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05/04/2019

Le poète qui a laissé paître un petit démon dans son poème

Le poète et son petit démon :

 

Lifted

 

Well, I guess no one can have everything.
I must learn to celebrate when I fail.
Inner growth and fortitude follow the sting,
right? Won't I rise with holy wind in my sails?
Yet they always seem to get what I want,
door after door flung open. Why are
the keepers of doors, who haunt
the hopeful halls of fate and desire
so partial to them, but not to me?
Yes, I do feel sorry for myself—don't, brother,
pretend the bitter blanket of self-pity,
hasn't warmed your bones. It's not lovers
or fame I crave, nor even happiness, particularly.
Only to be lifted, just once, above all others.

 

Comment : il est mignon ton démon. L'auteur : Craig Morgan Teicher

 

Lu sur Poem a day qui m'envoie en fait deux poèmes par jour, je crois même parfois trois. Je suis gâtée !

17:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

La souffrance en tant que signal d'alarme ♣♣♣ La souffrance apprivoisée du sentiment d'exil ♣♣♣ Les mères célibataires

Introduction à cette note :

juste parfois la souffrance peut aussi indiquer que nous ne sommes pas au diapason, ou à la hauteur de ce que nous devrions être. Par exemple, quand on est jaloux de quelqu'un. Cela signifie alors que nous devons nous surpasser.

Cela dit, la note d'Émilie signifie des choses que je trouve tout à fait justes et qui entrent donc en résonance avec moi.

Réflexion du jour sur la souffrance :

 

http://lejourou130113.hautetfort.com/archive/2019/04/04/j-ai-eu-mal-6141530.html

 

                                                  ♣♣♣

 

Une autre résonance : la souffrance inéluctable qui demande un long cheminement pour être apprivoisée, celle du déracinement, du sentiment d'exil, ou alors d'étrangeté, dans ce poème de poem a day du jour :

 

Dor

 

We walk through clouds
wrapped in ancient symbols

 

We descend the hill
wearing water

 

Maybe we are dead
and don’t know it

 

Maybe we are violet flowers
and those we long for

 

love only

our unmade hearts

 

On attends, on attends

 

Wait for Duras and Eminescu
to tell us in French then Romanian

 

light has wounds
slow down—
memory is misgivings

 

Le vulnérable a des plaies

ralentissez —

la mémoire est appréhensions

 

Wait until the nails
get rusty
in the houses of our past.

 

Nathalie Handal

 

Nathalie est née à Haïti, a grandi en Amérique latine, en France, et dans le monde arabe ! C'est beaucoup de richesse  à digérer cette somme d'expériences ! Mais ça peut être aussi un déchirement trop douloureux de quitter des lieux par obligation, par la force des choses ou alors d'avoir le sentiment de n'être vraiment de nulle part du fait que les racines n'ont pas le temps de pousser.

 

Dor est un mot roumain qui parle de désir ardent que l'on ressent lorsque l'on  manque d'un endroit ou de quelqu'un.

 

 "Le vulnérable a des plaies

— ralentissez

la mémoire est appréhensions"

 

Ces trois lignes insérées dans le poème sont ma traduction. Une audace, car l'auteure demanderait plutôt à Duras et Éminescu de traduire. Mais Duras étant de l'autre côté du miroir, j'ai pris la liberté en tant que française de dire comment je comprenais les mots de la poète.

 

                                ♣♣♣

 

Les mères célibataires encore vers les années trente du 20è siècle,et même beaucoup plus tard dans certaines régions de France, étaient bannies, ostracisées, or une femme a aidé celles-ci au dix-neuvième siècle. L'histoire :

 

Vénérable Rosalie Cadron-Jetté (1794 - 1864)

 

Née le 27 janvier 1794, Rosalie Cadron épouse Jean-Marie Jetté à l'âge de 17 ans. Ils ont de nombreux enfants, mais son mari meurt du choléra et elle se retrouve veuve à l'âge de 38 ans. Sa mère était sage-femme et Rosalie se sent appelée elle aussi dans son ouverture aux autres et à ceux qui sont dans le besoin.

 

Vers 1838, plus libérée de ses responsabilités familiales, elle se voit confier des mères célibataires et leurs enfants par Mgr Bourget.

 

En 1845, s'ouvre le premier hospice pour les femmes enceintes hors mariage. Rosalie et ses compagnes reçoivent une formation professionnelle de sage-femme et l'Institut des sœurs de la Miséricorde voit le jour le 16 janvier 1848.

 

Elle prend le nom de Mère de la Nativité et montre courage et audace pour fonder un tel institut dans les conditions de pauvreté et de rejet de la société de cette époque.

 

Elle meurt le 5 avril 1864.

 

Lu sur le site Hozana, qui conseille aux chrétiens une prière pour les femmes en difficulté. Plus exactement Hozana dit : "Prions pour ceux qui s'occupent de personnes dans le besoin, qu'elles soient sources de réconfort et de joie."

Le Notre Père est recommandé.

 

 

 

 

 

04/04/2019

Quand le bonheur devient une presque injonction ♣♣♣ Un tourbillon d'émotions ♣♣♣ Fleurs de cerisier

Quand le bonheur devient une presque injonction ça frise l'absurde, on a bien le droit d'être triste de temps à autre, quand les circonstances qui plus est s'en mêlent. Mais il y a aussi du profit à retirer du côté "des pères Ubu" du bonheur. C'est ici :

 

https://laviedesidees.fr/Bonheur-obligatoire.html

 

                                         ♣♣♣

Poète du jour : Jessica Care Moore qui a dédié son poème J'étais une fille des montagnes russes ou J'étais un tourbillon d'émotions à Ntozake.

Quelques lignes, "volées" à Ntozake, lues dans Poem a day.

 

Ma courte introduction :

Une personne qui se vit comme un tourbillon d'émotions, forcément troublion ;  rien ne lui fait peur, même pas l'enfer ! Du coup le garçon en question, qui lui, serait plutôt craintif, à moins que cette énergie fantastique ne le perturbe, a plus ou moins du mal avec elle ; no limits peut éventuellement faire peur.

En fait une énergie débordante plutôt heureuse, ne vous  déplaise, d'après ces lignes :

 

I used to be a roller coaster girl
Wild child full of flowers and ideas
Useless crushes on polish boys
in a school full of white girls.

 

J'étais une fille prise dans un tourbillon d'émotions

Enfant sauvage pleine de fleurs et d'idées

d'inutiles coups de cœur pour des garçons polonais

dans une école remplie de filles blanches.

 

 

Commentaire : quel tonus !   Et la tornade finit son poème ainsi :

 

I still love roller coasters

& you grew up

to be

Afraid of all girls

who cld ride Fearlessly

like me.

 

J'aime toujours les émotions fortes

et tu as grandi

pour avoir peur

de toutes les filles

qui pourraient rouler leur bosse sans peur

comme moi.

 

Commentaire :  "rouler sa bosse" m'a paru bien entrer dans le contexte.

 

                                     ♣♣♣

Cherry blossoms

 

poème de Toi Derricotte

 

I went down to
mingle my breath
with the breath
of the cherry blossoms.

There were photographers:
Mothers arranging their
children against
gnarled old trees;
a couple, hugging,
asks a passerby
to snap them
like that,
so that their love
will always be caught
between two friendships:
ours & the friendship
of the cherry trees.

Oh Cherry,
why can't my poems
be as beautiful?


A young woman in a fur-trimmed
coat sets a card table
with linens, candles,
a picnic basket & wine.
A father tips
a boy's wheelchair back
so he can gaze
up at a branched
heaven.
                     All around us
the blossoms
flurry down
whispering,

        Be patient
you have an ancient beauty.

                                            Be patient,
                                  you have an ancient beauty.

15:20 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)