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16/10/2012

Gens du voyage, où pas ?

J’écoutais les personnes qu’on appelle Roms, interviewées à la radio et je ne reconnaissais pas l’accent des gens du voyage que je voyais à l’époque lointaine de mon enfance, lorsqu’ils campaient sur le terrain appelé « La bascule », à côté de chez moi. Ceux qu’on entend à la radio, sont de vrais pauvres (pas de connotation péjorative ici). Pauvres dans le sens où ils ont faim pour de vrai, veulent se faire reconnaître comme normaux avec insistance (un mot qui leur revient sans cesse à la bouche), ce qui semble relever pour moi d’une panique existentielle causée par le contexte politique, la peur du rejet. Les gens du voyage que j’avais l’occasion de voir dans le temps aimaient jouer de la guitare, une musique différente de celle des Roms entendus à la radio, qui elle a les tonalités des pays de l’Est. Deux communautés se sont-elles rencontrées et ont fondé un nouveau peuple ? Sinon, où sont les autres ? Les avons-nous rêvés ? J’ai trouvé dans Google un article qui permet de mieux comprendre, compte tenu que les termes administratifs sont venus "compliquer" les choses un peu plus. Le lien sous l’extrait que voici : « Les termes «Roms» au sens de l’Union européenne ou «Tsigane» ne sont pas utilisés par les autorités françaises, justement parce qu’il qualifie une population sur des bases ethniques, ce qui est contraire à la constitution. «Gens du voyage» est le terme juridique et administratif qui désigne une catégorie de personnes dans le droit français. Cette catégorie administrative recouvre une grande diversité de personnes avec des situations économiques et des origines très diverses, dont des Français qui n’ont rien à voir avec les Tsiganes, des gitans etc. Par contre on n’y compte pas les roms au sens français du terme, qui sont des ressortissants de l’Union européenne, majoritairement Roumains et Bulgares arrivés pour la plupart en France après la chute du Mur.

Le terme de «Gens du voyage» est notamment utilisé

dans la loi qui définit les obligations. Le lien : pour les communes de plus de 5.000 habitants de disposer d’aires d’accueil pour cette population. » 

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Les conditions pour tomber de haut

Les occasions de tomber de haut ne manquent pas : la trahison ; le blocage sur quelque chose qui nous dépasse ; la domination étouffante de politiques cyniques ; les gens blasés, blindés ; notre propre carapace. C’est pourquoi sans doute celui qui s’est balancé de sa capsule à plus de trente kilomètres de hauteur interpelle quelque peu les gens des files d’attente, les moutons gris, les moutons blancs qui plongent à leur manière quotidiennement dans le vide sans parachute. Un grain de folie (car il y avait un risque de partir en vrille telle une toupie et de perdre connaissance), un minimum de matériel, un petit parachute, du travail sur soi, et voilà que la chute devient passionnante, surtout pour celui qui tombe en essayant de ne pas être victime de cette descente vertigineuse, les possibilités de retomber sur ses pattes étant considérables. Les bonhommes de mon dernier rêve, qui attendent pour rien, à n’en plus savoir quoi au juste, en étaient je crois, à la phase du déni de chute. Non ? 

 

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15/10/2012

L'homme qui n'attend pas

Un rêve où je me retrouve dans des endroits multiples en l’espace de peu de temps. Je suis dans une file d’attente, probablement dans mon propre immeuble, ne comprenant pas pourquoi des gens attendent à cet étage ; je me suis jointe à eux par curiosité en somme ; n’obtenant pas d’information, je descends et rencontre un homme saoul, il divague et titube dans les escaliers ; son image est nette : ses cheveux filasseux blonds sont soigneusement peignés, une raie ramène sur le côté une longue mèche, il porte des lunettes à fine monture, visage un peu juvénile et poupon malgré son âge, c’est un quadra guilleret qui pourrait être prof, fonctionnaire ou cadre sur la touche en goguette… l’un ou l’autre ou les deux à la fois. Je l’aide à se cramponner à la rampe et à monter les escaliers, il finit par rejoindre la file d’attente. Il semble croire que ces gens sonneraient à la porte de chez lui où réside sa famille, par commisération pour lui, dans le but de le faire réintégrer son domicile. Mais à l’intérieur personne ne vient ouvrir. J’aperçois à côté, un rai de lumière qui filtre de l’encadrement d’une porte bancale. Le rêve a transporté tout le monde au sous-sol. «  Sonnons là où il y a de la lumière » dis-je. À ce moment un homme sort, nous découvrons son cachot sale et en sommes assez retournés. Le rêve nous ramène à l’étage où notre ami commence à déchanter alors que tout le monde continue d’attendre obstinément que quelqu’un vienne ouvrir, l’un ou l’autre sonnant régulièrement à la porte ; personne ne s’impatiente, hormis celui, dont la famille est domiciliée là, et moi, qui n’apprécie pas outre mesure l’absurdité de la situation, d’autant moins que le « visiteur légitime » a fini par s’en aller à l’insu des attentistes, trop occupés à observer le moindre signe d’ouverture. Je pars moi aussi, je me vois traverser la cité Empalot de Toulouse. « J’étais donc auparavant Boulevard des Platanes » me dis-je dans mon sommeil. J’aborde alors un groupe d’étudiantes qui elle aussi attendent. « Vous savez pourquoi vous attendez, j’espère. Je viens du boulevard des Platanes, là-bas il y a des gens qui vont attendre jusqu’à je ne sais quand sans savoir pourquoi » l’une d’entre elles me répond : «  Nous revendiquons avant d’aller en cours. » Ces filles ont un time-in serré, elle ont un temps de revendication qui ne déborde pas sur les horaires de cours. Elles s’en vont après avoir crié quelques slogans face à la porte fermée d’un foyer institutionnel, d’un coup je me souviens avoir garé ma voiture en double file, dans une rue béthunoise. Je cours rechercher l’automobile et je la retrouve intacte à l’endroit où je l’avais laissée, c’est-à-dire quasiment au milieu de la route, assez effarée pour le coup par la délicatesse des béthunois. Et vite je libère la route.  

 

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