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30.11.2007

Épiphanie

Les vieillards

désintéressés

attendent

justes

par amour

le nouveau-né

qui parlera

aux enfants-rois

 

L'art et la politique

129093f66784a8d1eb69651d34bcc2f9.jpg"Dans une lettre datée du 23 juin 1870, Gustave Courbet refusa la Légion d'honneur que lui offrait Maurice Richard, alors ministre des Beaux-Arts du second Empire, au motif que « l'Etat est incompétent en matière d'art ». Courbet, on le sait, avait quelques raisons d'en vouloir aux autorités culturelles et politiques de son temps qui n'appréciaient guère sa peinture - et à la tête qu'afficha notre actuel président visitant la rétrospective du Grand Palais, à Paris, on constate que ça n'a pas beaucoup changé. La politique et l'art, donc, ne font pas forcément bon ménage. Ce sont même deux conceptions très différentes du monde : pour la politique, l'humanité est une masse, pour l'art, c'est une addition de singularités, la première s'adresse à tous et le second à chacun d'entre nous. C'est pourquoi, si l'Etat est incompétent en matière d'art, l'art est, lui, incompétent en matière de politique - quant aux artistes, ils ont en politique la compétence ordinaire du simple citoyen, ni plus ni moins"

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Article du jour

02131941925fe52ce918f1f41b22b47a.jpg«Cet appel du vertige baroque, qui surprend et séduit, n’est pas moins agissant dans mon art que l’orientation minimaliste du zen et du shinto». Une de ses découvertes décisives fut celle du tombeau du cardinal Antonio Barberini dans l’église des Capucins à Rome : un «monument en négatif, [...] l’emblème exact de ce mouvement de l’ostentation insolente dans [...] la modestie, l’ascétisme et le renoncement». Cette austère pierre tombale de marbre gris, gravée à l’âge baroque, porte l’inscription «Ci-gît poussière, cendre et» ; elle représente pour l’artiste la «forme claire de l’effacement, l’immatérialité», affirmant «la pure absence paradoxale», qui est aussi précisément le dessein de son art ; ses Autoportraits sont autant d’images de la disparition, faisant apparaître la dissimulation »

 

L’art de réfléchir, lire l’article intégralement

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29.11.2007

Burlesque

Anecdote du jour :

 

J’étais bloquée à la maison ce matin, à cause de la visite obligatoire d’entretien du chauffe-eau.

Vers les neuf heures, soulagement : le technicien était là, je pourrais donc sortir cet après-midi.

Manque de chance, une heure après son départ, le chauffe-eau tombe en panne.

Obligée donc de téléphoner au secrétariat de l’entreprise pour signaler la panne, j’obtempère sans récriminer, respect oblige. La secrétaire m’informe évasivement, après un certain moment de recherche qu’une personne repasserait dans l’après-midi pour effectuer la réparation.

j’espère que l’on va m’envoyer quelqu'un du secteur cette fois, histoire de gagner du temps, celui de ce matin était venu de l’autre bout du département. Je pose la question, à savoir si c’est la même personne qui va intervenir tout à l’heure ou non, et là : surprise. Un blanc au bout du fil, qui se prolonge. A-t-on coupé ? J’insiste et, l’oreille collée à l’écouteur, j’entends bientôt un gloussement savamment réprimé suivi de quelques mots syncopés : « ce sera le même, oui ».

Une façon de tenir la dragée haute aux collègues considérés comme moins bien lotis que de leur imaginer une vie de bâton de chaise ?

 

Le destin

Chaque chat de la maison est une caresse du destin.

Si l’un d’eux me griffait,

j’essaierais de le maîtriser,

Je l’apprivoiserais,

Ou finalement en changerais.

 

Mots croisés

sad/triste

Sachant qu’en anglais, sad et sadism sont des mots de la même famille, il semble que parfois le croisement des langues puisse apporter un éclairage intéressant quant à  l’origine de certains « processus ». Dans une phrase quelconque : « Quand je vois telle ou telle chose, je suis sad. », c’est le mot anglais sad qui fait apparaître la tristesse comme une composante possible et peut-être majeure du sadisme, du moins à son déclenchement.   

Ne pas céder à la tristesse équivaudrait sous cet éclairage à ne pas céder à des comportements plus ou moins empreints de sadisme (ou de masochisme), la sublimer à adopter au contraire des attitudes qui, de par leur élégance l'évacue pour rendre goût  à la vie.

 Les mots en disent long, à bien les écouter.

28.11.2007

Ressassé

Une presse qui ressasse est le symptôme du refus de la société plurielle, de la part des puissants de tout poil. Nombreuses pourtant sont les personnes qui espèrent autre chose que la schématisation, plus de tolérance envers des projets pas forcément en adéquation avec les modes de vie standardisés que proposent les politiques actuelles.

Article du jour

Il aura fallu deux cents ans pour imposer la liberté de la presse, il faut maintenant se battre contre la presse pour être libre » Jacques Muglioni (11/03/2003)

Plus de deux semaines après sa sortie en librairie et sa critique dans la Lettre de Polémia du 28 février, l’ouvrage de Pierre Péan et Philippe Cohen « La face cachée du Monde : du contre pouvoir aux abus de pouvoir » continue de secouer la classe dirigeante française.

C’est un livre qu’il faut lire : non seulement parce qu’il est réjouissant, mais surtout parce qu’il frappe au cœur la tyrannie médiatique.

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27.11.2007

Mouvement

Ils ont quitté les canapés

Où l’on tombe de sommeil.

Dehors,

Tourne-manège

 les girouettes dans le vent.

 

 

Des passants sur la berge

Regardent leur ombre

sourire dans le clapotis de l'eau.

 

26.11.2007

note

Pourquoi identifierait-t-on certaines personnes à leur maladie, comme d’autres à leur profession ?

Les progrès de la science rendent de grands services ce qui ne pourrait justifier une politique, dont la science serait le seul guide. Tout être a droit à son histoire, il ne peut-être réduit à son problème de santé ou autre, comme si on l’isolait de lui-même. De sa propre essence oserai-je dire.

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