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04/11/2008

Pipio prosor

Pipio prosor

Prrourhou ; prrouhourhooou... ourrrrhou.

J'ai beau jabot soûler les ponts de la Seine me roucrouler prouhouilleux dans la boue, le cageot, le crouhouttin, l'araignée ; au bec mon Littré de vieux Rrrouge.

Preux ou poux, c'est du prouème au même.

Par troupaine les fines mouches sorboniches prouhoou-pédeutiquent mes brourouillons, egg-gésièsent mes prouesses rhoupétiques, mon phalle briquent de pré, avec le savon, les figues dures me patrouillent et pour-quoi ? parties prises dans les gloses et récits, prouh comment !

Ma prouse a trou bon auteur... prout-être.

in Les Zozios, Nous 2008

Jacques Demarcq Le ponge

08:36 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2008

hommage à Francis Jammes

 La photo sur ce site

J’aime l’âne… de Francis Jammes

     ph09mini.jpg

 

 

 

J'aime l'âne si doux

marchant le long des houx.

Il prend garde aux abeilles

et bouge ses oreilles ;

 

et il porte les pauvres

et des sacs remplis d’orge.

Il va, près des fossés,

d’un petit pas cassé.

 

Mon amie le croit bête

parce qu’il est poète.

Il réfléchit toujours.

Ses yeux sont en velours.

 

Jeune fille au doux coeur,

tu n’as pas sa douceur :

car il est devant Dieu

l’âne doux du ciel bleu.

 

Et il reste à l’étable,

fatigué, misérable,

ayant bien fatigué

ses pauvres petits pieds.

 

Il a fait son devoir

du matin jusqu’au soir.

Qu’as-tu fait jeune fille ?

Tu as tiré l’aiguille…

 

Mais l’âne s’est blessé :

la mouche l’a piqué.

Il a tant travaillé

que ça vous fait pitié.

 

Qu’as-tu mangé petite ?

- T’as mangé des cerises.

L’âne n’a pas eu d’orge,

car le maître est trop pauvre.

 

Il a sucé la corde,

puis a dormi dans l’ombre…

La corde de ton coeur

n’a pas cette douceur.

 

Il est l’âne si doux

marchant le long des houx.

15:06 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

01/11/2008

Jude Stefan

« Pandectes ou le Neveu de Bayle est un extraordinaire dictionnaire personnel, philosophique, poétique. Un "Bréviaire laïc", en hommage à Bayle, Diderot et Voltaire. Des citations, authentiques ou apocryphes, d'écrivains et d'artistes de tous temps et de tous pays - d'Adorno à Zorn, d'Artaud à Pessoa, de Cioran à Wilde -, mêlées aux réflexions de Stéfan, et d'autres doubles provocateurs. On pourrait y trouver Kober - anagramme d'Orbec, la ville où il vit en Normandie -, qui affirme en exergue de son dernier recueil de nouvelles, L'Idiot de village : "Le poète est au monde ce que l'Idiot est à son village : une erreur de la Société." » Le Monde

 

09:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)