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02/12/2018

Récapitulatif d'une écologiste anonyme

 

Écologiste par nature je ne suis pas contre une mouvance des gilets jaunes, celle qui revendique une meilleure qualité de vie, que l'on cesse de fermer les hôpitaux, le droit aux soins pour tous, au logement pour tous, à la nourriture pour tous.

 

La semaine passée, voyant que des gilets jaunes bloquent le rond point, moi qui aime faire du vélo, je pense tout de suite à faire des courses plus légères et en vélo. Ayant quitté le rond point bloqué, je me suis rendue à Liddle où une parka jaune semble m'attendre, à ma taille et seule dans le rayon, prix raisonnable, chaude à souhait et jaune, couleur qui va me permettre d'être visible sur mon vélo. Par la suite, Patrick m'a signalé que les bandes gris foncé ne sont pas visibles la nuit, la parka ressemblerait donc plutôt à celle d'un pêcheur en mer.

  Je fais des découvertes avec cette fameuse parka.

J'assume ce jaune, me référant à la mouvance des gilets jaune qui ne veulent pas payer seuls la transition écologique.

Première réaction la semaine dernière avec la parka sur le dos : une caissière d'Auchan qui me dit que je manifeste à ma manière, toute seule.

Deuxième réaction pas piquée des hannetons : là où j'ai acheté la parka, hier, un homme me tend un sachet pour la nourriture solidaire. À la sortie, quand je lui tends le sachet lestée de nourritures diverses, il me demande si j'ai bien payé cette nourriture. Pff !

troisième réaction avec la parka jaune, (légèrement zébrée de gris foncé, réparti sur le haut du vêtement.) Me rendant en vélo à Auchan, je passe sur le pont, où je vois un jeune homme accompagné d'un autre. L'un d'eux me sourit avec insistance et s'écrie : "Bravo madame, tous en jaune !"  Allure Gavroche sympathique. Puis, à la sortie du magasin une dame en gilet jaune m'interpelle en riant tandis que je pars avec mes emplettes :"Il est beau votre gilet jaune !"

Sympathique visage elle aussi. Entre ces deux instants, dans le hall de la galerie commerciale, un homme de la nourriture solidaire m'a regardée en faisant la tête et ne m'a pas tendu de sachet pour la nourriture solidaire.

Ce matin, "coursette pour une baguette". En vélo, donc, parka jaune enfilée. Un groupe de cyclistes passe et le garçonnet dit "Gilet jaune !" de façon neutre comme s'il me disait "je t'ai vue" ; au magasin au sein du petit groupe distribuant des sachets pour la nourriture solidaire, un homme mime en me regardant une mimique traduisant la crainte, ses copines gloussent leur mépris et je ne reçois pas de sachet à remplir. Zut.

L'écologiste que je suis, toujours courageuse, ne renie pas sa parka.

Je dis cependant : — Amis gilets jaunes, n'oublions pas de réclamer des bus à énergie saine, des stations de train à ré-ouvrir, plus de lignes à remettre en service...  rouvrir les services hospitaliers, faire du logement sain, et pour tous... travailler intelligemment sans polluer.

J'ai vu à la télé que des faux gilets jaunes auraient pillé une entreprise, l'on risque de ce fait de mettre au chômage des personnes. Ce sont des faux car se décrédibiliser à ce point n'est pas normal. Les gilets jaunes ont donc de sérieux ennemis, prêts à tout pour casser ce mouvement de justice sociale.

 

 

 

 

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24/11/2018

La pub de ce matin

 

La pub de ce matin m'incite à me positionner par rapport à la publicité. C'est vrai que certaines peuvent contenir un humour appréciable, d'autres, une poésie même, par un choix de personnage sublime ; par contre la pub vue ce matin, avec la jeune fille, si jolie soit-elle, qui enfile les bagues et fait ensuite une mudra... ça c'est pervers messieurs dames, car c'est associer une philosophie de vie spirituelle au consumérisme. En détourner le sens. Dévier.

 

Pour le bien être de la planète, voilà ce  qui tombe sous le sens : des énergies saines pour les voitures, et moins de voitures quand même, remplacées par des bus à énergie saine, afin que ceux qui ne sont pas fans d'automobiles puissent aller au travail eux-aussi.

 

Ajouter des péniches à énergie saine afin de faire moins d'autoroutes détruisant le paysage, mais des canaux, qui au contraire embellissent le paysage. Ainsi les villages ne sont plus traversés par trop de camions... mais par une rivière. Donc on remet de la beauté avec les reflets d'eau et tout ça... les canards, les signes... vous voyez... de la vie en somme.

Et enfin, fini la pub, "pub is over", afin de donner un coup d'arrêt au consumérisme. Nous tolérerons une réclame citoyenne pour un produit sain qui gagne à être connu. Réclame sans humour ni même poésie, mais toute carrée, comme une info positive... afin de contrer le pervers qui ne demande qu'à s'immiscer dans le contexte de la réclame.

Telle est l'ordonnance de la reine ce matin ; en effet, tout citoyen et toute citoyenne bienveillante à l'égard d'autrui, se mettant au service de quelque chose de noble mérite de se vivre en soi, comme une reine ou un roi.

N'est-ce pas plutôt cela la philosophie bouddhiste ?

Saperlipopette. Foin de la poudre de perlimpinpin.

 

 

 

 

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23/11/2018

Lu hier sur l'Avenir de L'Artois et vu à la télé

 

Lu hier sur L'avenir de l'Artois, un article à propos de Sylvain Bachimont. D'abord expulsé d'une friche de la SNCF, qu'il squattait depuis trois ans, il est ensuite expulsé d'un terrain au bord du canal qui appartient à la clinique de l'Artois. L'établissement médical a demandé et obtenu son expulsion. Résultat en sus : une amende de 183 757 euros, pour occupation illégale. 

 

Ce matin, j'ai suivi un reportage sur le réchauffement climatique : le processus de délocalisation ou migration obligée des réfugiés climatiques a déjà commencé, notamment au Bangladesh.

On leur envoie à eux aussi des tractopelles pour détruire leurs cabanes, comme pour les SDF qui essaient de survivre en construisant une cabane.

Un responsable du Bangladesh a déclaré que les Européens ne parviendraient pas à faire baisser les émissions d'hydrocarbures au train où vont les choses.

 

Le dénominateur commun des deux reportages  est l'individualisme ; l'égoïsme culmine à des hauteurs vertigineuses et des innocents en sont les victimes. Au bout du compte, cela fera tomber de haut beaucoup de monde.

Les victimes comme Sylvain Bachimont et les réfugiés climatiques ont contre elles les bourreaux inconscients et inconséquents que sont les égoïstes.

Les innocents paient en premier pour l'industrialisation menée tambour battant depuis deux siècles.

Le partage plus équitable est la seule option possible car ce ne sont pas aux petits seuls de changer leurs habitudes ;  ceux qui alimentent un système à fabriquer de gros consommateurs pleins d'addictions doivent changer de mentalité pour l'option partage plus équitable. Voilà. Il ne peut pas en être autrement.

 

 

12:24 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)