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01/08/2013

Il faudrait savoir

Ce qu’on a pris d’un côté, on l’a perdu de l’autre au niveau de l’évolution des sociétés. Les femmes ne font plus la lessive avec une brosse et une planche à laver, un progrès pour nous les femmes, mais de l’autre côté, l’invention d’autres machines a de fil en aiguille imposé des rythmes de vie qui sont devenus modes de vie laissant à désirer, tellement à désirer qu'on retournerait bien à la rivière laver le linge...  ou aux lavoirs d'autrefois, mais pas façon Germinal, non ceux du Sud où l'on sait causer tranquille. En gros, l’artisanat qui utilise peu de machines ou des machines rudimentaires, ne fonctionne que pour dépayser les touristes sinon il fait rarement partie intégrante de nos vies. Hier je jetais un coup d’œil sur le feuilleton « Plus belle la vie » au moment où un personnage de flic surprend un deal de shit entre deux jeunes, comme on dit, "de banlieue", il accoste l’un d’eux, le berne en faisant semblant de vouloir acheter de l‘herbe, le fait parler sur la quantité de marchandise qu’il pourrait éventuellement lui vendre, puis tombe le masque et lui passe brutalement les menottes. Du point de vue de notre système le policier se trouve, selon l’expression consacrée "du bon côté de la barrière", d’un point de vue personnel, le mien, il n’y a pas de bon  ou de mauvais côté qui tienne. Si cela continue ainsi, ce sera bientôt un robot qui se chargera d’arrêter le jeune délinquant en train de faire un travail hors la loi, faute d’avoir pu se trouver un métier. De même, si la sélection n’a pas retenu certains jeunes pour l’exercice d’un métier qui les aurait intéressés, le travail ne se partageant pas facilement ou pour tout autre mauvaise raison, et que les jeunes en question adoptent de ce fait une certaine philosophie de la vie que l’on nomme hédonisme, ils se font rejeter encore, mettre dans une case, catalogués comme nuisible ou autre calamité injurieuse. Il faudrait savoir.

07:45 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

31/07/2013

Le sans-culotte

Tout à l’heure je suis allée rendre visite au Sam, quand il est arrivé dans le hall d'accueil où je l'attendais, j’ai tout de suite été étonnée du pantalon qu’il portait, un pantalon très élégant,  je lui achète des tenues plutôt sport et pas ce genre de choses. Il est beau ce pantalon dis-je à l’infirmier, c’est normal réplique t-il, c’est un vêtement de marque. Le jeune homme me dit un nom de griffe que j’entends mal, le mot se termine par un - o -, qu’importe, pas envie d’en savoir plus sur un sujet, les marques, qui n’est pas ma tasse de thé. Pour moi, il doit s’agir d’un habit appartenant à quelqu’un d’autre, l’erreur est humaine. Enfin, le pantalon est superbe et le Sam au corps longiligne le met en valeur, juste un certain temps assez court ….  à peine a-t-il fait une dizaine de pas dans le parc en ma compagnie que le futal lui tombe à mi-cuisses et comme il ne porte pas de slip, j’ai droit à une "ébauche" de strip-tease dont je me passerais bien. «  Je dois fournir un nouveau lot de culottes à ce sans culotte  » en déduis-je, information que je lui communique en y mettant toute la bonne volonté dont je suis capable, ensuite je le prie de bien vouloir tenir son pantalon, car de toute évidence la ceinture ne remplit pas son office, elle n’a pas été suffisamment serrée. Rentrée à la maison je raconte l’anecdote au papa qui en déduit tout bonnement que Sam a des amis cachés qui lui offrent des pantalons de marque sans bien connaître sa taille.  C'est un condensé d’optimisme cet homme.

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Le langage des signes

"Ce glissement de sens se manifeste par l'augmentation du nombre de testaments de vie et par l'utilisation croissante d'expressions comme «le droit de mourir» et «le droit de ne pas souffrir».

 

 

Thus, there was a new emphasis on the quality of life, as well as a shift from viewing euthanasia as a social reform measure to one of personal choice, reflected in the increasing number of living wills, and a growing use of the phrases "right to die" or the "right not to suffer."

 

Intéressante trouvaille dans Linguee, qui porte à réfléchir. Glisser sur les mots comme sur des peaux de bananes  par mégarde ça peut arriver, mais parfois on peut craindre du tombeur qu'il l'ait fait exprès. Les mots abusés, passer d'un signe à l'autre sans parachute, ça peut faire mal.  

 

09:01 Publié dans Note, Tartine | Lien permanent | Commentaires (0)