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31.01.2008

reportage télé

Les reportages-télé sont parfois assez surprenants. Hier soir par exemple j’ai pu voir, dans le bush australien, des arbres surnommés « faiseurs de veuves ». Tout d’un coup des branches se détachent d’un bloc. La rivière n’étant pas loin, certains branchages tombent lourdement dans l’eau. S’accumulant au fond depuis des lustres, tout ce bois a fini par créer une architecture propice, idéale pour protéger de tout prédateur une espèce de poisson morue.

 Les poissons arboricoles du "bush aquatique" coulent  des jours tranquilles dans ces eaux sécurisées, vivent très vieux et peuvent atteindre le poids et la taille d’un homme...mais quelque part, on s'en fiche, ces arbres restent inquiétants.  Comme s'ils larguaient des branches pour faire passer d’un élément à l’autre un peu d’eux-mêmes. Un coup, si le randonneur en réchappe, à le rendre mystique.

diabète et café

"Will an espresso soon be out of bounds for diabetics?"

Destination Santé

Économie

« Les animaux de compagnie victimes collatérales de la crise des "subprimes" aux Etats-Unis »

« La maison est ravagée -ses planchers éventrés, ses cloisons abattues et les ampoules brisées par les propriétaires qui se sont acharnés sur la demeure avant que les banquiers ne la saisissent. Caché dans ce qui reste debout se trouve un membre abandonné de la famille: un Pitbull affamé.

Mais il était trop tard pour ce chien découvert par les ouvriers. Son cas apporte une preuve supplémentaire de la manière dont les animaux de compagnie sont devenus des victimes collatérales aux Etats-Unis de la crise des "subprimes". Ces prêts hypothécaires à risque entraînent un nombre record de saisies immobilières et continuent de peser sur les places boursières mondiales.

Les animaux "sont abandonnés un peu partout", souligne Traci Jennings, présidente de la Société protectrice des animaux (Humane Society) du comté de Stanislaus, dans le nord de la Californie. "Les agriculteurs retrouvent des chiens jetés dans leurs prés alors que des chats domestiques commencent à se regrouper en colonies sauvages. »

ma/v019/tl Le lien

30.01.2008

lecture de Madame Bovary

Randonnée quelque peu écourtée à cause du mauvais temps, ce qui m’a donné l’occasion de presque terminer la relecture de Bovary. Sa condition est ardue, comme chacun sait. L’ambition sociale de la femme à l’époque ne pouvait se réaliser que dans un mariage, le statut de l‘homme se répercutant sur l’épouse. Les illusions romanesques étaient alors particulièrement fortes : Madame Bovary ne remet jamais en question son idée du bonheur, ne se défie d’aucun cliché et se retrouve livrée à ses démons, en situation de totale dépendance. L’humour, la dérision ne peuvent pas émerger dans un tel contexte, aucun recul donc et la voilà manipulée, dépossédée d’elle-même, dans un avilissement qui la conduit au suicide.

Les choses ont-elles autant changé qu’on le dit de nos jours ?

Certaines sitcoms me donnent l'impression que non.

Un site : destination santé

« Selon une nouvelle étude britannique, 10% des 0 à 4 ans ronfleraient chaque nuit. En fait, 40% seulement de nos enfants seraient épargnés. Au-delà de l’aspect héréditaire du ronflement, c’est le tabagisme passif qui est avancé pour expliquer ces chiffres élevés »

« According to a new British study, 10% of children between the ages of 0 to 4 years snore every night. In fact, only 40% of our children are free from snoring. Apart from the hereditary aspect, the explanation that has been put forward for these high figures is passive smoking. »

Lire intégralement l’article

29.01.2008

Le temps des cerises

Le printemps se pointe déjà dans certaines régions. On parle de fruits précoces, de cerises qui promettent. À quoi riment les saisons ? Ce qui fait changer le tempo, nous le savons bien c’est ce dérèglement dans l’air, ce réchauffement climatique dû à nos manques d’égard vis-à-vis de la nature, une incivilité permanente. Il ne faudrait donc pas trop se fier à la mine réjouie des cerisiers, entre autres.

28.01.2008

Italie à Paris

"Il rêve, lui, d'une société " basée non sur le troc mais sur le don. Chacun sera heureux de donner à son prochain tout ce qu'il a […] et donc presque rien. " Mais il ne se fait guère d'illusions, la société de consommation n'est qu'à ses débuts. L'avenir est des plus sombres. " Ils créeront des besoins jamais vus auparavant. Celui qui n'a pas de voiture en aura une, et puis nous en donnerons deux par famille, et puis une par tête ; nous donnerons aussi un téléviseur à chacun, deux téléviseurs, deux réfrigérateurs, deux machines à laver, trois radios […] "

La vie aigre n'a pas pris une ride malgré ses quarante-six bougies. Son " énervement ", que l'on pourrait appeler aussi " saine colère ", contre la société de consommation, l'industrie culturelle, la dégradation des rapports humains est encore d'actualité, peut-être même plus qu'à son époque. Bianciardi était une sorte de Cassandre et La vie aigre un état des lieux et une prophétie en même temps. Les accidents du travail, les désastres humanitaires et les non-lieux pour les responsables, c'est une histoire de tous les jours. Et les tours sont toujours là.

Luciano Bianciardi était un vrai esprit libre. Il disait haut et fort ce qu'il pensait sans crainte de se brouiller avec les puissants. Parmi les personnages que son héros rencontre dans ses rapports professionnels, le redoutable éditeur Timberjack, ou Timber Jack, alias Giangiacomo Feltrinelli, patron de la maison d'édition Feltrinelli, son patron, qui, tout en se prétendant de gauche et en parlant de lutte de classe, " téléphone tous les matins à un voyant pour son horoscope, achète un cheval de course et licencie dix personnes pour que les comptes tombent juste ". Décidément, il n'avait peur de rien."

Stefano Palombari

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Corrida

« Le 17 janvier dernier, Cédric Goubet, Chef de Cabinet du Président de la République, a annoncé la création prochaine d’un groupe de travail sur la corrida, et le projet d’en interdire son accès aux mineurs de moins de 16 ans (1). La Société Protectrice des animaux (SPA), le Comité Radicalement Anti-Corrida (CRAC) et la Fédération de Liaison Anti-Corrida (FLAC) attendent impatiemment le début des débats. » Le lien

Vu à la télé

9c3d5fa4d063dcd6c847a2cc06c32a0d.jpgDans le journal d’une femme de chambre, film de Bunuel, les relents de bourgeoisie ultra conservatrice et antisémite sont particulièrement suffocants. Les acteurs jouent vrai des personnages troubles qui pour certains semblent chercher une respiration ; les plus corrompus se sentent quant à eux dans leur élément. Jeanne Moreau y joue très juste une femme de chambre, Célestine, apprenant à naviguer dans ce triste milieu avec quelques atouts en poche : son physique et un certain sang froid. Lors d’un repas une fillette orpheline se fait rudoyer par l’un des domestiques, particulièrement inquiétant, Célestine la prend sous sa protection. L’enfant se fait assassiner quelques jours plus tard, elle cherche alors le coupable avec une sérénité à toute épreuve, ce qui donne au film sa touche de mystère.

27.01.2008

Solidarité

"Lancé en juin 2007 par le Président George W. Bush, le projet américain de convoquer une réunion internationale sur le Proche-Orient et plus particulièrement sur le conflit israélopalestinien vient de se concrétiser avec la tenue, le 27 novembre 2007, de la conférence d’Annapolis (Maryland)1.

Bien des critiques ont déjà été formulées sur cette réunion2. Conçue sur un mot d’ordre vague, voire inexistant, ses ambitions ont été sans cesse revues à la baisse pour n’aboutir, une fois tenue, qu’à une déclaration imprécise et non contraignante de bonnes intentions. Ses trois intervenants présentés comme principaux partagent une même caractéristique : leur insigne faiblesse politique. Le président américain, en fin de second mandat, dispose d’une marge de manoeuvre extrêmement réduite dans la région en raison de la situation irakienne, de sa mise en minorité au sein du législatif et des tensions internes à sa propre administration ; le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, en proie à un effondrement de ses soutiens et englué dans des affaires judiciaires, joue sa survie politique et celle de son parti ; le Président de l’Autorité palestinienne d’autonomie (AP) et du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mahmud Abbas, ne contrôle quasiment plus rien à Gaza, exerce un semblant d’autorité, de jour seulement, sur quelques villes en Cisjordanie et préside une OLP qui a perdu quasiment tout crédit en tant que « représentant unique et légitime du peuple palestinien ». Aucun de ces responsables, dans l’hypothèse – qui reste encore à démontrer au moins pour les deux premiers d’entre eux – où ils auraient la volonté de rompre avec le statu quo, n’est ainsi actuellement capable de faire entrer dans la réalité une quelconque décision politique."

Source : Jean-François Legrain

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