Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/08/2016

La promenade

Nous avons appris avant hier que Tigret souffrait d'un cancer. Ce sont les voisins qui m'ont signalé sa boule au cou... boule que j'avais dessinée lors d'un croquis fait de lui deux ou trois jours auparavant, croyant voir un muscle. Hélas ces voisins qui clamèrent tous trois à peu près en même temps lorsque je suis sortie dans le patio "votre chat a une grosse boule !" avaient raison, il ne s'agissait pas d'un muscle qui soudain se serait développé, et sur cette tumeur se trouvait aussi un gros abcès que le vétérinaire a vidé. Les chats qui vadrouillent beaucoup s'attrapent  des saloperies. Tigret pourtant est celui qui reste le plus à la maison avec Yoko, et maintenant Nono, ses vieux jours arrivant. Le Lulu qui s'était re carapaté avant hier est finalement revenu dans le courant de la matinée et j'ai pu lui donner son antibiotique. Il sent les choses pour être aussi pontuel.

 

Hier j'avais donc les deux chats malades à la maison. Je donnai à Lulu son antibiotique et le laissai sortir. Restait Tigret qui ne supporte pas la grande collerette blanche que le vétérinaire lui a mise autour du cou afin qu'il n'enlève pas son bandage, lequel protège un drain. Tigret était énervé et apathique, passant d'un état à l'autre. Plombant un peu plus l'ambiance, le chat Yoko regardait son frère comme un Ovni, frère avec lequel il est le plus copain d'ordinaire, et ne voulait pas rester dans son entourage. Il a finalement demandé à sortir pour ne rentrer ce matin qu'à reculon... car il avait aperçu le Tigre, la tête dans l'entonnoir.

 

Afin de laisser Tigret reprendre ses esprits, j'ai décidé hier de le laisser seul. Moi aussi je partis. Le temps de prendre de quoi me sustenter à midi et je filai rendre visite à la ville de Saint-Venant, pour randonner par le chemin des Grues. Nom que nous avons donné au chemin, Patrick, Sam et moi.

 

Tour de la ville avant de me souvenir où il se trouvait, avant ce raisonnement simple : " Tu ne l'as pas rêvé. Souviens-toi, il suivait un cours d'eau. Rends-toi au port de plaisance, suis le cours d'eau sur la droite, et non sur la gauche car nous savons qu'à gauche c'est vers le pont rouge. Tu retomberas alors, à un moment ou un autre au chemin des grues." Je le retrouvai ainsi et le suivis plus loin que ne le faisait dans le temps notre trio. Bientôt, au bout je crois de quatre kilomètres, je vis à gauche un clocher qu'un passant m'apprit être celui d'Essar, et à droite, un autre qui était celui de Calonne, tout droit c'était Merville. Encore un peu et j'étais à Merville. J'avais un peu d'eau dans mon sac à dos. J'ai été tentée d'aller jusqu'à cette ville et d'y faire un tour. Mais l'intuition me fit remettre la chose à plus tard. Je m'en retournai. Quand j'ai rejoint la voiture il était onze heure une, et non pas moins une. Je suis rentrée retrouver le chat en peine, qui s'était calmé. La solitude peut avoir cet effet. L'intuition de ne pas continuer était bonne, car la canicule n'allait pas tarder à se manifester et je n'avais pas emmené d'argent pour entrer éventuellement me désaltérer dans un café ; la quantité d'eau dans la bouteille que j'avais emportée étant insuffisante... un peu plus qu'un cul de bouteille.... je l'ai échappé belle en somme, dans l'autre sens du terme aussi.

 

Ce matin, j'assure la prise en charge des minous. Lulu a eu son antibiotique et est ressorti, Tigret à qui j'avais dû donner à boire à la pipette hier, se réalimente. Yoko le fuit mais ne s'enfuit pas. Les chats gèrent ce genre de stress au bout d'un moment.      

09:24 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

23/08/2016

Crever l'abcès

P1010016.JPG

 

Et bien si, en fait le vagabond était mal en point. Cette oreille est rabattue à cause d'un abcès. La mauvaise odeur venait de là. Vétérinaire, antibiotiques et tout le bazar !

 

Lendemain matin :

 

Et je n'ai pas le courage de l'humour ce matin. Lulu s'est faufilé entre deux autres chats à l'aube pour sortir de la maison. J'étais encore ensommeillée quand j'ai ouvert la porte. Quand va-t-il revenir et quid de son traitement antibiotique ? Au début je pensais qu'il rabattait une oreille par mécontentement du fait que je l'avais amené dans le bureau contre son gré. C'est en le taquinant, voulant lui redresser l'oreille par jeu que j'ai vu de quoi il s'agissait. Le toucher en dit plus. Calamité Lulu !

06:10 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

20/08/2016

L'homme qui construit sa cathédrale

L'homme près de Madrid, à environ 18 km de cette ville, qui construit sa cathédrale au feeling parlait de son concept de richesse et de pauvreté. De pauvreté selon lui car il n'a pas de gros besoins sur le plan de sa vie personnelle.

 

Si tous les propriétaires de terrains familiaux se mettaient à construire des bâtiments qu'on voit de loin, ça deviendrait anarchique au sens désordre entendu par ce terme. Là, un Bouddha géant, là, une coupole qui surplomberait tel quartier et encore une autre là-bas... on ne saurait plus où donner des yeux et surtout cela finirait par devenir étouffant.

 

Cet homme dit de sa pauvreté (en terme de revenus) qu'elle est riche du fait qu'il peut laisser libre cours à son imagination et à son génie, on peut en effet parler de génie puisque sans instruction académique en architecture, sa construction tient la route et témoigne d'un savoir qui dépasse un peu l'entendement en quelque sorte. De ce point de vue spécifique c'est cette forme de vie d'homme sans grands revenus qui stimule son imaginaire, lequel débouche sur cette mise en œuvre. La pauvreté selon lui est pour ceux que l'on bride de partout, qui ne sont bons qu'à consommer et aller exhiber leurs avoirs matériels en période touristique.

 

J'ai entendu parler hier à la télé d'une autre pauvreté, incontestable,  lors d'une critique sur un reportage fait à Amiens, où les auteurs de celui-ci étaient accusés de voyeurisme s'agissant de la pauvreté de certaines personnes dans cette ville, pauvreté matérielle qui débouche sur l'impossibilité de faire quoi que ce soit. Car ces pauvres-là, sur le plan matériel,  n'ont pas quant à eux de terrain familial où construire la moindre chose. À noter quand même que Rousto l'espagnol, qui a entrepris d'élever une cathédrale,  rend par là même un terrain privé au public, et a interdit aux promoteurs de faire main basse dessus comme cela s'est produit tout autour pour la construction d'immeubles à tout-va,  qui est une forme d'appropriation d'un lieu public après tout. Pour en revenir à la pauvreté qui ne mène à rien, ou plutôt si, qui conduit à d'autres misères plus grandes... en effet celle-là est condamnable, elle n'a rien à voir avec celle dont parle l'espagnol bâtisseur de cathédrale, le concernant.

 

Personne ne devrait se retrouver dans les sans-issues qui sont montrés dans ce reportage (d'après ce que j'en ai entendu dire) et qui ont choqué à plusieurs niveaux des spectateurs outrés, non pas tant par la pauvreté ainsi offerte aux yeux du public pour d'aucuns mais par l'esprit avec lequel on la montrait,  fortement imprégné de voyeurisme selon eux, et là c'est un autre débat.

 

 

 

09:21 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)