Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/06/2012

De la recherche

À propos des gènes, voici un extrait de Patience dans l’azur, au chapitre De la musique avant toute chose, page 209 :

"Dans cette organisation quasi parfaite, il y a cependant un point faible : c’est la conservation des documents. Malgré tous les soins et toutes les vigilances, des altérations se produisent occasionnellement. Des inversions ont lieu, des lettres sont déplacées ou même effacées. Quelles sont les « causes » de ces mutations ? On ne sait pas très bien. Elles peuvent provenir du rayonnement cosmique. J’ai parlé plus tôt de ces voyageurs de l’espace qui bombardent en permanence la surface de notre planète. Leur pouvoir de pénétration est grand. Certaines particules traversent notre atmosphère, s’introduisent dans nos cellules. Là, elles arrachent quelques électrons. Les molécules affectées se replient parfois sur elles-mêmes. Les messages sont altérés. Les opérations sont perturbées. Quelles qu’en soient les causes, les biologistes affirment que les mutations se font sans planification préalable. J’accepte leur parole là-dessus. Je sais par expérience que, pour jauger la crédibilité d’un argument dans un domaine de recherche, il ne suffit pas de connaître ce domaine, il faut encore y travailler activement. Comme en artisanat, il y a, dans la recherche, une chose très importante qui s’appelle « le métier ». Il s’acquiert au cours d’années d’expérience. On finit par « sentir » les choses. C'est ce que les physiciens appellent le « sens physique »."  

Hubert Reeves

13/05/2012

L'expérience subjective de soi - P. Ghrenassia, P. Kahn

"En nous saisissant comme sujet, dans la conscience réfléchie, nous nous ouvrons à une expérience singulière. Car la subjectivité n’existe pas à la manière des objets. Ceux-ci sont en effet entièrement déterminés par leurs propriétés, ils ne peuvent être rien d’autre que ce qu’ils sont. Ils sont, comme dit Sartre, "en soi". Le sujet conscient est quant à lui "pour soi" : il peut toujours être différent de ce qu’il est, il n’est pas enfermé dans une définition. Par exemple, on ne dit pas de quelqu’un qu’il est égoïste comme on dit d’un coupe-papier qu’il est tranchant, parce qu’il est toujours possible de cesser d’être égoïste. Penser qu’un égoïste est condamné à l’être, c’est le nier comme sujet, c’est le chosifier. Parce qu’il est conscient, l’homme est projet, dit Sartre, et non objet. La conscience n’existe donc pas à la manière des choses. En jouant sur le mot exister, on pourrait même dire que seule la conscience existe : car "ex-sister" c’est sortir de soi, être à distance de soi-même. Les choses, qui sont immédiatement ce qu’elles sont, n’ex-sistent » pas : elles sont, ou elles "in-sistent". À ce mode spécifique d’ex-sistance », pour la conscience, est attaché le problème de la liberté, central dans la philosophie de Sartre : être une conscience, un pour "soi", n’est-ce pas la marque pour l’homme de sa liberté, c’est-à-dire de sa possibilité de dépasser ce qu’il est ?" 

P. 11 Philosophie - cours et méthodes Éd. Hatier


05:52 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/04/2012

Pantouflage intellectuel

Le pantouflage intellectuel dans l’urgence, c'est dans la Vie des idées  :

"Autrement dit, les débats qui ont lieu aujourd’hui en France sur la ligne de partage idéale entre la philanthropie et l’administration publique sont des indicateurs très peu fiables de ce qu’est la réalité historique et sociologique de la philanthropie américaine." 

http://www.laviedesidees.fr/Pratiques-du-don.html

 

08:11 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)