Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/08/2013

les finances, c'est pas la joie

hors comme l'Europe se réduit à la finance, l'Europe c'est pas la joie. Buridan aurait certainement tourné la chose comme ça, et effectivement ...

 

Les tartines du jour :

 

"We all know that Greece does not come up to the mark, not by a long shot, something that has been mentioned on two occasions in the Court of Auditors' annual report."

 

"Nous savons tous que la Grèce n'enregistre pas des résultats satisfaisants, loin s'en faut, ce qui a été souligné à deux reprises dans le rapport annuel de la Cour des Comptes."

 

 

 

 

08:34 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2013

Taloche

La part du "culturel" et du naturel, quand par exemple le jeune coucou à peine sorti de sa coquille a une fâcheuse tendance à pousser ceux qui en sont encore à l’état d’œuf hors du nid ? Il y aurait du diabolique là-dedans à mon sens, par là j’entends une intention consciente de se faire le plus de bien possible au niveau de l’estomac, et ce, au détriment des autres, en l’occurrence les œufs "de trop" qui se trouvaient dans le nid de leur parents biologiques et affectifs, alors que le coucou, non. Dès lors qu’il y a du conscient, il découlerait du "culturel". Peut-être que parfois tout ça s’imbrique plus ou moins, il faut voir.

Hier à la téloche j’ai reçu une taloche. En fait non, je m’y attendais. Il s’agissait d’un film sur l’homosexualité assumée de deux hommes. On y voit un amour effectif, indéfectible entre les deux hommes, dans leur voisinage des couples hétéros et leurs enfants pas toujours faciles, une jolie petite fille par exemple attrape délicatement un papillon pour ensuite se frotter les mains et le réduire à l’état de poussière en une seconde, nom d’un chien, on peut parler d’inconscience là; plus tard on voit encore un petit garçon qui ne cesse de tuer virtuellement des passants avec son pistolet à eau, parfois il dirige le jet contre lui ce qui le rend moins antipathique. Les bambins demandent beaucoup d’attention c‘est peu de le dire… est-ce qu’à l’état sauvage ils seraient aussi violents ? Ils ne parleraient pas, étant donné qu’ils n’auraient personne autour d’eux à entendre jacasser mais d’un autre côté ils seraient peut-être plus doux. Chez les hommes qu’est-ce qui induit la violence gratuite, l’environnement culturel ou la nature ? J’en reviens au film. Impossible de juger un amour, ces deux hommes-là sont d’abord attirés physiquement l’un par l’autre ensuite il y a bien plus que cela entre eux, leur amour étant fusionnel la mort de l’un entraîne inexorablement celle de l’autre. Je juge instinctivement le coucou au vu du dégoût que son comportement m’inspire, mais l’amour entre les hommes, je suis incapable de le juger parce que cela les regarde, ils n’agressent personne. Ceux qui se sentent agressés dit le personnage du film ont un problème avec leur propre peur, celle que leur inspire toute minorité, vécue comme une menace. C’est plausible.

06:34 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

19/08/2013

Rose mat

Un collier à grosses perles plates, d’un vieux rose mat. La couleur fait tilt dès que je le vois, en effet le matin précédent, à l’aube précisément, alors que, rendormie sur le canapé, je me trouvais dans un état de demi- sommeil, j’ai eu le sentiment d’une présence, j’ai réussi à me situer correctement dans l‘espace, avec la certitude que, à deux ou trois mètres de moi, une femme, plus très jeune probablement, car le dos frêle et voûté, les épaules entourées d’un châle vieux rose en laine crochetée, venait de s’adosser à la porte-fenêtre. Dans ce rêve proche de l’éveil, j’appelai mon compagnon pour lui signaler la présence incongrue de la dame, comment avait-elle pu s’introduire dans le patio fermé de partout ? Je me suis réveillée en sursaut, il n’y avait personne et je n’avais pas appelé Patrick de vive voix.

Je vois ce collier de même couleur que le châle, le bijou est porté par une jeune femme en train d’officier à sa caisse dans le plus grand super marché du coin. Elle est blonde aux yeux bleus, de cette beauté que la littérature boude. Un faciès de la mythologie nordique. À peine mon tour est-il arrivé de régler mes achats, je lui dis, sourire aux lèvres après les salutations d’usage :

— Vous nous rapportez ce collier des îles… vous rentrez de vacances ?

— Je l’ai acheté en Thaïlande, j’ai une copine qui s’est installée là-bas, je suis allée la voir.

— Il est beau, en plus il vous va bien.

La jeune femme me regarde, un peu intimidée 

— Merci. C’est rare les compliments. Là-bas en Thaïlande les gens sont gentils, c’est leur culture d‘être comme ça, ils sont bouddhistes.

— Je trouve que si on a l’occasion de pouvoir faire un compliment sincère, il faut le faire.

La jeune femme respire la petite effluve d’encens. Il ne s’agit pas de flatterie de la part de cette femme pas vraiment inconnue, de beaucoup son aînée. Je pense quant à moi que la bobine de la jeune caissière me rappelle celle de mon cousin. Celui qui s’est suicidé l’an passé. C’est peut-être pour ça, une envie soudaine d’apporter un peu de chaleur, ce qui n’empêche pas la sincérité du compliment, l‘occasion s’est juste présentée. La caissière reprend :

— à Bangkok il y a de la violence comme partout, il faut aller dans les campagnes pour voir les gens tranquilles. Ils sont d’une gentillesse, c’est incroyable, ma copine est bien là-bas. Mais Bangkok, non. Le fric ça pourrit tout.

Je soupire «  ah ça le fric, c’est vrai, mais comment échapper à ça dans une ville ? »

17:24 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)