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20/07/2016

Au train de la tortue bis

Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir un chat-tortue ? Quand on décide de rentrer les griffes de la critique et de ralentir par exemple, le temps de la réflexion. En ce sens, le lecteur est souvent un chat-tortue car la lecture est en soi un acte assez contre nature à priori mais qui, si elle ressource son lecteur le fait se rejoindre au bout d'un temps plus ou moins long durant lequel il y a une certaine façon de cheminer... temps de mutation indéfinissable.

 

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06:38 Publié dans Dessin, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2016

L'empathie

Ce n'est pas pour rien que je ressens une forte empathie pour Samuel Beckett... elle s'est formée à la lecture de son livre où évolue un certain personnage, Molloy, si je me souviens bien, qui suce des cailloux lorsqu'il a faim. Un personnage errant, pas dans la norme, et poursuivi par un homme qui a pour mission de l'éliminer. La violence de Molloy d'un coup survient quand il se trouve en situation de légitime défense. Il faudra que je relise ce livre encore et encore. Les rapports de Molloy avec son père sont aussi très compliqués. L'écriture de Beckett recelait pour moi  la poésie âpre de l'absurde où je décelais l'humanité de Beckett. En parlant d'humanité et de Beckett me vient l'idée de mettre en ligne ci-dessous un dessin de Zébra qui est un peu un personnage errant aussi, ici, elle erre dans une BD de Morris.

Je parle ce matin car je viens de lire une chronique au sujet de En attendant Godot, sur Diérèse :

http://diereseetlesdeux-siciles.hautetfort.com/archive/20...

 

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15/07/2016

La BD avec du9

Avant de donner le lien de la BD avec du9, enfantin à trouver par ailleurs, je mets ici le rêve de cette nuit parce qu'il est significatif.

 

Un homme se trouvait dans une rangée de mendiants, assis par terre contre un mur. Une association s'occupait d'eux. Des gens sortaient d'un bâtiment ressemblant à une école comme s'ils venaient d'aller voter. Ces mendiants se trouvaient donc dans une cour de récréation. L'un d'eux tendit la main vers moi et j'y allai car je l'avais reconnu dans ce rêve : avant c'était un "monsieur tout le monde" du quartier sans doute et voilà qu'il n'avait plus de ressources. Je lui parlai et il était content.

 

Une autre image du rêve me revient : je courais après ce même "inconnu",  connu de vue seulement en  tant que "monsieur tout le monde" dans le rêve, je courais après lui, qui courait le long de la berge d'un lac, hors de lui. C'était impensable que cet homme se donne la mort mais si, il s'apprêtait à le faire. Je le rattrapai et le convainquis de revenir, que je lui donnerais au moins à manger. L'homme accepta. Un lien s'était créé entre nous.

 

Je reviens à une autre image :  cet homme, assis par terre, tient un fer à repasser à la main, je le lui prends parce qu'il est sale et qu'il n'a rien à en faire. Le fer dégouline d'une substance rouge que je ne prends pas pour du sang. Sans doute du vin. Ensuite, toujours dans ce rêve, je regrette de le lui avoir pris,  me disant que je le lui rendrai une fois nettoyé, peut-être s'en sert-il pour se réchauffer les mains, peut-être trouve-t-on de quoi le brancher ici et là pour se réchauffer.

 

Autre image du rêve : je me vois lui offrir les restes d'un pique-nique : il adore les crudités, mais il n'en restait que très peu, je lui en prépare d'autres.

 

Image suivante (peut-être dans le désordre) : la rangée des mendiants assis par terre, il y a une certaine ambiance dans ce lieu car un film va être projeté, quelque chose comme Ivanoé. Au travers de vitres on distingue de vagues images sur un écran géant, et des sons,  une phrase en sort  "je n'ai pas peur !" ; des gens passent devant les clochards,  indifférents.  Mon "monsieur tout le monde" clochard tend la main vers un être que je tiens en grande estime,  ancien ami à lui. Mais le voyant dans cette situation, il passe, lui faisant signe que les choses sont devenues impossibles entre eux, je le vois même rire de lui. Le mendiant, mi-philosophe, mi-touché  récrimine faiblement. Et moi, spectatrice de la scène, je trouve inouï le comportement de son "ami"  et  retourne vers le mendiant. Je me vois ensuite parler à l'homme qui s'est défaussé et il me dit que les choses sont devenues impossibles entre eux, un point c'est tout.

 

Voilà pour le rêve. Je le trouve significatif à la lumière du réveil. Ne sommes-nous pas dans une société qui éventuellement peut fabriquer ses monstres ?

Le lien du site de la BD avecdu9 :

http://www.du9.org/en/

20:49 Publié dans Culture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)