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25/06/2018

Mahalia Jakson

 J'aime cette femme, Mahalia et, comme les enfants, je trouve beaux et belles ceux et celles que j'aime... parce que on regarde avec l'œil de l'amour ou de l'admiration, ou encore de l'estime, l'autre comme il est vraiment, en ces cas-là (les Indiens diraient "avec le troisième œil"). D'où que, à mon sens, le proverbe affirmant que "l'amour rend aveugle" est un contresens.  La femme dont je parle ce jour se nomme Mahalia Jakson ; dans cette chanson, elle s'adresse à Jésus, "My dear Lord". Le lien  de la chanson, sous les paroles de celle-ci :

 

Lyrics :

 

I am weak but Thou art strong
Jesus keep me from all wrong
I'll be satisfied as long
As I walk, let me walk close to Thee
Just a closer walk with Thee
Grant it, Jesus, is my plea
Daily walking close to Thee
Let it be, dear Lord, let it be
When my feeble life is o'er
Time for me will be no more
Guide me gently, safely o'er
To Thy kingdom's shore, to Thy shore
Just a closer walk with Thee
Grant it, Jesus, is my plea
Daily walking close to Thee
Let it be, dear Lord, let it be
 
 
 
 
 
 Mon commentaire : Je trouve belle cette prière, et  digne de foi : si j'étais Jésus, je craquerais pour Mahalia. Du coup, je me joins à sa prière, portée par sa voix et j'ajoute à ses mots : Amen.
 
 
 
 
 

19/06/2018

Lu ce matin ♣♣♣ Les chiens de la baie

 

Sur Jubilate Deo :

 

"Maurice Bellet

 

La tendresse est le réel, c’est les choses et les gens, c’est le visage du monde, la mémoire, le rêve et le poids des jours. C’est la table servie, le vin versé, les convives, la parole entre eux, la paix. C’est la lumière entre les arbres, au commencement du matin. C’est le souffle profond, quand vient l’heure du soulagement et de la vérité. C’est le corps aimant, c’est la marche au bord de la mer, c’est la veillée à la maison, c’est le premier jour et la cent millième fois. C’est la foule et le solitaire, c’est le travail, c’est la douleur, c’est la détresse elle-même: car la tendresse sauve tout.

 

Maurice Bellet, La Voie (Desclée de Brouwer, 2000)"

 

 

♣♣♣

 

 

Hier j'ai lu un livre intitulé Les chiens de la Baie de Thierry Declercq.

Il y a dans ce livre deux histoires de femmes qui vont s'entrecroiser et se répliquer, ces femmes se battent dans les eaux troubles du machisme d'hommes particulièrement violents, verbalement, et qui frappent aussi pour certains d'entre eux. Une autre histoire encore, en pointillé, celle d'un adolescent qui livre quant à lui un combat contre les chasseurs, dont fait partie son père, fervent tueur de renards et d'oiseaux et racornisseur de fils, fils qu'il ne cesse de tourmenter en fait et de violenter. Ces combattants anti bourreaux sont pris dans une tourmente telle que leur équilibre mental est mis à rude épreuve. Si bien qu'eux-mêmes risquent de s'embourber dans les méandres de sentiments virant à l'obsessionnel, comme ceux dont souffrent leurs bourreaux. Un cercle vertueux n'est pas envisageable dans ces histoires car les victimes sont tentées d'assouvir un désir de vengeance ; et du même coup, se muer en ces bourreaux qu'elles honnissent n'est pas impossible de leur part. Il faut lire le roman pour savoir ce qu'il en est à ce sujet. L'auteur, dans ces histoires terribles tient son lecteur la tête hors des eaux troubles, et en haleine, par les questions qu'il pose en filigrane, sociétales et autres. Et il y a sa tendresse, qui passe à travers un humour bienvenu et une poésie certaine.

 

 

10:06 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

10/06/2018

Comment prier le Rosaire

 

 Hier je suis allée à Berck sur Mer. À un moment donné, j'ai visité l'église  Notre Dame des Sables. C'était l'heure où le joueur d'orgue s'adonnait à son art. Il a joué une dizaine de morceaux. Au niveau du volume des décibels, c'est très élevé et pourtant ça n'assourdit pas, au contraire.

Un homme ivre est entré dans l'église tandis que l'orgue y résonnait de toute sa vigueur, le jeune homme était un peu exubérant ; il tenait une paire de chaussure à la main. Il se lamentait et des bribes de sa voix plaintive voire aux gémissements un peu aigus parfois me parvenaient aux oreilles sur fond puissant d'orgue. Oui, l'homme était jeune et sa souffrance évidente, il parlait à notre Dames des Sables, tête levée et écartant les bras comme celle qui se trouvait représentée sur l'immense toile. Je me suis mise à penser à un jeune que je connais bien et je l'ai imaginé se plaignant comme cela devant Notre Dames des Sables. Quand il s'est retourné pour s'en aller, il était obligé de me voir car je m'étais installée à côté de l'allée centrale, pas loin de la porte de sortie. Il s'est arrêté près de moi. Il sentait un peu l'alcool. J'ai vu ses petits yeux bleu vifs plein de larmes, l'orgue jouait toujours. Il m'a dit "Il faut croire en Jésus Christ !", j'ai fait signe que oui de la tête, il m'a alors tendu la main, que je lui ai serrée. Et il a dit "Lui, il ne leur pardonnera pas ce qu'ils nous ont fait." Puis il est sorti. Le jeune dans sa détresse et son sentiment d'impuissance criait tout de même un peu vengeance, il était très malheureux en somme.

 

 

Quand l'organiste a eu fini de jouer, à 16 heures tapantes,  je suis sortie à mon tour. Pas loin de l'église se trouve la rue de l'impératrice, que j'ai rejointe pour me rendre au square Claude Duffit. Là, il y avait encore de la musique à un volume très fort, et pas gênante non plus malgré le volume. Des jeunes femmes dansaient sur de la zoomba. C'était très joyeux et très latino, elles dansaient bien aussi, et avec cette conviction de joie contagieuse. Quand l'une d'elles s'est approchée de mon banc pour jeter sa bouteille d'eau dans la poubelle qui se trouvait à proximité, je l'ai hélée.  C'est là que j'ai appris en quelques mots échangés avec elle que la musique avait pour nom "zoomba" et qu'elles dansaient pour une manifestation qui aurait lieu incessamment sou peu,  pour soutenir la cause Handi ... quelque chose.

 

Sur la dizaine de jeunes femmes, la plupart étaient infirmières ou faisaient partie du personnel qui travaillait à Rang-du-Fliers, dans une structure de soins pour personnes handicapées. Je lui ai dit tout le bien que je pensais de leur initiative et du spectacle, et elle m'a remerciée avant de regagner le groupe des autres danseuses. Des gens commençaient à affluer. Une femme en fauteuil roulant, avec de beaux cheveux d'un blanc neigeux, le teint bronzé, elle était le presque sosie d'une connaissance à moi de Toulouse qui a la sclérose en plaque, les regardait, ravie. Nous nous sommes un peu parlé à la fin du spectacle, une heure plus tard. L'infirmière qui m'avait informée m'a saluée avant de quitter le square avec ses collègues et m'a dit qu'elle espérait me revoir. Je me serais crue dans le Sud profond, du moins celui que l'on fantasme pour la chaleur humaine de ses ressortissants.... et j'étais bien à Berck sur Mer pourtant !

 

Je suis retournée à l'église, voir si l'organiste aurait eu la bonne idée de revenir. La porte de l'église était toujours grande ouverte.  Des chants sacrés très mélodieux s'égrenaient à l'intérieur et il y avait toujours de nombreuses bougies allumées.

 

J'étais passée d'une musique à l'autre sans que l'ambiance change vraiment. C'était joyeux et habité d'un même esprit, au square Claude Duffit comme à l'église Notre dame des Sables. Sans oublier l'homme jeune qui pleurait et se lamentait fort, car il m'avait semblé voir au square, ensuite, dans ces danseuses douées et surtout joyeuses, une armée de femmes anges qui allait de plus en plus tout envelopper de leur joie communicative, on appelle cela allégresse, et elles ne manqueraient pas de le consoler un de ces jours, meilleurs pour lui.

 

La vidéo regardée ce matin, et j'ai pris note :

 

https://youtu.be/8PUQIhhkGRQ

05:39 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)