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03/03/2014

De l'innocence à la culpabilité

L'Etranger de Camus où l'absurde réside, dans l'une des pages du roman, dans la naissance d'un sentiment de culpabilité particulier chez un être qui s'apparente à un enfant perdu depuis le début ; il a réellement tué une personne alors qu'il se trouvait dans une situation tout à fait particulière, proche de la légitime défense. Il se vit comme innocent, n'arrive pas à se penser, à raison à mon sens, comme "criminel" bien qu'il ait compris qu'il ait tué un homme, du fait même d'avoir intégré pour lui-même les circonstances particulières de son geste. Son sentiment de culpabilité va donc venir de façon superficielle, comme si on lui infligeait d'apprendre par cœur une leçon que tout homme de sa condition doit savoir.

 

"j'ai senti alors quelque chose qui soulevait toute la salle et, pour la première fois, j'ai compris que j'étais coupable."

 

Il dit cela de façon quelque peu automate, l'Etranger parle, à mon sens, en semi-automate, par une sorte d'abrutissement fatal produit par les contraintes auxquelles il a dû s'assujettir très tôt, en homme de sa condition, et où vient se greffer la culpabilité du pauvre, infligée à force d'insistance. 

04:55 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

02/03/2014

Parole d'un "sans voix"

J'ai abordé la deuxième partie de l'Etranger de Camus. C'est sans fioritures ; l'Etranger parle avec des  phrases pas très longues et souvent brèves de sa façon de vivre les petites choses de la vie, d'aborder le temps en prison, note ses observations du comportement des autres à son égard. Quand le juge brandit un crucifix devant lui, il pense grosso modo qu'il n'est pas raisonnable, ce juge, ajoute qu'il lui fait peur, et remarque ensuite que, comme c'est lui le criminel, c'est un peu curieux de sa part :

 

"il agitait son crucifix au-dessus de moi. A vrai dire, je l'avais mal suivi dans son raisonnement, d'abord parce que j'avais chaud et qu'il y avait dans son cabinet de grosses mouches qui se posaient sur ma figure, et aussi parce qu'il me faisait un peu peur. Je reconnaissais en même temps que c'était ridicule pare que, après tout, c'était moi le criminel."

 

J'ai lu la première fois l'Etranger vers 18 ans. J'avoue qu'à l'époque je n'avais remarqué que le style original de l'auteur sans trop m'attarder sur le reste. Aujourd'hui, arrivée à la deuxième partie, celle où Camus parle de la prison, le personnage me va droit au cœur. C'est lui, l'Etranger, le "criminel", en effet il a tué un homme, mais la chose s'est produite de façon accidentelle, on le comprend si bien que l'Etranger apparaît dans cette jungle de journalistes, d'avocats,  juge et procureur comme un enfant perdu que tout mère a envie de consoler. Je note au passage que le temps m'a ouvert plus grand l'intelligence du cœur.   

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01/03/2014

Le guillemot

 "If we don’t look after our environment, then our environment will no longer look after us." Englishtown

Des oiseaux en mer du Nord, ne sont plus en mesure de nourrir leurs petits  en raison de la surconsommation de poissons chez les humains et donc de la surpêche ; toujours plus, pour juste survivre du côté des pêcheurs, où l'on s'aperçoit là encore que le système de fonctionne pas. On remarque, de ce fait, ce qu'on appelle un phénomène d'infanticide chez certaines espèces d'oiseaux notamment le guillemot.

07:04 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)