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27/11/2009

Petite note au passage

Balzac est évidemment un observateur très attentif de son époque, malgré tout il ne voit rien venir en terme de droits de la femme. Hugo était nettement plus sensible à ce sujet, quoique pas toujours (quand il fait par exemple des descriptions physiques plutôt pointues de femmes, il se montre parfois assez sélectif tandis que Balzac est plus élégant).

L’auteur de La Peau de chagrin analyse en profondeur les tourments de Raphaël, auquel il semble parfois s’identifier quelque peu mais, tiens donc, ce personnage impute aux femmes la responsabilité de ses déboires auprès d’elles, sans se remettre en question le moins du monde. Par ailleurs, je note que l’écrivain emploie parfois ces termes qui sentaient je suppose plus que jamais le soufre en cette période de l'histoire :"l’homme supérieur", quand Raphaël parle de sa personne par exemple ; par cela il entend "simplement": l’homme qui a étudié. Le jeune homme se considère en effet supérieur à d’autres hommes socialement beaucoup plus élevés que lui, mais sots dit-il en raison de leur comportement ou/et de leur ignorance patente. J’en déduis quand même au passage qu’à l’époque il ne faisait déjà pas bon avoir certains soucis de santé. 

Cet auteur est néanmoins à mes yeux un génie de l’écriture, il n’a pas son pareil pour évoquer en filigrane l’histoire tragique de ce Paris dans lequel ses personnages, dont la condition est toujours pathétique, évoluent. Il nous dévoile leurs âmes tourmentées et nous les suivons dans tous les coins de la ville. Voyage spatio-temporel imprégné de la première touche fantastique car il y a un talisman dans l’histoire. 

 Vous l'avez décidément compris cette note était à propos de La Peau de chagrin de Balzac, en cours de lecture.

 

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19/11/2009

Kriss Graffiti

C'était dans les années 2002/2004, j'écoutais "Portraits sensibles" de Kriss Graffiti avec beaucoup de plaisir. Ce soir je viens d'apprendre que Kriss a décédé ce matin. Sa voix joyeuse et suave qui incarnait bien une certaine jubilation communicative, je l'entends encore.

Je t'embrasse Kriss. 

http://www.le-media.fr/kriss-voix-memorable-de-france-int...

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02/11/2009

À propos de l'Aztèque

L’Aztèque, personnage du livre intitulé Azteca de Gary jennings, a quand même le mérite de ne pas employer la langue de bois ; il est franc, carré, forcément indélicat, par moment assez stupide, surtout avec certaines femmes. Fruste et bourré de talents, tout cela à la fois ; doué pour les langues, le dessin etc. C’est un homme qu’on dirait réac aujourd’hui, politiquement incorrect. Il ne croit pas au métissage des peuples par exemple. Vu l’écroulement soudain d’un monde dans lequel il se sentait parfaitement dans son élément et la violence des intrus, on peut comprendre ce genre de réaction. Le personnage est assez cohérent dans le contexte d’une telle époque.

Les conquistadors pleins d’effroi face aux sacrifices humains des Mexica, amènent sans vergogne nombre de personnes récalcitrantes à la foi chrétienne au bûcher ; l’aztèque, de son côté, ne s’indigne pas plus que cela des pratiques sacrificielles des prêtres de sa communauté, sauf quand c’est sa propre fille qui va vers « la mort fleurie » ; il éprouvera alors le besoin de faire un carnage pour la venger mais finalement s’en relèvera sans remettre foncièrement en cause ce genre de "rituels" et continuera de faire son chemin jusque l’arrivée de Cortés et de ses troupes. l’Aztèque est pourtant beaucoup plus humain que ses ennemis et leurs curés, à la désinvolture induite d’un sentiment inébranlable de supériorité. Enfin, tout cela n’incite pas à la nostalgie. Le bouquin fait 1052 pages, toutes lues dans le bon ordre, page après page, avec une interruption de quelques jours au milieu, le temps de reprendre un peu mon souffle, car j‘étais quand même un peu secouée.

21:48 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)