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13/10/2013

Difficile

Extrait d'article :

 

"M. Glasman doit comprendre, une fois pour toute, que dans le journalisme et l’analyse politique, l’important n’est pas de savoir si les rebelles sont des « gentils » et les pro-Bachar des « méchants » (ou l’inverse). Le plus important consiste à chercher la vérité avec des arguments valables et pertinents afin de pouvoir offrir aux lecteurs une information juste, honnête et non partisane. Le chercheur qu’il se vante d’être doit savoir que dans ce genre de conflit, il n’y a ni noir, ni blanc, mais juste des nuances de gris."

 

Lu dans Mondialisation.ca

 

Difficile d'y voir clair et d'autant plus dramatique.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait d'article de Mondialisation.ça :

06:30 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2013

Extrait d'interview, le tout donne beaucoup à réfléchir.

"Comment en es-tu à lire ces livres-là, sachant que tu as été khâgneux ?

 

 

Je devais apprendre par cœur des textes de Gérard Genette, Roland Barthes, et encore c’était là le haut du panier, bien meilleur tout de même que les textes de Georges Molinié, cacographe absolu. C’est le plus mauvais écrivant de France et de Navarre, qui est quand même devenu président de la Sorbonne… Il nous fallait absolument lire ça. Et on ne lisait pas les auteurs qui me tiennent à cœur comme Bernanos, Péguy… Bernanos, pour prendre un exemple précis, je l’ai découvert indirectement à l’occasion du film de Maurice Pialat, Sous le soleil de Satan, avec Bonnaire et Depardieu, qui est, je crois, sorti en 1988 sur les écrans. En 1988, j’étais en classe de Première et c’est notre professeur de français qui nous avait emmenés voir ce film, véritable choc qui m’a poussé à découvrir l’univers de Bernanos, dont j’ai littéralement dévoré les livres. En relisant Sous le soleil de Satan, on se rend compte que Pialat n’a bien évidemment pas compris un certain nombre de choses, mais peu importe. Je suis arrivé à ces auteurs par la figure du diable, à laquelle je me suis intéressé très tôt. Et, quand on s’intéresse à la figure du diable, fatalement, on ne peut que lire les plus grands auteurs, car un grand écrivain est un écrivain qui a exploré le mal. Et il n’y en a pas quarante. Dante, Shakespeare, Conrad, Bernanos, Dostoïevski, Faulkner, Thomas Mann.

 

 

C’est ton panthéon ?

 

 

Pas forcément. Mais ce sont des écrivains qui comptent et à mon sens, un grand artiste n’en est un que s’il s’interroge sur des vraies questions. Et la question la plus fondamentale, c’est la question du mal. Bernanos dit qu’il a découvert Léon Bloy lorsqu’il était dans les tranchées, pendant la guerre de 14-18, époque où il a également lu Ernest Hello. Ernest Hello, que plus personne ne connaît. J’ai dévoré les livres de Léon Bloy et tout ce qui se rapportait à ce grand écrivain, dont les livres étaient disponibles au magasin Fnac Bellecour, à Lyon, ce qui a dû tenir d’un miracle. Quand on lit Bloy, on ne peut tomber que sur Huysmans que Bloy détestait après l’avoir adoré. Et en lisant Huysmans, on découvre de nombreux autres auteurs, dont Hello justement. C’est ce qu’on appelle la transmission. Lire c’est apprendre le sens de la transmission. Et lire c’est ne jamais terminer de lire puisqu’un livre renvoie à un autre livre. C’est ce qu’a très bien compris Borges."

 

Intégral : http://www.lerideau.fr/juan-asensio/7645

Concours de beauté

chez les adultes le concours de beauté, c'est pas dévastateur comme chez les petites filles, quoique l'idée en soi du point de vue féministe laisse un peu à désirer, mais bon, les gens ont bien le droit de s'amuser comme ils veulent après tout, c'est ça aussi la liberté. J'ai lu ceci dans Vocable à propos du concours de beauté de cette année :

 

"quelques moments après avoir remporté la couronne de Miss América 2014, Nina Davuluri a dit combien elle était ravie que le concours presque centenaire ait été le théâtre de beautés et talents de toutes sortes. Miss America, âgée de 24 ans est la première candidate d'origine indienne à devenir Miss America. À peine le diadème était-il posé sur sa tête qu'un déluge de tweets racistes inondait Internet. Le concours de beauté à démarré à Atlantic City en 1921, comme moyen de prolonger la saison touristique d'été d'un week-end supplémentaire."

 

On ne s'étonnera plus après ça qu'il y ait des gens pour programmer physiquement leur bébé. Quoi ? "Un déluge de tweets racistes" : "sooner had the tiara been placed atop her head than a barrage of racist tweets flooded the Internet". Ils sont nombreux à tourner du chapeau en ce cas. Ma foi,  tout ça n'est pas signe d'intelligence, ni de paix non plus. Les deux pourraient bien aller ensemble ici, vous ne trouvez pas ?  

16:52 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)