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07/10/2020

Le cerveau mis à nu ♣♣♣ L'horloger ♣♣♣ "toujours plus vite"

Extrait :

 

"Derrière son individualisme affiché, notre époque se caractérise par une présence obsédante du collectif dans la vie de chacun. Jamais le contrôle social n’a été aussi étroit et la manipulation idéologique des masses aussi efficace, la surveillance par les moyens technologiques aussi poussée. Freud dit que l’intériorisation accrue des interdits et le contrôle accru de la violence dirigée vers l’extérieur se traduisent par une explosion des névroses individuelles parce que cette violence est introjectée. On emploierait de nos jours le terme de désordres ou de troubles psychologiques. Que dire de cet homme qui, seul sur son balcon au cinquième étage, chez lui, porte un masque sur le visage ? Ou de cette femme qui promène son chien dans une rue complètement déserte, à 6 heures du matin, le masque sur le visage ? L'impact psychologique et sociétal du dernier Coronavirus qui a provoqué la pandémie actuelle dépasse de loin son impact physique, et nous n'avons pas encore pris la vraie mesure des comportements en train de se modifier, ni des nouveaux schémas de pensée qu'ils favorisent."

 

Intégral, ici :

http://www.cefro.pro/archive/2020/08/26/pulsion-et-compor...

 

Autre analyse à propos du cerveau, non plus quand il y a lésions de certaines parties de celui-ci de façon accidentelle ou quand l'altération a une origine extérieure,   mais lorsqu'il vieillit :

http://www.cefro.pro/archive/2020/09/29/le-cerveau-vieill...

 

Commentaire : le sentiment de Dieu, de la présence bienveillante ou qui interpelle notre bienveillance, ce sentiment de présence, donc, d'accueil, persiste-t-il ? et de ce fait, jugule la maladie ou la transforme en un voyage vers le ciel après avoir déposé des bagages trop lourds. Pensons-y.

 

♣♣♣

 

L'horloger :

 

https://youtu.be/Fmxz8GPBv6I

 

♣♣♣

 

Toujours plus vite "pour faire une bête". Et si le message était au bout de l'épreuve des bêtes et des hommes, de ne plus manger de viande ?

Boire du lait... bonne idée :

 

https://youtu.be/Me_MybqyPWs

 

 

18:03 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

06/10/2020

Le sang des bêtes

J'en suis à la page 349 de Testament à l'anglaise de Jonathan Coe.

 

Parmi la riche famille Winshaw, deux personnes échappent au cynisme, à la cruauté, ou encore au crime direct ou indirect : Tabitha, que son frère fera interner durant de longues années, et Godfrey, qui se fera assassiner par ce même frère.

 

Dorothy est une Winshaw qui n'échappe pas à la cruauté. Elle l'exerce particulièrement contre les animaux, au nom de sa foi dans le progrès, la technologie, la science.

 

Extrait, page 345, Testament à l'anglaise :

 

 

" Dorothy croyait fermement à la recherche et au développement, et au cours des années le Groupe Brunwin, s'assura une réputation d'innovation technologique, en particulier dans l'élevage des poulets. Voici quelques-uns des problèmes qu'elle avait cherché à résoudre :

 

1. AGRESSIVITÉ  :

 

Les poulets de Dorothy étaient abattus à sept semaines (à environ un quinzième de leur longévité naturelle). Ils étaient élevés avec pour chacun un espace de vingt-cinq centimètres de côté. Entassées de cette façon, les volailles se donnaient des coups de bec et parfois se dévoraient entre elles.

 

2. SOLUTION :

 

Après avoir expérimenté des lunettes rouges spéciales fixées sur les becs (ne distinguant plus les couleurs, les poulets devaient ainsi être incapables de picorer les crêtes rouges de leurs voisins), Dorothy les avait ensuite remplacées par des œillères, pour plus d'efficacité. Mais cette solution était encore trop encombrante, et elle avait alors songé à une méthode pour couper les becs. Elle avait d'abord opéré avec une lampe à souder. Mais bientôt ses techniciens lui proposèrent une petite guillotine équipée de lames chaudes. C'était assez efficace, mais les lames étaient parfois trop chaudes, et provoquaient des cloques dans la gorge ; de plus, comme il était nécessaire de couper une quinzaine de becs par minute, une précision parfaite n'était pas toujours possible, et il y avait de nombreux cas de narines brûlées et de têtes mutilées. Les terminaisons nerveuses endommagées du bec se rabougrissaient en entraînant de douloureuses névrites chroniques. En dernier recours, Dorothy fit diffuser de la musique douce dans les batteries. Manuel et son orchestre montagnard était son choix de prédilection."

 

Commentaire : va suivre une longue série de tortures infligées aux volailles. Ne plus manger de viande, un idéal pour moi non encore atteint puisque je mange encore de la volaille, justement, et malheureusement. Il faudrait arrêter petit à petit, de moins en moins, voir la réaction de l'organisme. En ce qui concerne les enfants, on n'ose toujours pas les priver de viande complètement en général. Il faudrait voir du côté des bouddhistes pour prendre conseil à ce sujet.     

 

22:43 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

Nous les femmes

 

Oh yes, I am wise
But it's wisdom born of pain
Yes, I've paid the price
But look how much I gained
If I have to, I can do anything
I am strong
I am invincible
I am woman

 

 Oh oui, je suis sage

Mais c'est une sagesse née de la douleur

Oui, j'en ai payé le prix

Mais regarde combien j'y ai gagné

Si je le dois, je peux tout faire

Je suis forte

Je suis invincible

Je suis une femme

 

~ Helen Reddy and Ray Burton

 

Ici, un homme qui rit de sa faiblesse... rire de soi peut faire du bien, tout dépend comment l'on s'y prend. Lui, il se distancie de sa propre petitesse. Voilà du second degré.. 

 

15:19 Publié dans Poésie, vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)