Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/06/2018

Les chiens de la baie

 

 

 

 

chiensdlabaie.jpg

Les chiens de la Baie, roman policier de Thierry Declercq.

 

Il y a dans ce livre deux histoires de femmes qui vont s'entrecroiser et se répliquer, ces femmes se battent dans les eaux troubles du machisme d'hommes particulièrement violents, verbalement, et qui frappent aussi pour certains d'entre eux. Une autre histoire encore, en pointillé, celle d'un adolescent qui livre quant à lui un combat contre les chasseurs, dont fait partie son père, fervent tueur de renards et d'oiseaux et racornisseur de fils, fils qu'il ne cesse de tourmenter en fait et de violenter. Ces combattants anti bourreaux sont pris dans une tourmente telle que leur équilibre mental est mis à rude épreuve. Si bien qu'eux-mêmes risquent de s'embourber dans les méandres de sentiments virant à l'obsessionnel, comme ceux dont souffrent leurs bourreaux. Un cercle vertueux n'est pas envisageable dans ces histoires car les victimes sont tentées d'assouvir un désir de vengeance ; et du même coup, se muer en ces bourreaux qu'elles honnissent n'est pas impossible de leur part. Il faut lire le roman pour savoir ce qu'il en est à ce sujet. L'auteur, dans ces histoires terribles tient son lecteur la tête hors des eaux troubles, et en haleine, par les questions qu'il pose en filigrane, sociétales et autres. Et il y a sa tendresse, qui passe à travers un humour bienvenu et une poésie certaine.

07:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2017

Les rêves de la rose des vents ou de la rose à la boussole

 

C'est un livre que je dois lire à mon avis, il est écrit par une Russe arménienne qui  migra aux États-Unis en pleine guerre froide, alors qu'elle avait dix ans. Je vous laisse découvrir son nom, en suivant ce lien :

 

https://www.sfsite.com/08a/ro229.htm

05:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

06/10/2016

L'archipel d'un autre vie d'Andreï Makine

 

J'ai commencé à lire le livre vers 21 heures et en ai terminé la lecture vers trois heures du matin. Nuit presque blanche. Je l'ai lu sans fatigue, car je suivais la traque du fugitif ; cinq hommes au début de la traque le suivent sans relâche, transformés qu'ils sont par le système en prédateurs au-delà peut-être de leurs éventuels propres instincts de prédation, du moins en ce qui concerne la prédation d'un autre homme, sans que leur conscience ne les titille jamais pour d'aucuns autrement que par des cauchemars.  Car presque tous les personnages (hormis le fugitif qui est un être exceptionnel, et Vassine, un des poursuivants, qui l'est devenu après une expérience traumatisante), ont un pantin intérieur qui prend beaucoup de place, sinon toute la place pour les plus criminels d'entre eux ;  des sentiments comme la compassion, mais aussi d'autres, plus troubles, s'exacerbent  ou s'éveillent peu à peu dans le for intérieur de trois d'entre eux, qui risquent du coup, ils le savent, s'ils laissent se dévoiler par mégarde leur évolution, de tomber sous la coupe des deux  dont le "pantin" intérieur, que la peur et les désirs animent, les incitent à jouer jusqu'au bout le jeu d'une tragédie macabre pourvu qu'ils n'en soient pas les victimes. Ce jeu social perverti a mué ces deux-là en morts vivant, obéissant à une mécanique de destruction de tout ce qui peut obstruer la réalisation de leurs désirs primaires  de satisfaction immédiate et de carriérisme. 

 

 Grâce à ce livre... j'ai médité durant à peu près six heures  non seulement sans fatigue, mais bien réveillée,  surprise moi aussi quand les poursuivants cernèrent l'identité de leur proie ... 

 

vous avez aussi un "cours d'histoire" sur l'Union soviétique, Les État-Unis durant la guerre froide, et la bombe atomique qui les démange ; vous apprenez aussi beaucoup sur la taïga, cette immense zone de nature préservée où vivent des ours, des loups, des fauves peut-être aussi, toutes sortes d'animaux,  taïga qui est traversée par des cours d'eau aussi et l'océan pas loin. Les autochtones en ce pays froid de l'extrême Orient aiment les bêtes s'ils sont encore reliés à la nature et cependant en chassent pour se nourrir. Un des poursuivants, qui connaîtra ce que l'on peut appeler une rédemption,  attrape un poisson qu'il mange tout cru "avec chagrin et reconnaissance", autrement dit il se choisit mais aime l'animal qu'il dévore au-delà du goût culinaire : il l'ingère avec respect et reconnaissance. C'est pourquoi il n'y a pas risque de surpêche quand on revient à soi dans ce contexte ... on attrape la bête avec économie, selon le strict besoin alimentaire vital.   

 

 Le livre vient de paraître aux Éditions du Seuil. 281 pages. Pas si épais que cela mais très dense ! 18 euros que je ne regrette pas d'avoir dépensés.  

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)