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07/09/2011

Bonjour

Certains vieux jours me reviennent parfois à l'occasion d'un passage dans des territoires anciens. Ils n'ont pas d'arrière-goût de suranné. C’est plutôt moi, seule à la lisière du temps, qui me  sens dépassée par des souvenirs que je n’ai pas évoqués. J'ai marché hier dans ce genre d'endroit où l'on écoule les années de collège avant de les quitter. Plusieurs fois j’aurais voulu entrer dans le théâtre du temps passé pour dire bonjour aux gens d’alors, il m’a bien fallu me résoudre à saluer sans regret ce jardin inviolable. J’ai fini par éprouver de la reconnaissance envers ce temps pas si perdu que je ne le pensais, tout compte fait plutôt généreux. Ceux que nous avons heureusement laissé filer nous reviennent en amis, intacts, intemporels, gardiens des lieux et de la mémoire, en bons génies à protéger si possible.

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03/09/2011

Le thriller d'hier

Le thriller d’hier. Une femme harcèle un couple en plein préparatifs de mariage. Elle n’y va pas avec le dos de la cuiller, menaces de mort et tutti quanti. D’injures en promesses macabres reçues sur leur portable respectif, la fiancée finit par paniquer quelque peu et lui, déçu par ce qu’il interprète comme une forme de faiblesse de la part de sa future femme, tombe sous le charme d’une autre (évidemment pas la harceleuse). La méchante est tellement "addicte" à la personne du psychiatre, l’homme qu’elle veut briser, qu’elle consacre toute son énergie à enquêter à son sujet et à le filer quasi constamment, étant au courant de ce que même les proches du couple ne savent pas. Ce qui vaut au film quelques invraisemblances. La harceleuse par exemple, récupère un préservatif usagé dans la poubelle de la nouvelle fiancée du psychiatre dans le but de fabriquer une preuve de culpabilité contre ce dernier. Cela induit qu’elle était au courant du fait que sa nouvelle partenaire n’avait pas d’autre moyen de contraception. Elle commet ce vol en plein jour, violant assez bruyamment le domicile, la poubelle renversée réveille sa victime, bref, elle ne fait pas dans la dentelle. Le bourreau par conséquent paraît bien pitoyable pour un mauvais diable et c’est peut-être là que le film, assez manichéen, a raté son effet. La harceleuse y fait presque figure de victime à l’insu de l’auteur du film. Méchancetés répétées de la part d’une personne qui se sentait de toute évidence mal traitée en tant que femme d'un patient de ce médecin. Elle révélait ainsi une sorte d’attirance morbide par ce qu’elle haïssait, qui incarnait à ses yeux le pouvoir.   

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02/09/2011

Hobo

Des saisonniers qui traversent l’Europe en camion caravane ainsi qu’un jeune hobo, (migratory worker, homeless vagabond), ont témoigné à l’occasion d’un reportage qui leur était consacré. Peu avant il y avait un film où un jeune homme reprenait le camion épicerie de son père tombé malade. Des vies différentes et sources de bonheur (sous cape), mais aussi, attention ! l’intolérance guette. Ces bohémiens heureux dont on envie la liberté pourraient se faire rattraper au détour d’une défaillance quelconque, souci de santé ou autre, par les tenants du système. Ce n'est pas le cas pour celui qui reprend la petite épicerie de village, où c'est la façon dont le personnage exerce son métier et non le mode de vie en soi, qui change tout.  

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