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22/06/2008

Kafka


""Franz ne peut pas vivre. Franz n'a pas la capacité de vivre. Franz ne sera jamais en bonne santé. Franz va bientôt mourir.
Il est certain que la chose se présente ainsi : Nous sommes tous en apparence capables de vivre parce que nous avons eu un jour ou l'autre recours au mensonge, à l'aveuglement, à l'enthousiasme, à l'optimisme, à une conviction ou à une autre, au pessimisme ou à quoi que ce soit. Mais lui est incapable de mentir, tout comme il est incapable de s'enivrer. Il est sans le moindre refuge, sans asile. C'est pourquoi il est exposé là où nous sommes protégés. Il est comme un homme nu au milieu des gens habillés. Ce qu'il dit, ce qu'il est, ce qu'il vit n'est même pas la vérité. C'est une manière d'être qui est déterminée, qui existe en elle-même, débarrassée de tout l'accessoire, de tout ce qui pourrait l'aider à qualifier la vie –beauté ou misère, peu importe. Et son ascétisme est totalement dépourvu d'héroïsme, ce qui le rend, à vrai dire, plus grand et plus noble. Ce n'est pas un homme qui construit son ascétisme comme un moyen d'accéder à un but, c'est un homme qui est contraint à l'ascétisme par sa terrible lucidité, par sa pureté, par son incapacité à accepter le compromis." Extrait d'une lettre adressée par Milena à Max Brod en août 1920"
 

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19/06/2008

Robert Coover

"J'ai lu bien sûr ces critiques français des années 1940 et 1950 qui avaient su percevoir dans ces films l'envers peu reluisant de l'Amérique décrite par Hollywood. Les auteurs de ces films n'étaient pas prisonniers d'impératifs commerciaux : la modestie de ces productions leur permettait de prendre des risques impensables dans d'autres genres, et notamment de remettre en question l'optimisme ambiant, de suggérer que notre victoire dans la Seconde Guerre mondiale ne faisait pas forcément de nous des héros, que le pouvoir était peut-être corrompu, que les policiers n'étaient pas tous des gens bien... Il y avait à l'œuvre dans ces séries B une vision sombre et existentialiste de l'Amérique à laquelle les critiques français ont su être sensibles."
 
L'article Ici 

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22/05/2008

ma prochaine lecture

« Stéphane Audoin-Rouzeau commence et termine son ouvrage sur un double souhait. En premier lieu, que son livre puisse contribuer à combler une immense lacune dans le travail collectif des sciences sociales, spécialement en France, où l’analyse de la guerre comme expérience de la violence n’est pas comprise comme "objet d’investigation légitime". En second lieu, que son travail soit discuté et prolongé par d’autres. Plutôt qu’une œuvre définitive, cette somme veut être un travail de pionnier – d’ouvreur de route, dit-on dans l’infanterie. Il prend d’ailleurs le plus grand soin d’instruire des questionnements qu’il laisse sans réponse, et de proposer quelques unes de ses observations comme autant de balises pour l’avenir de la recherche. »

Si cela vous dit, c'est Ici

07:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)