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04/03/2014

Quand la négritude se fait amère

Regarde un peu ce monde qui,

après avoir produit une certaine négritude, côté noir,

en produit une, tout aussi incertaine, côté blanc.

Dissimulés  dans les jeux d'ombres, 

 les gavroches reviennent la mine sombre. 

Leurs pères jouent des comédies subtiles,

  sourires en demi-teinte aux puissantes caméras,

ou se sont absentés.

Alors les gosses, en caméléons moins chanceux,

s'en vont, mains dans les poches de leurs paletots usés,

sans père patrie et triquards,

battre la semelle sur les pavés souvent mouillés,

- brillants comme de vieux cuirs -

espérant éviter les taloches de l'histoire

que d'aucuns  leur destinent,

non détrompés, hélas, dans leurs cauchemars,

à la manière de tragiques don Quichottes.

Un mur tombe, vois-tu Gavroche ?

D'aucuns anticipent déjà l'arrivée de jolies clandestines,

Enfants perdus du siècle.

 

 

 

 

01/03/2014

les pendulaires

Les pendulaires marchent souvent

D’un pas d’automate

Ce ne sont pas des promeneurs et

Leur allure varie selon leur poids

Me fit remarquer hier mon ami

lui-même pendulaire cinq jours par semaine.

 

 

Assis à califourchon sur sa chaise,

Derrière sa fenêtre,

L’Etranger de Camus

regardait passer le temps.

Il s’écoulait mieux trouvait-il

au filtre d’un regard

Saisi, deviné… ou de signes.

Mais il voyait plutôt des gens

Qui flânaient au hasard

Et non au rythme du métro

boulot bobo

et se fiait, pour l’heure, à son cher soleil.

Horloge qui se détraque rarement

En Méditerranée,

Ainsi, les pendulaires,

Sont-ils plus nombreux dans le Nord.

24/02/2014

Le destin

Le destin

 

La clef des champs, ne se prend pas avec le fusil et pourtant,

tout à la joie de respirer le grand air n'oublie pas,

 toujours possible, la faucheuse étourdie,

 la mâchoire ricanant en silence,

d'un rire qu'on devine celui d'une hyène, 

quand soudain l'envie lui prend de tuer,

 faute de savoir faire autre chose.

 

Je dédie ce poème à la Mouchette de Bernanos, celle d'Une nouvelle histoire de Mouchette.