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10/04/2013

Poème

Ici : http://www.unnecessairemalentendu.com/archive/2013/04/03/...

11:24 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2013

La lettre + une photo prise hier + un poème magnifique

Lettre aux avocats spécialistes en bioéthique - 4 avril 2013 sur le blog

http://on-dirait-pas.hautetfort.com/

Un extrait :

"Nous, historiques de la lutte contre le sida, nous ne trouvons plus notre place. Nous sommes tels les vétérans du Viet-Nam bien vivants, bien portants, mais c’est artificiel : pour ma part c’était grâce aux 42 comprimés avalés par jour, c’est à dire que chaque jour que je les prenais, je signais un CDD journalier avec la vie.

Ils faut savoir que chez les gays, physiquement, à 35 ans, la date limite de consommation est dépassée, séropo depuis 1992 (c’est à dire que j’ai passé pratiquement plus d’années avec le sida, contre lui, étant son meilleur ami et son pire ennemi), je suis stigmatisé au sein de ma communauté et comme je dénonce, avec d’autres, le vautrage collectif dans une fange d’hyper-consommation sexuelle et toxicomaniaque des pédés, je suis étranger de partout. Condamné à rester seul jusqu’à la fin de mes jours et pour citer Paul Valéry « Un homme seul est toujours mal accompagné »

Je me suis laissé mille chance d’y croire, encore et encore.

J’ai accepté tous les protocoles, cobaye.

J’ai été compliant et observant aux prescriptions médicales. On m’a diagnostiqué comme dépressif chronique, mon frère que je n’avais que 2 fois par ans au téléphone, et qui n’était pas même mon représentant légal m’a fait interné sous HDT à l’Hôpital Henry Eyt, 7éme étage, réservé aux grands schizophrènes... 4 jours nu, dans une chambre capitonnée, lit à camisole. Je n’en suis jamais sorti.

Mon addictologue a vu juste, dénoncé 15 années de diagnostic médical erroné : j’ai une rage de vivre hors du commun, je ne suis pas dépressif (Cela arrange tout le monde de s’exonérer de la moindre responsabilité envers moi, mais je sais que je suis le seul coupable de mon naufrage, enfin non pas le seul... Une génération Sida toute entière se suicide dans le silence, nous sommes les victimes d’un génocide sans coupables). Didier LESTRADE a publié un bon papier sur le sujet sur www.slate.fr"

 

maisonsoleil.jpgLe poème du jour, extrait :

Ah quand je mourrai

 

enterrez-moi à Ouessant

 

avec mes épagneuls

 

et mes goélands

 

ah quand je mourrai

 

mettez-moi en ce jardin de gravier.

 

http://lasciereveuse.hautetfort.com/

 

 

 

 

12/03/2013

Poésie et musique