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04/09/2014

une métamorphosée en Diane défraie la chronique depuis hier...

Diane, ta coutume est de tout déchirer

 

 

 

Diane, ta coutume est de tout déchirer,
Enflammer, débriser, ruiner, mettre en pièces,
Entreprises, desseins, espérances, finesses,
Changeant en désespoir ce qui fait espérer.

Tu vois fuir mon heur, mon ardeur empirer,
Tu m'as sevré du lait, du miel de tes caresses,
Tu resondes les coups dont le coeur tu me blesses,
Et n'as autre plaisir qu'à me faire endurer.

Tu fais brûler mes vers lors que je t'idolâtre,
Tu leur fais avoir part à mon plus grand désastre :
" Va au feu, mon mignon, et non pas à la mort,

Tu es égal à moi, et seras tel par elle ".
Diane repens-toi, pense que tu as tort
Donner la mort à ceux qui te font immortelle.

 

Agrippa D'AUBIGNÉ

 

 

La répudiation, un acte humiliant pour qui le subit. Dame Trierweiler a parlé ; dans ce contexte je pense qu'il s'agit d'un acte de libération ; pour un nouveau départ il faut se relever, être d'égal à égal, ainsi, taking things all round,  when she had talked to him, she left.

 

 

11:51 Publié dans Note, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

01/09/2014

Entre la locomotive et l'oiseau, il a choisi

Boris VIAN : Elle serait là, si lourde

 

 

 Elle serait là, si lourde
Avec son ventre de fer
Et ses volants de laiton
Ses tubes d’eau et de fièvre
Elle courrait sur ses rails
Comme la mort à la guerre
Comme l’ombre dans les yeux
Il y a tant de travail
Tant et tant de coups de lime
Tant de peine et de douleurs
Tant de colère et d’ardeur
Et il y a tant d’années
Tant de visions entassées
De volonté ramassée
De blessures et d’orgueils
Métal arraché au sol
Martyrisé par la flamme
Plié, tourmenté, crevé
Tordu en forme de rêve
Il y a la sueur des âges
Enfermée dans cette cage
Dix et cent mille ans d’attente
Et de gaucherie vaincue
S’il restait
Un oiseau
Et une locomotive
Et moi seul dans le désert
Avec l’oiseau et la chose
Et si l’on disait choisis
Que ferais-je, que ferais-je
Il aurait un bec menu
Comme il sied aux conirostres
Deux boutons brillants aux yeux
Un petit ventre dodu
Je le tiendrais dans ma main
Et son cœur battrait si vite…
Tout autour, la fin du monde
En deux cent douze épisodes
Il aurait des plumes grises
Un peu de rouille au bréchet
Et ses fines pattes sèches
Aiguilles gainées de peau
Allons, que garderez vous
Car il faut que tout périsse
Mais pour vos loyaux services
On vous laisse conserver
Un unique échantillon
Comotive ou zoizillon
Tout reprendre à son début
Tous ces lourds secrets perdus
Toute science abattue
Si je laisse la machine
Mais ses plumes sont si fines
Et son cœur  battrait si vite
Que je garderais l’oiseau.

Boris VIAN (1920-1959).

Il était aussi scientifique, mais pas que.


17:23 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

21/08/2014

La libération de Brigitte Fontaine et d'Areski Belkassem

Il m'arrive d'être longtemps à l'écoute de la radio, comme il peut arriver que je reste des jours sans l'écouter,  une question de marée, de lune, de disponibilité en tout cas. Cet après-midi, j'ai enfilé plusieurs émissions dont celle d'Onfray qui parle de  philosophes parfois tellement corsetés dans leurs concepts et d'autres fois libérateurs, il faut en prendre et en laisser, j'ai aussi écouté la musique en vogue des jeunes Egyptiens, qui se dépêtrent comme ils peuvent entre le commercial et un besoin de dire, de se défouler, de plaire aussi,  à ceux de la rue... au cours de l'émission précédente Les pieds sur Terre, un son de cloche plaintif se fit entendre mais enfin ces gens étaient vraiment malheureux, enfin bien plus tard dans la soirée, après tout ça, voilà Brigitte Fontaine et son compagnon Areski Belkassem, parole  libérée et là je dois dire que ça a plutôt bien passé,  complètement réveillée  j'ai écouté... si cela vous dit :

 

 

   

21:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)