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18/02/2012

Petite sieste

Appeler un chat un chat, un conseil qui paraît simple concernant les animaux, les choses, mais ça se complexifie plus on y pense concernant la définition des états des êtres et des choses. Difficile de dire de quelqu‘un il est ceci-cela, de toucher à son identité profonde, singulière, en toute désinvolture. C’est d’une familiarité surprenante au fond. 

La compassion est quelque chose qu’on devrait garder secret, la dire sonne faux, j’en ai parlé dans la note sur le drôle de rêve, tant pis pour moi. La défiance est tellement grande de nos jours, ou alors ce genre d’orgueil qui va de pair avec la formule : « il vaut mieux faire envie que pitié » ; la compassion tient de l’amour et l’amour aujourd’hui sonne comme une provocation, une presque faute de goût, quand il ne dissonne pas carrément, en gros, il dénote dans le contexte, il faudrait presque le cacher comme un cadavre dans le placard tant il semble être devenu patibulaire. Quelle époque ! Mais je m’aperçois d’un coup, que c’est peut-être une forme de pudeur après tout, à cette époque trash, paradoxalement les gens seraient devenus tellement pudiques que par timidité, ils cacheraient leur amour sous d’épaisses couches de vulgarité, de crainte de se faire rembarrer, tant il est difficile d’aimer quelqu'un qui n’aurait pas envie de l'être par exemple.

22:24 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

Un pas vers soi, un pas vers l'autre

Deux femmes bossaient ensemble en échangeant des propos qui ne parvenaient pas jusque mes oreilles, ce qu’elles faisaient, le rêve ne me l’indiquait pas non plus, comme s’il voulait mettre la lumière sur l’essentiel, la bonne entente apparente entre elles. Je suis spectatrice et auditrice du rêve ; en voilà une qui s’éclipse et l’autre qui, ne la voyant pas revenir, s’informe et apprend que sa collègue s’en est allée avec leur mari commun. J’assistais donc à un épisode crucial de la vie sentimentale d’une famille à plusieurs femmes pour un seul homme. Le rêve fulgurant sécrète les explications, me fait comprendre instantanément les choses : si la femme délaissée est paniquée, c’est parce que le mari polygame, mentalement assez entamé, trucide celles qu’il abandonne, la "perdante" à ses yeux. Un rêve violent par son contenu mais plutôt bien intentionné. Il continue à la vitesse de la lumière : la femme seule peste surtout contre la trahison de son amie qui, à sa façon, l‘a condamnée. Elle s’enfuit la malheureuse, le mari violent à ses trousses pour lui régler son compte. Drôle de rêve. J’évolue dans ma façon de les appréhender, je vais finir par les consigner tous dans un cahier, et, rassurez-vous, surtout pas de façon habituelle sur ce blog. Certains rêves peuvent faire ressentir une certaine douleur. Qu’on se reconnaisse ou pas dans certains personnages, on éprouve de la compassion pour la victime, du moins en ce qui me concerne, ensuite, au réveil, une certaine reconnaissance pour le rêve, pour ce qu‘il vous a fait éprouver de la douleur que vous ne saviez pas. Il y en a un qui m’avait fait me réveiller déçue de moi-même mais j’avais quand même pris un virage vers la connaissance profonde de ma situation à ce moment-là. Déçue, mais pas mécontente du message. Eh oui, amis lecteurs, une confiance s’est installée entre le rêve et moi. De l’un à l’autre, les choses changent. Il me semble que le miroir m’adresse de tout là-bas des sourires ou des grimaces, mais en me laissant respirer. Un pas vers soi, un pas vers l’autre.

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17/02/2012

Digestion légère

Hier, sur le répondeur de "là-bas si j’y suis"  on pouvait avoir un petit aperçu de la haine ordinaire que se portent les gens en Hongrie, sur fond de xénophobie dérivant tout droit semble-t-il, d’après les témoignages du reportage, de problèmes de chômage. En France l’ambiance est moins candide que dans les années soixante-dix où l’on écoutait avec bienveillance « Jésus-cri  est un hippie »,  nous n’atteignons pas cependant, en général, les paroxysmes de ressentiment, larvé ou pas, qui semblent être le lot quasi quotidien du Hongrois ordinaire ; même le ton trash français qui est de mise aujourd‘hui, par exemple, pour contre-encenser notre Jésus de service, est loin d'atteindre ces sommets de hargne des hongrois entre eux. Là-bas il semblerait que le bouc émissaire soit le Juif et/ou le Rom, toujours d’après les témoignages. Bien sûr, en France les humoristes éprouvent un peu de mal de nos jours à endiguer le regard en chien de faïence que se portent les gens de temps en temps ; certains artistes eux-mêmes, qui gardaient un chien de la chienne d’un tel se laissent aller à la rancune, déguisée en humour, mais heureusement pour tous, nous n’en sommes pas à l’ambiance hongroise. « Et si on s’aimait ? », ce devrait plutôt être le message à porter, coûte que coûte… aux hongrois surtout, bien entendu, quitte à faire gnangnan, on s’en fout, tomates et œufs pourris valent mieux que... traitement plus sévère. 

 

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