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22/10/2007

Aimé Césaire

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Ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole

Ceux qui n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité

Ceux qui n’ont exploré ni les mers ni le ciel

Mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre

Ma négritude n’est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour

Ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort de la terre

Ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale

 

Elle plonge dans la chair rouge du sol

Elle plonge dans la chair ardente du ciel

Elle troue l’accablement opaque de sa droite patience.

 

Aimé Césaire, dans cet extrait du Cahier d’un Retour au Pays natal (Présence Africaine, 1956) 

Site Aimé Césaire

16:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

20/10/2007

Isotopie

095afe394dc7b1ab77647546c5d452bc.jpgIsotopie. Le terme (en grec, isos = « égal en nombre, semblable » , et topos = « lieu, situation ») a été introduit en sémantique par A.-J. Greimas. En matière d’analyse stylistique ou poétique, il désigne un réseau de signifiés beaucoup plus large qu’un champ sémantique, puisqu’il rassemble toutes les unités qui, dans un texte, renvoient, par dénotation, connotation, ou analogie, à un certain domaine de réalité, à une certaine « totalité de significations » (Greimas, Sémantique structurale). Il faut que les catégories sémantiques soient redondantes pour que puisse être définie une istopie.

En cas d’ambiguïté, un même mot peut appartenir à deux isotopies différentes. Une image met en présence au moins deux isotopies. Dans les deux derniers quatrains du poème « Élévation » de Baudelaire se rencontre ainsi une isotopie de l’oiseau (aile, alouettes, essor, planer) et une isotopie de la vie spirituelle (les pensers, comprend) :

Derrière les ennuis et les vastes chagrins

Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,

Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse

S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor,

– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes !

M. Aquien

09:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

I'm afraid

You say that you love rain,

but you open your umbrella when it rains...

 

You say that you love the sun,

but you find a shadow spot when the sun shines...

 

You say that you love the wind,

But you close your windows when wind blows...


This is why I am afraid,

You say that you love me too...

 

William SHAKESPEARE

06:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)