 

 

23/09/2020

Testament à l'anglaise de Jonathan Coe ♣♣♣ L'enthousiasme suspect

Là encore j'ai trouvé ce trésor de livre dans la boîte aux livres d'un quartier du centre ville de Béthune. Il déniaise les naïfs ou met au courant tout simplement "ceux qui ne savaient pas". Ou qui n'imaginaient pas que cela pût réellement fonctionner ainsi, il fut un temps.

 

Espérons que Demain sera un autre jour, et que les investissements bancaires seront humanistes et également  bons pour la planète.

 

Ce ne fut pas toujours le cas, ce n'est peut-être pas encore le cas, mais Demain... qui sait ?

 

Jonathan Coe parle d'investissements douteux, il y a peu encore dans son livre Testament à l'anglaise.

 

Extrait page 28, 29 :

 

"Voici d'abord Thomas Winshaw : trente-cinq ans, célibataire, ayant encore à se justifier auprès de sa mère Olivia, aux yeux de qui ses brillants succès dans le monde de la finance ne comptent pour rien devant son échec persistant à fonder une famille. Elle l'écoute à présent les lèvres pincées, alors qu'il essaie de donner un éclat flatteur à un nouveau développement de sa carrière, qu'elle considère visiblement comme plus frivole encore que les autres.

 

"On peut obtenir aujourd'hui un très haut rendement d'un investissement dans les films, maman. Il suffit d'être associé à un grand succès, voyez-vous, et on se retrouve avec une vraie fortune. Assez pour compenser une douzaine d'échecs.

 

— Si tu ne faisais cela que pour l'argent, tu aurais ma bénédiction, tu le sais bien", réplique Olivia. Son accent du Yorkshire est plus marqué que celui de ses frères et sœurs, mais sa bouche est aussi tombante et rigide que la leur. "Dieu sait que tu t'es montré assez malin en ce domaine. Mais Henry m'a dit quels étaient tes vrais motifs. Les actrices. C'est ce que tu cherches, n'essaie pas de le nier. Tu aimes être en position de leur déclarer que tu peux leur trouver un rôle.

 

— Vous dites n'importe quoi, maman. Si seulement vous vous entendiez parler !

 

— Je ne veux pas qu'un membre de notre famille se couvre de ridicule, c'est tout. Ce sont presque toutes des traînées, et tu vas finir par attraper une saleté."

 

Mais Thomas, qui n'éprouve pour sa mère rien de plus ni de moins que pour la plupart des gens — à savoir un tel mépris qu'il les juge rarement dignes d'une dispute —, se contente de sourire. Quelque chose dans ces dernières paroles semble l'amuser, et ses yeux brillent froidement d'un souvenir intime. En fait, il pense que sa mère est tout à fait à côté de la plaque : car son intérêt pour les jeunes actrices, si fort soit-il, ne va pas jusqu'au contact physique. Il s'intéresse surtout à regarder, pas à toucher, et pour lui le principal avantage de sa nouvelle activité dans  l'industrie du film  est de lui donner un prétexte pour visiter les studios quand il en a envie. Il peut ainsi assister au tournage de scènes qui, à l'écran, offrent simplement un émoustillement innocent, mais qui, lors de leur élaboration, fournissent de sérieuses occasions au parfait voyeur."

 

 

Commentaire : Ici on a essentiellement un aperçu du machisme dans le milieu du cinéma.  Mais je crois que les choses s'améliorent, les femmes défendant de mieux en mieux leur condition, leur droit au respect.

Cela dit, un dessinateur ou un peintre ou encore un sculpteur, tous ces artistes pouvant se mettre au féminin, passent par la case voyeurs et voyeuses, sauf que cette démarche est consentie par les modèles. Les dessinateurs imaginent parfois, sans modèles précis, pour réaliser des dessins érotiques. Ils en ont le droit. Mais l'actrice, sauf dans le porno, ne consent pas, quant à elle. Elle est souvent chosifiée, prise en étau et donc il y a perversion à vouloir la voir dans des situations qu'elle refuse de montrer, de la part de ce genre de voyeur.   

 

♣♣♣

 

Écoute de la télé durant la pause café : j'entends les éloges sur la 5G. Finalité de la 5G : aller plus vite, être toujours plus réactif, avoir plus de captations de données (une sorte de voyeurisme) ; les médecins vont opérer le ou la patiente à 3000 km de distance, étrange... comme un monde d'absents où les gens ne vont plus se toucher que par machines interposées ; sans oublier les voitures téléguidées... sans conducteur : absent lui aussi, ex conducteur réduit à la passivité ; Les intelligences artificielles nous permettront de nous passer de nos propres cerveaux ; espérons un autre jour, un Demain pour la sagesse. Les éloges de la lenteur ne sont pas encore d'actualité dans les médias.

 

 

 

   

23:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)