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20/11/2007

Lolita

a6cfe5b30118e36ab028a0cc26f40574.jpgL’adaptation de Lolita roman de Nabokov, par Kubrick, égale celle que l’auteur lui-même avait faite de son livre. Point de vue de Arté sensible à l’humour de Kubrick et pour cause, le ton dérisoire pour dire le burlesque des malentendus est magique : l’art consommé de la distanciation. Je vous invite à lire l’analyse enrichissante de Arté :

 

Love movie

Tragique odyssée amoureuse, Lolita est transcendé par l'humour et l'ironie. On sait que le cinéaste, parti tourner en Angleterre pour échapper à la pression des ligues morales, retoucha largement le scénario de Nabokov. Jeux de séduction, répliques, regards, situations burlesques, Kubrick multiplie les équivoques et les distanciations. Sommé de se plier aux contraintes de la censure, il substitue à l'érotisme un trouble non moins délicieux, le non-dit. Le jeu prodigieux de Mason répond à son attente : rendre sensible tant l'impudence d'un homme que sa déliquescence progressive. Peu présent chez Nabokov, Quilty (Peter Sellers), figure de l'ombre, se voit ici accorder une place privilégiée : il incarne le surmoi du pauvre Humbert accablé par le poids moral de sa situation et le persécute d'une logorrhée ahurissante. Son rôle dépasse largement le statut de simple rival que lui attribua Nabokov. En ouvrant son film sur la séquence du meurtre de Quilty par Humbert, Kubrick nous introduit directement dans le monde de la folie. Oeuvre d'adaptation, son Lolita apparaît comme une réalisation profondément personnelle, un prodige d'humour qui égale le talent de Nabokov.

Henri Tachan pour vous enchanter aujourd’hui, ici

09:15 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (3)

19/11/2007

Musique

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La horde d'or

Revoir l’histoire ancienne c‘est à mon sens, une prise de recul au-delà d’une quelconque appartenance religieuse, ethnique ou laïque, qui élargit le champ de vision, comme de regarder un paysage qui se déroulerait lentement, au rythme de la lecture, derrière une vitre. Cela permet de dépasser les blocages que peuvent constituer les diverses appartenances, pour réfléchir plus librement.

J’ai lu ces jours-ci, un article affirmant que les complexes que nous aurions de penser librement, et qui bloqueraient une action politique plus efficace seraient dus à un père spirituel "complexant", dont il faudrait s'émanciper.

Au lieu de focaliser sur le père supposé, ne vaut-il pas mieux prendre du champ et regarder au contraire tous les ancêtres comme autant d’"enfants de pères mythiques" plus ou moins terribles, dont la vie heureuse ou tragique donne à réfléchir ?

Un être humain arrive au monde, malgré sa belle innocence, avec des "antécédents" dont il n’est pas responsable, c’est-à-dire entre autre, dans un contexte géo-politique qui pourrait bien devenir un filet à destins tragiques sans la réflexion que donne la prise de recul et inversement, dès l'âge de raison comme le préconisent beaucoup de philosophes aujourd'hui.

Regarder ne serait-ce qu’une fresque historique, peut déjà favoriser une émancipation, en premier lieu, de la violence interne.

« Le souverain n'avait pas été rejoint mais il était allé mourir d'épuisement, de désespoir et peut-être de peur dans une petite île de la Caspienne. L'opération n'avait pas coûté cher aux Mongols. Leurs forces étaient intactes. Ils n'allaient pas revenir auprès de leur empereur sans avoir accompli quelque action d'éclat ! Ils hésitaient à marcher sur Bagdad, mais ils ne se sentaient pas le droit d'attaquer sans ordre le chef suprême du monde musulman, le calife abbasside. Ils marchèrent donc vers le nord. Ils franchirent le Caucase, tombèrent sur les Géorgiens au plus haut de leur gloire après les règnes de David le Confesseur et de la reine Thamar et prirent Tiflis. Ils débouchèrent enfin dans les steppes des Kiptchak, ces Turcs nomades que les Latins nommaient Comans et les Russes, Polovtses, qui accueillaient les missions chrétiennes et musulmanes et conservaient encore quelque chose du judaïsme des Khazars qui les avaient précédé dans les plaines du nord de la mer Noire. Les Kiptchak connaissaient les nomades, leurs méthodes de guerre, leurs ruses. Ils étaient nombreux. N'auraient-ils pas pu résister seuls à ces escadrons qui dévalaient sur eux ? Ils l'auraient sans doute fait si la propagande mongole ne les avait pas démoralisés, s'ils n'avaient pas entendu l'écho, amplifié par la distance, des massacres que les nouveaux venus, ces hommes issus de la Mongolie, avaient effectués en Sogdiane et en Afghanistan. »

Je vous invite à lire  les hauts faits Don Quichottesques de La horde d'or, en cliquant ici

11:25 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (2)