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31.12.2007

Solidarité-espoir

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"Ainsi, les conditions seront créées pour que la vie et la dignité des jeunes Africains soient enfin respectées, sans navires et avions de l’Union européenne les empêchant de quitter les côtes d’Afrique, sans risque de mourir par noyade ou sur les barbelés de Ceuta et de Melilla, sans aboutir à des camps de travail européens comme on en a trouvé dans Pouilles ou dans des logements misérables où eux-mêmes et leurs enfants sont contaminés par le saturnisme."

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La chanson rock’n roll qui nous a enchantés ce week-end, Ray Charles

Le Monde

"C'est peu dire que la forme a entaché le fond. Or qu'est-ce que la diplomatie, sinon l'art de mesurer ses paroles et ses gestes, pour honorer l'hôte sans insulter ceux qu'il fait ou a fait souffrir ? On aura beau dire que, ayant renoncé au terrorisme et au financement de ses innombrables mouvements de par le monde, ayant indemnisé les victimes des attentats de Lockerbie et du vol UTA, ayant démantelé ses armes de destruction massive, ayant enfin libéré les infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne injustement détenus, torturés, le raïs libyen est devenu persona grata. Effacer les mauvais souvenirs n'empêche pas de garder la mémoire. La décence eût voulu que ce Néron ne soit pas célébré avec faste sous prétexte qu'il s'est lassé du feu."

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Article du soir

UN DROIT D'INGÉRENCE HISTORIQUE

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"Ces contestations mémorielles, par leur diversité et leur ampleur, coïncident trop dans le temps pour être le fruit du hasard. Leur simultanéité étaye au contraire le constat que dans le village global il n'y a plus de place pour une histoire purement nationale.

Cette relecture collective libère les consciences mais elle est douloureuse. A tant remuer leurs souvenirs, les exclus de l'Histoire font oeuvre salutaire bien sûr. En même temps ils éclairent des pans du passé qu'ils préféraient jusque-là occulter.

Les Algériens le constatent à leurs dépens : chaque fois qu'ils réclament à la France des excuses pour la colonisation et la guerre, ils braquent les projecteurs sur les harkis, ces supplétifs de l'armée française exécutés par milliers au lendemain de l'indépendance. L'histoire officielle, qui a cours au pays d'Abdelaziz Bouteflika, ne le dit pas non plus, mais la guerre d'Algérie fut aussi une guerre civile sanglante entre Algériens.

Les Arméniens à leur tour subissent ce choc en retour. Tout comme le Parlement français en 2001, plusieurs pays - la Russie, le Canada, l'Argentine... - ont reconnu la réalité du génocide de 1915. Mais, comme pour l'Algérie, la mémoire de cette catastrophe n'est pas univoque. Elle révèle que les Arméniens eux aussi se sont livrés à des tueries, en 1920. Une implacable purification ethnique qui a provoqué la mort de dizaine de milliers de musulmans en Arménie indépendante.

Tout à condamner le franquisme, la gauche espagnole n'aime pas non plus qu'on lui rappelle que les républicains se sont rendus coupables de massacres de religieux et de 85 000 exécutions contre 40 000 pour le camp d'en face.

A force de dénoncer l'esclavage colonial européen, les exclus de l'Histoire - à leur corps défendant là encore - ont attiré l'attention sur ses précédents : l'esclavage des Africains par les Arabes. Et des Africains par des Africains. L'un et l'autre pendant des siècles."

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30.12.2007

Les oiseaux

La LPO lance une campagne pour la protection des oiseaux migrateurs qui traversent la France.

En raison de sa situation géographique, de la diversité de ses espaces et de la nature de ses vents, la France représente un carrefour de migration d’oiseaux. Deux fois par an, les oiseaux parcourent des milliers de kilomètres, principalement sur un axe nord-est/sud-ouest pour se rendre au printemps sur leur aire de reproduction et repartir à l’automne vers leur aire d’hivernage. Malheureusement, le territoire français n’est pas toujours hospitalier. Tout au long de leur périple, les oiseaux doivent affronter des risques naturels, auxquels s’ajoutent depuis 50 ans des menaces liées à l’activité humaine. Or, la majorité des espèces d’oiseaux présentes en France sont migratrices. Pour les protéger, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) lance le 1er janvier 2008 une campagne à destination du grand public pour sensibiliser les citoyens à la migration des oiseaux, améliorer les connaissances sur ce phénomène, renforcer la protection des sites de halte migratoire et des voies de passage, diffuser et partager les savoirs et expériences.

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Re-lecture

a43329f13c637d97b99e3037f0c750e4.gifSaint John Perse : "C’est assez d’être la mauvaise conscience de son temps"

Par son discours, l’ambassadeur de France Alexis Léger (Prix Nobel de littérature 1960), qui a écrit son oeuvre sous le pseudonyme de Saint John Perse, propose une réflexion serrée, rationnelle, dénuée de tout dérapage émotionnel gratuit, sur la réalité dérangeante de la poésie. La tonalité objective de ce discours permet de donner un visage concret à l’humanisme en montrant que contrairement à ce qu’on croit, l’art n’est pas gratuit : c’est un acte qui engage l’homme, la société et son temps vers de nouveaux horizons politiques.

"J’ai accepté pour la poésie l’hommage qui lui est ici rendu, et que j’ai hâte de lui restituer.

La poésie, sans vous, ne serait pas souvent à l’honneur. C’est que la dissociation semble s’accroître entre l’œuvre poétique et l’activité d’une société soumise aux servitudes matérielles. Ecart accepté, non recherché par le poète, et qui serait le même pour le savant sans les applications pratiques de la science.

Mais du savant comme du poète, c’est la pensée désintéressée que l’on entend honorer ici. Qu’ici du moins ils ne soient plus considérés comme des frères ennemis. Car l’interrogation est la même qu’ils tiennent sur un même abîme, et seuls leurs modes d’investigation diffèrent.

Quand on mesure le drame de la science moderne découvrant jusque dans l’absolu mathématique ses limites rationnelles ; quand on voit, en physique, deux grandes doctrines maîtresses poser, l’une un principe général de relativité, l’autre un principe quantique d’incertitude et d’indéterminisme qui limiterait à jamais l’exactitude même des mesures physique ; quand on a entendu le plus grand novateur scientifique de ce siècle, initiateur de la cosmologie moderne et répondant de la plus vaste synthèse intellectuelle en termes d’équations, in­voquer l’intuition au secours de la raison et proclamer que « l’immagination est le vrai terrain de germination scientifique », allant même jusqu’à réclamer pour le savant le bénéfice d’une véritable « vision artistique » - n’est on pas en droit de tenir l’instrument poétique pour aussi légitime que l’instrument logique ?

Au vrai, toute création de l’esprit est d’abord « poétique » au sens propre du mot ; et dans l’équivalence des formes sensibles et spirituelles, une même fonction s’exerce, initialement, pour l’entreprise du savant et pour celle du poète. De la pensée discursive ou de l’ellipse poétique, qui va plus loin et de plus loin ? Et de cette nuit originelle où tâtonnent deux aveugles-nés, l’un équipé de l’outillage scientifique, l’autre assisté des seules fulgurations de l’intuition, qui donc plus tôt remonte, et plus chargé de brève phosphorescence. La réponse n’importe. Le mystère est commun. Et la grande aventure de l’esprit poétique ne le cède en rien aux ouvertures dramatiques de la science moderne. Des astronomes ont pu s’affoler d’une théorie de l’univers en expansion ; il n’est pas moins d’expansion dans l’infini moral de l’homme - cet univers. Aussi loin que la science recule ses frontières, et sur tout l’arc étendu de ces frontières, on entendra courir encore la meute chasseresse du poète. Car si la poésie n’est pas, comme on l’a dit, « le réel absolu », elle en est bien la plus proche convoitise et la plus proche appréhension, à cette limite extrême de complicité où le réel dans le poème semble s’informer lui-même. Par la pensée analogique et symbolique, par l’illumination lointaine de l’immage médiatrice, et par le jeu de ses correspondances, sur mille chaînes de réactions et d’associations étrangères, par la grâce enfin d’un langage où se transmet le mouvement même de l’Etre, le poète s’investit d’une surréalité qui ne peut être celle de la science. Est-il chez l’homme plus saisissante dialectique et qui de l’homme engage plus ? Lorsque les philosophes eux-mêmes désertent le seuil métaphysique, il advient au poète de relever là le métaphysicien ; et c’est la poésie, alors, non la philosophie, qui se révèle la vraie « fille de l’étonnement », selon l’expression du philosophe antique à qui elle fut le plus suspecte.

Mais plus que mode de connaissance, la poésie est d’abord mode de vie - et de vie intégrale. Le poète existait dans l’homme des cavernes, il existera dans l’homme des âges atomiques parce qu’il est part irréductible de l’homme. De l’exigence poétique, exigence spirituelle, sont nées les religions elles-mêmes, et par la grâce poétique, l’étincelle du divin vit à jamais dans le silex humain. Quand les mythologies s’effondrent, c’est dans la poésie que trouve refuge le divin ; peut-être même son relais. Et jusque dans l’ordre social et l’immédiat humain, quand les Porteuses de pain de l’antique cortège cèdent le pas aux Porteuses de flambeaux, c’est à l’immagination poétique que s’allume encore la haute passion des peuples en quête de clarté.

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29.12.2007

Sauver les abeilles

69cad3a453808daa50b8f46ca6641417.jpgPartout dans le monde, on constate depuis plusieurs années des mortalités d'abeilles. En France, les apiculteurs ont incriminé deux insecticides, le Gaucho et le Régent, d'être à l'origine du problème. Après une longue polémique, ils ont obtenu l'interdiction de ces deux produits. Mais la situation est sans doute plus complexe qu'on l'imagine, comme le montre l'analyse de cires d'abeilles réalisée par Marie-Pierre Chauzat et Jean-Paul Faucon, de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Parmi les résidus toxiques présents dans les cires, ils ont en effet trouvé qu'une bonne partie est due aussi aux traitements chimiques effectués dans les ruches par les apiculteurs eux-mêmes (Pest Management Science, novembre 2007).

Les deux chercheurs ont mené leur étude en 2002 et en 2003 dans des ruchers de cinq départements (Eure, Yonne, Indre, Gers et Gard), ce qui représente en tout 125 colonies d'abeilles

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les champignons

"Pendant des siècles et des siècles, de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle, les champignons ont été considérés comme des plantes. Et puis, brusquement, au milieu du XXe siècle, en 1969 pour être exact, ils ont été exclus du règne botanique. Les champignons seraient donc des animaux ? Non plus. Ils ont un peu des deux, mais pas assez pour en faire partie. En fait, il a été créé un nouveau règne rien que pour eux. On pourrait croire qu’au XXIe siècle, la classification systématique des êtres vivants en règne, ordre, espèce, etc. est enfin terminée. Eh bien, on n’en est pas encore là, et bien des zones d’incertitudes demeurent tant certains êtres vivants résistent farouchement à cette manie humaine de l’étiquette. La taxinomie, la science du classement et de l’appellation des différents êtres vivants, reste bel et bien pour les scientifiques de tout poil un champ de bataille"

Mais revenons à l’exemple des champignons. La plus amusante caractéristique de leur classification du temps où ils étaient des plantes, c’est qu’on les définissait par ce qu’il leur manquait pour être de «vraies» plantes. Dès le IVe siècle avant notre ère, Théophraste (qui veut dire «le divin parleur»), philosophe et naturaliste grec, inventeur d’une des premières classifications des plantes (qui n’était d’ailleurs pas si mal faite), estime que «le champignon et la truffe, à la différence des autres plantes, n’ont ni racine, ni tige, branche, graine ou fleur». Carl von Linné, le grand naturaliste suédois du XVIIIe siècle, auteur d’une classification sur laquelle repose encore en grande partie la nôtre, place les champignons, moisissures, fougères et algues parmi les plantes. Au début du XXe siècle, les différentes sortes de champignons sont appelées cryptogames, ce qui veut dire «plantes sans fleurs» ou thallophytes, «sans tige et sans feuilles».

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Entrer dans un autre paradigme. La conférence donnée chaque jour d'exposition à 17 heures par Michèle Panhelleux-Ferlin, arthérapeute, permettra d'entrer pleinement dans cette peinture “agissante”, bourrée de sens, et de faire sentir l'univers mental du peuple étonnant qui la produit.

28.12.2007

Le génie d'un peuple

La naissance de la peinture aborigène est un de ces moments magiques où le génie d'un peuple transforme sa souffrance en création. La peinture aborigène telle que nous la découvrons ici est née de la rencontre d'une spiritualité ancestrale confrontée au traumatisme de la colonisation européenne, mais aussi de l'accès aux matériaux modernes qui ont permis son évolution et sa diffusion. Profondément authentique mais non figée, nourrie comme depuis toujours de l'inépuisable répertoire de mythes du Temps du Rêve, elle est un art hybride dont l'avènement fait échec au chaos.

Un peuple artiste né. Dans les années 1970, alors que les peuples nomades aborigènes contraints à la sédentarisation par la politique d'assimilation dépérissaient loin de leurs territoires, les Anciens acceptèrent, sous l'influence bienveillante de quelques Australiens blancs éclairés, de transposer sur matériaux modernes les motifs symboliques immémoriaux qu'ils traçaient jusqu'alors en situations cérémonielles sur la pierre, sur le sable, sur le corps des officiants et sur les objets sacrés. Des univers picturaux étonnants surgirent alors sous les doigts de ce peuple « artiste né ».

Soixante toiles du désert et du Kimberley. Au Musée Branly à Paris, en 2005, les Français ont pu découvrir la peinture aborigène. Actuellement, le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Nice expose une soixantaine d'œuvres et débarrasse avec bonheur la peinture aborigène de la vision encore trop “éthnique” qui prévalait en France. L'exposition “Peindre pour vivifier la terre” présente des œuvres de communautés importantes et de peintres reconnus tels que Naata Nungurrayi, Kenny Williams Tjampinjimpa, Ningura Napurrula, Rusty Peters, Madeleine Purdie, Nyurapaya Bennett Nampinjimpa, Mitjili Napurrula, Jeannie Petyarre... Elle comporte une soixantaine de toiles principalement d'artistes de Papunya Tula (Pintupis, Warlpiris, Pitjantjarras), mais aussi quelques oeuvres d'Utopia et une dizaine de toiles du Kimberley (école de Turkey Creek) réalisées en pigments naturels issus de la terre australienne.

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Article du soir

7bf13dafb8b608b535e313d61de07543.jpgEn Corée du sud, une équipe de scientifiques de l'Université de Gyeonsang a réussi à cloner les cellules d'un chat angora turc pour créer des chatons qui brillent dans la nuit !!

Le but de cette recherche ? Mieux comprendre les maladies génétiques chez les animaux et les humains, et la possibilité de reproduire génétiquement des animaux en voie de disparition.

Le professeur Kong Keun-il, directeur de recherches sur les applications thérapeutiques de clonage et premier chercheur du pays à avoir cloné un chat en 2004, a déclaré : «C'est une véritable réussite». Les trois chatons génétiquement modifiés sont nés en janvier dernier et pèsent actuellement 3.5 kg...

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