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01/10/2013

superstition et philosophie

"You know they say failure to prepare is preparing to fail."

 

vous savez qu'on dit qu'envisager l'échec c'est se préparer à échouer.

Lu dans  Englishtown (qui ne me donne plus la traduction)

Superstition ou sagesse, parfois, comme ici, les deux ont l'air de se rejoindre. La foi n'admet pas le doute, ce qui est l'essence même de la foi, n'en déplaise à Montaigne qui préconisait une foi "raisonnable", afin d'éviter les bûchers ou la pendaison ou encore les oubliettes à ceux qui étaient considérés comme des hérétiques, c'est-à-dire, des personnes dans l'erreur, et se tromper de croyances, à l'époque c'était, d'évidence, très grave compte tenu des supplices endurés par ceux qui étaient susceptibles en se trompant de tromper de fragiles esprits. La parole de Montaigne concernant le doute est à prendre au pied de la lettre au regard du contexte. On entrevoit à la lecture de cette petite phrase toute simple citée plus haut, qu'avec une bonne disposition d'esprit la foi peut faire des merveilles, "sans doute".   

11:09 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

Qui c'est les plus forts ?

Lu dans Télérama tout à l'heure ;  plumes subtiles  : 

 

"Qui c'est les plus forts ?

 

 

Les Français évidemment. Sur le site du ministère de Redressement productif, un clip au nationalisme exalté, où vibre la voix de Denis Podalydès, nous le rappelle : la France a "donné au monde" la locomotive à vapeur (le Britannique Richard Trevithick, jamais entendu parler), l’aviation (tant pis pour les Américains Orville et Wilbur Wright), l’automobile (l’Allemand Carl Benz n’est qu’un suiveur), la médecine moderne (qui est un produit industriel, bel aveu), et même la radioactivité. Car, c’est bien connu, seul l’uranium tricolore est radioactif. Bref, comme d’habitude, on assure. Bien sûr, on a parfois eu des problèmes, mais c’est la faute à Wall Street et aux bombes lâchées en 1940-45 par les B17. Et nous nous en sommes toujours relevés, car nous sommes ainsi faits, suggère le montage d’images d’archives, subtil et frais comme un film d’entreprise des années 1980. On n’en déduit pas, en revanche, que la France a « donné au monde » l’humour. – Xavier de Jarcy

 

 

Télérama de cette semaine.

 

 

S’y trouve aussi l’article de Emmanuelle Anizon dont voici un extrait :

 

 

"ex-meneur de revue - Jean-François Kahn -

« Mon CDD de trois mois prend fin cette semaine. Je pars, et c’est tout. J’ai 75 ans, et des livres à finir. » Dans son bureau de 10e arrondissement, JFK, tourbillonnant inventeur de journaux, avait l’air de croire à ce qu’il nous disait - façon vibrionnante : il allait quitter Marianne, c’était sûr. Marianne, qu’il a Cofondé en 1997 avec Maurice Szafran, et qu’il n’a jamais fini de quitter depuis qu’il est parti dix ans plus tard. Marianne, qu’il est venu aider, en juin dernier, contre toute attente. Appelé au chevet de son journal malade, tel un grand prof à la retraite dont on va quêter le diagnostic expérimenté, quand les traitements modernes ne marchent plus.

Lui, le talentueux patron de presse, qui a su en son temps redresser les Nouvelles littéraires (1977), inventer L’événement du jeudi (1984) pour faire la nique aux news classiques et à leurs unes immobilières et franc-maçonnes, créer plus tard un Marianne iconoclaste, poil à gratter furieusement républicain. Lui, le théoricien du journalisme, qui a certes affirmé quitter le métier en 2011, après sa consternante phrase sur le  "troussage de domestique" de son ami DSK, mais qui n’a jamais fini de s’interroger dessus, et boucle justement un livre sur la crise de la presse."

 

09:51 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)