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02/07/2014

La guerre des baleines et la citation du jour

En 2007, un homme, Joshua Horwitz,  a voyagé avec sa fille de 13 ans et s'est rendu avec elle sur la côte pacifique de Baja, au Mexique, où se trouve une lagune non polluée que des baleines visitent. Une expérience qui a beaucoup ému l'écrivain, tellement qu'il s'est immergé sept années durant dans une étude fascinante des baleines et de leur lutte pour survivre. En est sorti un livre  : War of the Whales, La guerre des baleines qui est en vente dès aujourd'hui, publié par Simon&Schuster. Le bouquin raconte une histoire vraie : à savoir comment un chercheur et un avocat de l'environnement s'en sont pris à la marine la plus puissante du monde après s'être rendus à l'évidence qu'un lien existait entre l'échouage massifs de baleines et les exercices de sonar. Leur lutte les a emmenés jusqu'à la Cour Suprême des États-Unis. C'est ici : 

 

http://www.sierraclub.org/planet/2014/06/whale-story

 

Give fools their gold, and knaves their power; let fortune's bubbles rise and fall; who sows a field, or trains a flower, or plants a tree, is more than all.
~ John Greenleaf Whittier

l'abeille.jpg

Photo du Daily Ray. Photographe : Sandy Harris - Santa Maria, Californie

10:34 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

La suite de l'extrait d'hier

[...] Bientôt, ils parvinrent en terrain plus découvert et prirent un petit galop. — Jésus, comme c'était merveilleux ou plutôt, Jésus, comme il eût voulu s'y tromper ainsi que, pensa-t-il, Judas l'eût voulu — voilà que ça revenait, nom de nom —  si jamais Judas possédait, avait loué ou plus probablement volé un cheval, après ce petit matin de tous les petits matins, regrettant pour lors d'avoir rendu les trente deniers d'argent — qu'est-ce que ça nous fait, débrouille-toi, lui avaient dit les fils de garces — quand sans doute il avait maintenant envie de boire un coup, trente coups (comme Geoffrey s'en offrirait ce matin sans aucun doute ), et peut-être malgré tout s'en était-il offert quelques-uns à crédit, en respirant les bonnes odeurs de sueur et de cuir, en écoutant le plaisant claquettement des sabots du cheval et en se disant, comme tout ça pourrait être gai, de chevaucher de la sorte sous le ciel éblouissant de Jérusalem — et oubliant, un instant, si bien que c'était réellement gai — comme tout ça pourrait être merveilleux si seulement je n'avais pas trahi cet homme hier soir, même sachant parfaitement que j'allais le faire comme ce serait bien vraiment, si seulement toutefois ce n'était chose faite, si seulement ce n'était pas si absolument nécessaire d'aller se pendre —

Et voici que ça revenait en effet, la tentation, le serpent corrupteur d'avenir, et lâche : foule-le aux pieds, espèce d'abruti. Sois tel que le Mexique héraldique. N'as-tu pas franchi la rivière ? Au nom de Dieu, qu'il meure. Et de fait, Hugh passa sur le cadavre d'un serpent corail, gaufré sur le chemin telle une ceinture de caleçon de bain. Ou peut-être était-ce un héloderme suspect.  

Malcolm Lowry  Au-dessous du volcan p.204-205

 

Dans ce passage Hugh se met dans la peau de Judas. Par ailleurs Geoffrey lui-même se vit en Judas qui expie. En somme les frères portent une croix plus lourde encore que celle de Jésus dont ils pensent qu'il a porté la sienne à cause du traitre. Dans la vraie histoire de Jésus, on s'aperçoit vite que Judas n'est quasi qu'un homme de paille. Il rend concrètement un vague service aux bourreaux qui auraient tôt ou tard retrouvé celui qu'ils cherchaient à condition qu'il reste dans le pays. Dans l'histoire de Jésus se pose la question surtout, de pourquoi il n'a pas fui, se sachant condamné d'avance par ses ennemis. Judas le savait tout ça, mais reste pour lui, qu'il a trahi un homme qui lui avait accordé sa confiance.

 

Je suis restée plusieurs jours sans lire Au-dessous du volcan, puis j'ai repris  quelques pages de bon matin. Comme des critiques ont décrit un phénomène de tourbillon, ces longs moments de silence du lecteur (la pause), permettent la  distance pour ce recueillement où s'opère la décantation nécessaire.

 

On voit assez de gens pris dans des tourbillons aller droit dans le mur. Mais, cette lenteur aidant, je trouve pour le moment que ce livre fait tout simplement beaucoup réfléchir par le biais d'émotions et douleurs portées par les personnages, il recèle de splendides pages de poésie inspirée par la beauté des paysages du Mexique, et est très vivant aussi dans ses dialogues, l'auteur a dû imaginer en les écrivant des scènes à l'écran de ses nuits blanches, pour le cinéma.

   

 

  

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29/06/2014

la télé

J'ai regardé les reportages à la télé concernant la fin du règne des pharaons. Sur quels peuples régnaient-ils ? on ne le dit jamais. Si, on sait qu'il y avait des Juifs, peuple juif peut-on dire. Peut-on dire ? car on ne sait jamais, mais si, avec l'épopée de Moïse, où les mots "peuple juif" sont associés  ; et qui étaient les autres vassaux des pharaons ? Pas déjà les Arabes je pense, mais différentes ethnies, je ne sais pas. Toujours est-il que le peuple ou les peuples soumis aux pharaons se sont révoltés, vraisemblablement si j'ai bien compris en raison d'une remise en question de leur pouvoir, la sécheresse persistante, ayant annulé la savane pour laisser place au désert, démentit ce pouvoir divin de pharaons "incapables" de faire revenir l'eau. Cela n'a pas été dit comme cela dans le reportage mais c'est implicite.

Vers la fin du règne des pharaons, une pyramide a été probablement saboté jusque dans la construction de son parement, de sa base, alors que la technique de construction était parfaitement maîtrisée à cette époque.

Ensuite passionnant reportage sur les Kmers, dont la civilisation s'est éteinte à l'instar de celle des pharaons, encore à cause de l'eau au final. L'eau dans les canaux obstrués ne coulait plus. Inondations dues aux déforestations pour construire des complexes hydrauliques, des réservoirs, qui finirent par déborder au fil de décennies qui s'égrenèrent sur plus d'un siècle. Les racines des arbres pompaient l'eau et les hommes avaient abattus ces derniers. Déjà de l'inconséquence écologique qu'ils payèrent au prix fort.

Enfin un peu avant j'avais regardé le reportage sur le Bhoutan,  pays  du bio où le plastique est banni. S'ils voyaient mes jardinières toutes en plastique.... mais celles en terre cuite pètent sous l'effet du gel. N'empêche, je suis d'accord avec eux, j'aurais pas dû. Le Bhoutan, splendide pays qui se soucie du bonheur de chacun. Le bonheur, ils n'ont pas peur de ce mot là-bas, parce qu'il est basé sur un esprit conséquent. Le bonheur vient du fait que l'individu n'est point inconséquent vis-à-vis de la nature, de son prochain et de lui-même, mais le contraire. J'apprécie, ils sont très forts.

Du coup, pour hier, merci la télé.    

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