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12/11/2020

SPA

Des maîtres qui dressent mal leur animal et le rendent dangereux, il y en a sûrement beaucoup. Les animaux sont aimants pour la plupart, mais un mauvais dressage peut mener au désastre, comme une mauvaise éducation pour un enfant. Le chien Curtis, serait un de ces chiens mal dressés, à moins que ce dernier ne souffre de troubles neurologiques, qui ne lui auraient pas permis de reconnaître la malheureuse jeune femme.

 

 

J'ai sous les yeux une bande dessinée qui parle de la SPA, créée en 1845 ; où j'apprends à la fin de l'album combien les animaux ont été mis à contribution durant la première guerre mondiale. Les chevaux, trop visibles en raison de leur taille, ne pouvaient circuler dans les tranchées, alors on employa des ânes, des mules, des poneys pour y travailler, sur le front, tandis que les chevaux étaient affectés avec les bœufs au transport de charges plus lourdes, à l'arrière.

 

 On employa 20 000 chiens pour prendre part aux opérations, dressés pour ne pas aboyer et ne pas attirer l'attention en général. Il faut avoir une grande connaissance des chiens pour arriver à ce résultat.  

 

Sans oublier les pigeons voyageurs pour transporter les messages du front à l'arrière,  et inversement. Dont un certain volatile nommé Vaillant, devenu célèbre.

 

Par contre les chats seraient plutôt des anarchistes car ils ne se laissent pas dresser. Ils  ont aussi leur charme. Il faut de tout pour faire un monde... 

 

 

09:41 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2020

Lu ce matin ♣♣♣ La méprise en question... ou le mépris ?

 

"ILA SOEUR SIMPLICE

 

 

Les incidents qu'on va lire n'ont pas tous été connus à Montreuil-sur-Mer, mais le peu qui en a percé a laissé dans cette ville un tel souvenir, que ce serait une grave lacune dans ce livre si nous ne les racontions dans leurs moindres détails.
Dans ces détails, le lecteur rencontrera deux ou trois circonstances invraisemblables que nous maintenons par respect pour la vérité.
Dans l'après-midi qui suivit la visite de Javert, M. Madeleine alla voir la Fantine comme d'habitude.
 
 
Avant de pénétrer près de Fantine, il fit demander la sœur Simplice.
Les deux religieuses qui faisaient le service de l'infirmerie, dames lazaristes comme toutes les sœurs de charité, s'appelaient sœur Perpétue et sœur Simplice.
 
 
La sœur Perpétue était la première villageoise venue, grossièrement sœur de charité, entrée chez Dieu comme on entre en place. Elle était religieuse comme on est cuisinière. Ce type n'est point très rare. Les ordres monastiques acceptent volontiers cette lourde poterie paysanne, aisément façonnée en capucin ou en ursuline. Ces rusticités s'utilisent pour les grosses besognes de la dévotion. La transition d'un bouvier à un carme n'a rien de heurté ; l'un devient l'autre sans grand travail ; le fond commun d'ignorance du village et du cloître est une préparation toute faite, et met tout de suite le campagnard de plain-pied avec le moine. Un peu d'ampleur au sarrau, et voilà un froc. La sœur Perpétue était une forte religieuse, de Marines, près Pontoise, patoisant, psalmodiant, bougonnant, sucrant la tisane selon le bigotisme ou l'hypocrisie du grabataire, brusquant les malades, bourrue avec les mourants, leur jetant presque Dieu au visage, lapidant l'agonie avec des prières en colère, hardie, honnête et rougeaude."
 
Commentaire :
 
Je n'ai pas du tout la même expérience que Victor dans mon entrée en contact avec les religieuses. Je n'en ai pas rencontré style Sœurs Simplice et Perpétue, proches de la Marthe des  Évangiles. Celles que j'ai rencontrées, vers quatre ans, n'étaient pas beaucoup plus grandes que moi de taille, pas naines, mais pas loin. Sauf Louise, et la directrice, un peu plus grandes. Elles étaient menues.  Par ailleurs, point de vue comportemental, elles étaient délicates mais je ne vois pas cela lié à leur physique.
 
Je vois du mépris chez Hugo concernant les Sœurs dont il parle. Il utilise à leur égard le mot "rusticité", faite pour les grosses besognes. Dans la vie réelle on voit des personnes de tous les genres physiques, fluets compris, accomplir "de grosses besognes" ingrates. Comme quoi, Hugo n'était pas si humaniste que cela au fond. Emporté par les mots, il arrive qu'on se trahisse, tant on est sûr de soi. Mais il n'y a pas que du mauvais chez cet écrivain, bien entendu. Il dénonce notamment la famine etc. et cela est tout à son honneur.
 
Etre taiseux a cet avantage que les mots ne vous emportent pas là où une forme de bêtise peut être détectée en vous. Mais il faut se lancer dans la vie, et oser parler, quitte comme Hugo à se prendre une gamelle parfois, s'apercevoir quelque temps après la  "grosse commission", que l'on n'est pas aussi intelligent qu'espéré. On évolue, l'intelligence arrive peu à peu comme le jour se lève, chassant les mauvais rêves. 

 

 

 

https://www.ibibliotheque.fr/les-miserables-victor-hugo-h...

 

♣♣♣

 

Dans le journal l'Avenir de l'Artois, une jeune libraire montre un livre de Marie Darieusecq, la mine mi-figue mi-raisin, à cause du contexte de confinement. Si la libraire avait montré le livre d'un auteur ou d'une auteure inconnus des médias, comme moi par exemple, qui ne suis pas mécontente de mon premier livre, (le deuxième est en cours), je l'aurais trouvée plus sympathique.

 

 

What else ? Sur une autre page de ce même journal, que vois-je ? Un homme, syndicaliste et surveillant de prison dénonce ce qu'il croit être une injustice. Les visites au parloir continuent, à son grand dam. Il allègue la crise sanitaire, et aussi le fait que lui et les gens non taulards ne peuvent pas voir les leurs, alors que les prisonniers, si, pour dénoncer cette terrible injustice.

 

No comment.

 

 

Et que vois-je plus loin ? des parents d'un enfant atteint d'autisme sont harcelés par des voisins, sans doute "pro-théorie culpabilité des parents" à mon sens, qui appellent donc la police à tout bout de champ quand l'enfant est bruyant, croyant bien faire. Ce qui dézingue les malheureux parents, déjà suffisamment éprouvés. Les voisins zélés doivent les prendre pour des parents maltraitants, mais à la longue, ils auraient dû comprendre leur méprise et plutôt proposer leur aide. À quand la fin des sectes ? À quand un réel humanisme ?

J'ai besoin d'une pause, là. À demain.  

12:12 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

04/11/2020

De l'importance de la prise de recul

La vie quand on a du recul, propose des leçons de philosophie tout le temps; mais les désirs de l'ego aveuglent quand on n'est pas averti, autrement dit cultivé,  ou éduqué par des gens bienveillants. Parfois la prise de recul se fait toute seule. Dès que l'agression d'une personne envers une autre est trop forte, il peut arriver que l'impression de rêver gagne la personne agressée, on parle d'une impression d'irréalité, au point de déréaliser parfois. Mais cela n'est en fait pas un inconvénient. Il paraît que la chose est courante à la perte d'un être cher. On peut alors se voir "au-dessus de soi". Prise de recul instantanée, qui ne demande aucun travail de philosophie pour le coup. La chose m'est déjà arrivée d'ailleurs, lors d'une agression et cela m'a permis de garder un  sang froid qui a contribué à sauver ma peau, à aider mon sauveteur à me sauver la peau, dirons-nous. J'ai aussi connu la colère, dans des situations moins urgentes mais odieuses, et je sais que se mettre en colère n'est pas top. Mais il vaut mieux qu'elle éclate si la prise de recul a été impossible, plutôt que de contracter une colère rentrée, qui peut macérer durant des années, car à voir la violence du monde on dirait que des colères rentrées implosent soudain chez tout individu, politique ou autre qui commet ces violences. 

 

La prise de recul est un cadeau du ciel. Le recueillement permet cela, comme le pouvoir de se concentrer sur un travail qui plaît, savoir relativiser...  méditation, ou philosophie... autrement dit, acquérir la réflexion et l'approfondir peu à peu, juste en sachant observer, écouter.

 

Dans le reportage que j'ai regardé hier après-midi, concernant l'affaire Grégory, cette prise de recul a cruellement manqué aux belligérants.

 

Si j'ai bien compris, un jeune couple aurait suscité inconsciemment la jalousie de l'entourage, de par le fait à mon avis de correspondre pile poil à ce que le système demandait d'eux. Leur physique plaisait, du moins à la bourgeoisie (on s'en rend compte par les propos indirectement élogieux des journalistes et des magistrats à l'égard des Villemain, fantasmés par eux comme le couple Alain Delon/Romy Schneider de la localité, et gratifié, cerise sur le gâteau, d'un enfant au minois souriant).

 

S'il y avait eu prise de recul (après prise de conscience), de la part des uns et des autres, il n'y aurait pas eu de jalousie et donc pas d'ennemis.

La prise de recul peut se faire en se posant des questions, tout simplement. Qu'est-ce que la réussite, par exemple. Est-ce que la réussite est de correspondre absolument à ce que les autres, dominants ou pas,  demandent de vous ? à leurs critères essentiellement ?   Etre soi même, assumer son amour pour un enfant, même s'il n'est  pas parfait (mais est-il parfait celui qui juge qu'il l'est ?) cela ne vaut-il pas mieux ?

 

Les gens de loi et les journalistes décrètent que les Laroche ne pouvaient qu'être jaloux en comparant Grégory à leur enfant. Journalistes et magistrats ne prennent pas en compte la dimension de l'amour. L'amour rend non pas aveugle mais voyant, il peut vous montrer un enfant jugé imparfait par les autres, comme très beau.

Seuls comptent à mon sens, pour ces journalistes et magistrats entendus dans le reportage d'hier, les critères auxquels il faut correspondre pour être bien considéré. Dès lors, ils manquent eux-mêmes d'imagination et de philosophie. Et ceux qui ont tué Grégory n'avaient pas non plus de recul par rapport au modèle sociétal imposé. Ne serait-ce qu'un peu d'ironie, un peu d'humour. Pas l'humour qui écrabouille bien sûr, mais plutôt celui qui permet de se mettre à distance, de rire gentiment un peu de soi-même pour mieux ensuite avoir de la considération pour soi-même, tout en douceur, sans orgueil autrement dit, sans arrogance.

 

04:12 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)