Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/03/2014

La vache folle ?

Aujourd'hui j'ai suivi l'émission de Daniel Mermet sur France Inter, à propos de ce qui se passe à Hénin Beaumont du point de vue des élections. Où j'ai appris par les interviewés   que les conducteurs de bus de leur secteur viennent en nombre  de Roumanie et de Pologne, et sont payés beaucoup moins que ne l'exigent les tarifs salariaux français, leurs salaires correspondent  à ceux pratiqués en Pologne et en Roumanie. J'en tire cette conclusion que les employeurs concernés jouent avec les gens qui ont besoin de travailler, en véritables prédateurs à mon sens. Les Roumains, pour trouver du boulot vont en France, y sont mal payés mais cela fait les affaires des patrons qui les emploient, quant aux français demandeurs d'emploi, à terme et à ce train là, ils n'ont plus qu'à dormir dehors, puisque qu'on les juge inemployables parce que trop chers.  Ils sont donc dans l'impasse, telles des proies, plus malheureux encore que les ouvriers roumains ou polonais qui sont mal payés. Mal payés certes, mais pas complètement abandonnés par rapport aux français. À rendre fous ces derniers si cela continue ainsi. Pourquoi tant de sadisme envers eux  ? Quelle folie  ! 

17:33 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2014

Salut blogueurs (+ photos Salut de Nono à l'éléphant en fin de billet)

J'ai pour projet d'ouvrir un autre blog, plus branché sur les travaux manuels (origamis et éventuellement couture) récréation dessins peut-être aussi, mais je laisse ce blog en état d'être consulté car il recèle pas mal de liens susceptibles d'intéresser du monde. Je pourrai relayer ici, de temps à autre, une information sur un événement se passant dans la région, comme le café-signe à Calonne Ricouart, ou l'affaire des ex-Samsonite (qui sont contents de leur voyage de l'autre côté de l'Atlantique : à suivre chez Daniel Mermet 15 heures, la semaine prochaine).

Vous aurez remarqué que mon approche de la politique est liée au sentimental, pas à l'analyse froide et calculée  que je serais d'ailleurs bien en peine de faire, n'en ayant pas les compétences et, à la limite, tant mieux. Pour l'UkraineRussie, lisant Limonov en ce moment, j'ai saisi le côté russe de l'Ukraine, son histoire sentimentale avec la Russie ; je pense d'ailleurs que beaucoup d'Ukrainiens doivent plus parler le Russe que l'Allemand, mais en même temps je ne vis pas sur ce sol et si oligarchie il y avait... je ne suis pas en mesure de savoir si c'est vrai ou pas. Donc voilà, lisant des livres comme Limonov d'Emmanuel Carrere, où les choses sont vues de l'autre côté par Limonov, on s'aperçoit par exemple que la chute du mur de Berlin, c'est aussi l'arrivée en masse en Europe d'enfants perdus, livrés à la prostitution sauvage. C'est aussi ça, la chute du mur. Le monde n'est pas tout bon d'un coté, tout mauvais de l'autre et ce n'est pas évident de démêler les fils. La belle Amérique qui sauva l'Europe du nazisme menace cependant méchamment les Russes ces temps-ci pour son soutien à certains Ukrainiens, c'est selon moi l'Amérique des mauvais jours.   

 Ce n'est pas parce que je viendrai beaucoup moins souvent sur ce blog que je ne lirai plus et, pour ceux que la lecture n'intéressait pas, j'espère que mon blog aura contribué à la leur faire aimer. 

Salut blogueurs, bonne continuation, servez-vous des liens ici pour continuer d'en apprendre un peu plus sur les choses parfois si compliquées de la vie.

 

P1010003.JPG

P1010007.JPG

 

 

07:06 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2014

suite du post précédent

À propos de la misanthropie un souvenir me revient qui illustre la complexité de la question. Un souvenir de Marie Anna, une religieuse dont je vais vous brosser en quelques mots le portrait physique : elle devait mesurer un mètre cinquante, était si fine que, si on ne la mettait pas à côté d'une grande, elle ne paraissait pas petite pour la fillette que j'étais à l'époque, dont le père disait qu'il fallait  lui mettre des boulets aux pieds pour l'amarrer  par temps de grand vent. Elle portait un voile noir sur la tête, et sous ce voile, un tissu blanc enserrait le front. Pas un cheveu ne dépassait ; vu sa peau très claire, elle était probablement blonde ou châtain. Sa longue jupe noire s'arrêtait à deux bons centimètres au-dessus des chevilles, comme pour mieux mettre en valeur, ses grosses chaussures noires à gros bouts ronds qui donnaient, à force d'être mastoc, l'impression que Marie Anna avait chaussé des auto-tamponneuses trop grandes de deux pointures...  pas d'effet  boulets pour autant, Marie Anna gardait une démarche à marcher sur les eaux, même des charentaises n'auraient rien pu faire contre cette impression de belle légèreté, c'est un fait. Cette religieuse professait aux fillettes que l'homme avait un bon fond, même le plus méchant serait sauvé, après s'être réconcilié disait-elle, avec lui-même, ce fond de lui porté naturellement à la bonté. C'était cela la bonne nouvelle de Jésus affirmait-elle le ton enjoué, en dépit même de sa passion sur la croix, et peut-être, grâce à cette passion qui sauvait l'humanité de ses démons et rendait l'homme à sa bonté naturelle. Fin du petit prêche quotidien de Marie Anna.

Des bémols pourtant, notamment lorsqu'elle surveillait la cour de récréation ; il arrivait que Marie Anna pleure en voyant les filles se bagarrer "comme des chiffonnières" (expression bête qui stigmatise le métier soi dit en passant). Cela ne se produisait pas tous les jours, mais chaque fois la déprime la prenait et elle se lamentait, "Des filles élevées dans la parole de Jésus, qu'est-ce que cela serait à l'école laïque, mon Dieu !" Et quelle déprime profonde à ce moment-là ! Puis il fallait prier toutes ensemble. Pendant la prière quelques filles, pas du tout à ce qu'elles faisaient, pouvaient se lancer de méchantes œillades voire des menaces de représailles.

Dans la vie il faut un peu d'agressivité pour survivre, j'ai mis un peu de mal à le réaliser ensuite, prier tout seul, en soi, se connecter à sa façon à elle, n'est pas donné à tout le monde.

 D'aucuns ne savent pas doser l'agressivité ou en sont tellement submergés qu'elle leur est impossible à gérer. Les fillettes n'ont pas de problèmes de testostérones... Marie Anna parmi des garçons s'en serait peut-être sortie pareillement, les garçons radoucis parce que charmés par exemple, presque comme des filles à cet âge. Au bout du compte, elle la tenait sa classe, cette philanthrope, dont la misanthropie s'évanouissait dans la prière.       

04:03 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)