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14/10/2019

Qui étaient les lètes ? ♣♣♣ Géo ♣♣♣ La petite Martyre de l'A10

 

Le salon du livre de Téteghem, s'il avait attiré un peu plus de monde, c'eût été mieux pour le porte-monnaie, cependant, grâce à une personne charitable, bénie soit-elle, nous avons vendu deux livres dans la journée. Une personne de notre connaissance, que Dieu la garde et nous garde tous, qui a pris deux livres en même temps et répond au doux prénom de Christine.

 

Et donc, pendant que mon ami s'est ennuyé ferme une fois cette visite  christolienne terminée, car plus personne ne vint vers lui ensuite (alors que son charisme d'habitude attire), j'ai opté quant à moi pour la marche.

 

Bonne option : mes jambes ont bien voulu m'amener jusque Uxem. Et là, j'ai parlé à des gens, quelques mots à droite à gauche, et je les ai sentis contents qu'une inconnue "à tête blanche" (dans le sens : cheveux blancs) leur adresse la parole amicalement.

 

Exemple :

 

— Madame s'il vous plaît, ce chemin est privé, où l'on peut y marcher ?

 

— Il est privé, madame.

 

— Heureusement que je vous ai vue, sinon j'y allais tout droit. Je peux photographier le cheval ? (la personne était dans l'enclos où il se trouvait).

 

— Bien sûr, allez-y.

 

— Merci.

 

Je prends donc le cliché du magnifique cheval blanc.

 

— Regardez ces deux-là, sur votre gauche, me dit la jeune femme.

 

— Ah ! ils sont supers.

 

Je prends alors la photo des deux ânes, oreilles battant au vent qui venaient vers moi, regard un peu effarouché mais plein d'amour. (Yoko  balance sa queue de contentement en ce moment, installé sur mes genoux : amitié gratuite des animaux, que l'on croirait habités par des anges.)

 

Je dis à la dame que ce n'est pas en voiture qu'on peut voir tout ce qu'un marcheur voit. Elle me répond qu'elle est d'accord.

 

Je la salue et me ravise, tel Colombo :

 

— Dites-moi madame, la voiture qui est dans le fossé, à quelques mètres d'ici...

 

— Oh ! ça fait trois semaines qu'elle y est.

 

—  Il n'y a pas eu de mort j'espère.

 

— Non.

 

— C'est le principal. Allez, bonne journée madame.

 

Voilà un exemple des quelques mots échangés avec une habitante d'Uxem. Je suis allée jusque l'église d'Uxem, qui était fermée. Rebroussant chemin, quelques autres mots échangés avec deux jeunes hommes.

 

— Bonjour. Excusez-moi (car je suis en train de couper la conversation qu'ils avaient entre eux) j'ai vu le panneau Zuydcoote, juste là. On est proche de la mer on dirait. ça fait combien de km ?

 

— Oh c'est juste à côté en fait.

 

Les jeunes gens pensaient que j'allais retourner chercher ma voiture. Mais non. Plus loin un jeune couple précise qu'il y a une dizaine de km. Je rebrousse donc chemin, disant au passage à mes interlocuteurs précédents que je ne me sens pas de faire dix km à pieds et que je vais donc prendre ma voiture.

 

Quand je reviens à Téteghem, où est garée ma voiture, j'en ai plein les pattes et écoute une émission sidérante sur France Culture, les jambes un peu relevées, qui me rappellent que je n'ai plus vingt ans. Il va tomber des cordes ensuite. La mer sera pour un autre jour.

 

Uxem, rime avec aime. L'histoire notamment des lètes à Uxem : étonnant. Wikipédia en parle ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Uxem 

 

♣♣♣

 

Géographie :

 

"Porter à connaissance du SAGE du Delta de l'Aa L'ensemble de la zone concernée par le SAGE du Delta de l'Aa est de type climatique océanique pur.

 

On peut tout de même distinguer 2 sous-zones : la façade ouest et la façade nord. La façade ouest concerne les communes situées à l'ouest de la ligne Calais-Ardres-Nordausques. Exposée aux vents marins dominants (Sud-Ouest), cette région enregistre parmi les précipitations les plus fortes du Nord Pas-de-Calais, avec une contribution importante des grandes perturbations atlantiques de septembre à décembre. Les écarts saisonniers de température sont sensiblement atténués. L'amplitude quotidienne est également réduite.

 

La façade Nord concerne toutes les autres communes du SAGE. L'absence de relief explique bien le niveau modeste des précipitations (moins de 750 mm par an), avec toutefois un maximum encore très net en automne, caractéristique du climat littoral. Les vents marins de direction Nord-Est sont moins fréquents que le Suroît (vent du Sud-Ouest) du Boulonnais : l'amplitude thermique annuelle s'accroît entre 13,5 et 14 oc à l'abri des Monts de Flandres où les maxima estivaux atteignent déjà 22 oc (contre 20,5 °C sur le littoral).

 

En plaine de Flandre Maritime, l'humidité vient du sol et non des précipitations. Août bénéficie des ciels les plus dégagés (juin l'emporte toutefois pour la durée d'ensoleillement, avec ses journées plus longues). C'est aussi au cours du mois d'août que les pluies sont les plus brèves mais février reste le mois le moins arrosé. En tête des mois les moins favorables, on trouve décembre et janvier : journées courtes, ciel couvert à 80%, durée des pluies atteignant deux fois celle des mois d'été.

 

On peut noter que Bonningues-les-Ardres détient le record de température la plus froide de la région Nord-Pas-de-Calais avec -23,5 oc le 08 janvier 1985.""

 

Intégral :

 

http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/EXPLOITATIO...

 

 

Le lien ne fonctionne pas. Tapez sinon dans le moteur de recherche : Préfecture du Pas-de-Calais SCHEMA D'AMENAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX DELTA DE L'AA PORTER A CONNAISSANCE juillet 2001

 

♣♣♣

 

La petite martyre de l'A10 :

 

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/une-histoire-partic...

 

La partie deux du documentaire de la petite Inass  se trouve sur cette page :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-parti...

 

Si mes souvenirs sont bons, il n'était pas loin de 14 heures quand j'ai pris l'émission en cours en rentrant dans ma voiture, après la marche d'Uxem.  Il devait rester dix minutes de documentaire. Je n'avais jamais entendu parler de ce drame auparavant.

13/10/2019

La Scarpe

 

Je suis allée jusque la rivière qui s'appelle la Scarpe. J'étais à Vitry en Artois. Immense moulin et écluse, maison à allure de château, qui doivent donner beaucoup de travail à leurs propriétaires : Réfection des toits, des murs, des plafonds, de la robinetterie.

Vie idéale pour moi et pour la planète : plusieurs chevaux tirant une roulotte.

Trop de sédentarité qui plus est, peut être dangereux. Quand on s'incruste quelque part qui sait ce qui peut arriver... cela peut devenir kafkaïen.

 

Pas de risque de cet ordre évidemment concernant les lieux saints.

 

Mais tant que nous ne le sommes pas encore ... prudence. Voyageons sain.

 

Au bord de la Scarpe, j'ai parlé avec un pêcheur qui regardait le moulin, impressionné. C'était la première fois qu'il s'adonnait à son loisir en ce lieu, m'a-t-il dit.

J'ai photographié le moulin ; j'ai trouvé élégant de lui demander la permission de le  photographier. Cela lui a fait plaisir. Il souriait.

 

Remontée sur le pont, je le voyais au loin, tout petit, et lui ai fait signe au-revoir. Plus loin sur le pont, un jeune homme très gentil m'a donné la permission de photographier son chien. Pudique, il baissait la tête vers le chien : un Terre Neuve. Le chien mettait en valeur la pudeur du maître, prise en photo aussi.

 

Puis j'ai rangé l'appareil photo pour la journée.

 

05:33 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

06/10/2019

La télé : Vidocq et Roxane ♣♣♣ Les deux philosophes face à la PMA

 

 Cohen le journaliste. Hier après-midi je l'écoute commenter Vidocq et Roxane, des personnages sado masochistes,  pervers et  branchés sexe. Le journaliste Cohen commente, l'œil pétillant, ce côté amoral qui (d'après ce que j'ai compris), rend le feuilleton intéressant de son point de vue.

  Roxane seule serait amorale selon moi dans ce feuilleton (presque joufflue, très belle) poussant le jeu amoureux sado maso très loin, au bord du passage à l'acte.

Elle est amorale dans le sens où elle veut satisfaire un désir égoïste de possession, ce qui est le grand travers de nombre d'enfants (ce jouet est à moi etc.). Sensualité et jouissance sont à la clé : le jouet est ravissant mais on s'en lasse à la longue.

L'adulte entrant en jeu, il y a prise de conscience du problème et on se retrouve dans la situation plus sophistiquée :

"Je t'aime, en même temps, je te hais."  "Je t'aime" réponse : "moi non plus" ; quelque chose du genre "je souffre de te trouver à mon goût et de te désirer, mais te désirer, en même temps, est tellement jouissif que je craque et c'est si délicieux de craquer".

 

Prenons du recul. Voir par exemple des a moraux comme le sont fascistes et nazis : des gens ennuyeux.

S'imaginer un nazi au physique plaisant (un joufflu genre Presley pour certain(e)s) : la question est : je craque de désir ou pas ?

Même sachant que le gars, avec sa "gueule d'ange", est un nazi ?

Un combat s'engage à moins qu'il n'y ait pas besoin de combat : je suis au-delà de la résistance, étant naturellement plus spirituelle qu'enclin(e) à ne me fier qu'au physique (je crois que ce naturel-là s'acquiert avec la maturité). Ou encore : douleur de s'apercevoir que l'on a quelque chose de nazi en soi (que donc on est malade) du fait que l'on craque : les "barrières morales" sautent.

Dans le cas de Vidocq et Roxane, je pense que les physiques sont secondaires. L'histoire d'amour se passe entre deux personnalités qui se détestent mais s'attirent à cause du charme peut-être que la mort revêt pour eux. Il y a un mystère en fait dans ce genre d'attirance. Pourquoi être attiré par la mort par exemple ? Parce que l'inconnu attire ? On pense y trouver du repos ?

 

Cela dit mon torticolis m'oblige à prendre un repos relatif... non définitif je veux dire.

 

♣♣♣

 

Toujours à la télé hier, j'ai entendu deux philosophes s'exprimer sur la PMA.

Je crois qu'il s'agit pour la femme de pouvoir mettre un enfant au monde sans la présence du géniteur auprès de l'enfant, d'après ce qu'en ont dit les philosophes. Toutefois, un père adoptif peut se trouver dans les parages de la femme en question.

 

L'un dit qu'il ne voit pas en quoi la PMA poserait problème à la médecine, qui est aussi là pour améliorer la condition des gens. En l'occurrence ici, des femmes. À l'argument : "l'enfant a besoin de la figure paternelle", il répond que l'enfant devra la conquérir cette figure du père en passant notamment par la spiritualité et en se choisissant un père par exemple parmi les philosophes. Donc ici on se passe de l'affection du père, pour aller droit au spirituel ?

Le père, c'est aussi le toucher. Le souvenir que j'ai de mon père est qu'il m'emmenait faire des promenades non pas pour des touchers illicites, mais en me donnant la main. Ou en tenant ma selle de vélo et me touchant dans le dos, au début, pour me lancer.

Cela quelqu'un d'autre peut le faire : un aîné dans l'entourage, un grand frère. Pas spécialement le père. 

Focaliser sur le géniteur est peut-être en effet une erreur.

 

L'autre philosophe demande à la femme de fournir l'effort spirituel. Pour lui, la médecine n'est plus dans son rôle, elle entre dans le domaine des apprentis sorciers avec la PMA. Donc l'effort sur soi n'est plus demandé à l'enfant, mais bien à la femme.

La femme qui ne peut pas biologiquement procréer doit faire effort pour surmonter cette frustration quasi animale et aller plus loin.

 

Simone de Beauvoir ne disait-elle pas que la femme ne doit pas être réduite à la procréation ?

Si elle peut biologiquement et en a le désir, qu'elle soit mère ; si elle n'en n'a pas le désir, qu'elle écoute ce désir de ne pas en avoir sans culpabiliser ; si elle veut un enfant mais ne peut pas...

que dirait Simone en ce cas ? Je ne sais pas.

 

Mais le philosophe qui est contre la PMA demande sûrement à la femme dans cette situation de dépasser cette frustration, étant contre la PMA.

 

Selon l'un ou l'autre philosophe, l'effort d'acceptation puis de transcendance est demandé pour l'un, à l'enfant, pour l'autre, à la femme.

 

Celui qui est pour la PMA est sensible à la souffrance des femmes. Pour lui, les femmes dans l'inégalité face au processus de procréation, c'est inacceptable.

 

Pourquoi ?

Peut-être parce qu'il a déjà assisté à des scènes d'humiliation entre femmes : celles qui peuvent et celles qui ne peuvent pas.

Des femmes qui ont oublié Simone, selon qui, en tout cas, une femme ne doit pas se réduire au rôle de reproductrice ; un enfant, il faut être plusieurs femmes et hommes pour l'éveiller.

 

beau.jpg

 

Ce que j'en pense ?

En vrac, ce qui me vient :

Ceux qui ont la chance d'avoir des parents qui les aiment doivent prendre soin d'eux et savourer leur chance.

Il existe des parents qui n'aiment pas leurs enfants, étant probablement restés enfants eux-mêmes ou je ne sais pour quelle autre raison, ceux-là doivent recevoir assistance morale, enfants comme parents, parents comme enfants. ♫♫♫ Etre l'enfant/maman de sa maman/enfant par exemple, est trop lourd pour un  enfant.

La question parentale se complique encore avec la PMA.

La PMA reflète pour moi une sorte d'hystérisation (masculine et féminine), ou une focalisation malsaine sur l'enfant "pour faire comme tout le monde", sinon je suis rejeté, à moins que ce soit autre chose encore, que l'on ne dépasse pas l'instinct de couver un bébé etc., ce qui peut être un instinct très fort, et qui manifestement fait souffrir s'il est frustré. 

La planète regorge d'enfants. Les voir de loin, dans mon cas, me convient. Le destin ayant voulu que, ma préoccupation est de rester dans la bienveillance, en dépassant autant que possible le mépris de l'autre. Je me passe des enfants et je trouve très bien que des parents aimants soient heureux d'avoir beaucoup d'enfants autour d'eux.  Mais s'ils sont vraiment heureux, alors ils ne se valorisent pas par rapport à cela tout le temps sans plus s'intéresser à autre chose qu'au fait d'avoir le statut de parent, qui les mettraient plus "haut" que ceux qui n'ont pas ce statut. Savourer sa chance tranquillement donc, sans nuire à personne. 

Le problème sociétal est : pourquoi ceux qui n'en n'ont pas sont rejetés ?

C'est sans doute ce qui provoque "l'hystérisation" autour des enfants et aboutit à la PMA. 

 

Les responsabilités sont donc partagées.

Médecins justiciers qui veulent réparer une injustice ou qui veulent de l'argent en exploitant ce problème ?

Les deux coexistent peut-être.

 

Et même avec les meilleures intentions humanistes du monde, attention.

 

Les magnifiques moines bouddhistes et chrétiens prient pour les parents et enfants des autres. Ce sont sûrement les plus grandes personnes d'entre nous.

 

Quand la fatalité se fait belle :

 

https://youtu.be/pIkFea5aO1g

 

 

 

 

 

 

 

07:41 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)