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11/09/2014

Ce qu'il m'a pris

Ce qu'il m'a pris de prendre Les Habits Noirs de Paul Féval à la bibliothèque, je ne sais pas trop après avoir  lu  la préface, notamment ceci : Dans trois de ces dix ouvrages, Les Mystères de Londres, Jean Diable, et Les Habits Noirs, l'intrigue est d'une complication extrême, rarement atteinte par d'autres écrivains et propre à décourager le lecteur pressé. Elle est cependant parfaitement dominée, avec une rigueur digne d'un mathématicien, alors que l'exigence de cohérence ne semble pas tourmenter les pères de Monte Cristo, du Juif errant et de Rocambole [...] Essayer de représenter sur du papier les structures de  ces intrigues enchevêtrées en figurant chaque personnage par un point  se déplaçant à la fois dans l'espace et dans le temps. Vous obtiendrez ainsi des graphes (dans le sens que les mathématiciens Kœnigs et Claude Berge donnent à ce terme) assez comparables à ceux qui sont en usage dans les bureaux des compagnies de chemins de fer, et il vous sera très aisé de vérifier que, tout en étant très serrés, ils n'impliquent jamais contradiction et ne pourraient jamais engendrer de déraillements ou de collisions. J'ai pris ce livre sachant que j'y trouverais des intrigues entremêlées en diable, ce qui n'est pas ma tasse de thé du tout, sans doute faut-il aller dans certains univers qui ne vous charment pas du tout, pour apprendre ces choses que l'on se passerait bien de savoir mais il faut bien violenter un peu l'autruche en chacun de soi... le déni de certaines réalités ne les empêchant pas d'exister (à moins que si, pense l'autruche qui a bien le droit de penser). Donc je vais faire l'effort de lire de longues bribes de ce livre de matheux comme on boit de l'huile de foie de morue voyez-vous, car les mathématiciens selon moi, et l'excellent homme Russel était un grand mathématicien, si respectables qu'ils soient n'excellent jamais aussi bien que dans leur art des maths où la rigueur est de rigueur pour ne point faire se télescoper de trains,  faire louper la lune aux astronautes ou induire les marins en erreur en se trompant dans l'heure des marées. Je commence par Maman Léo, qui est une suite de L'Arme invisible, je ne connais pas le début de l'aventure, alors. Et le texte commence ainsi : Paris avait son manteau d'hiver ; les toits blancs éclataient sous un ciel brumeux, tandis que, dans la rue, piétons et voitures écrasaient la neige grisâtre. Une mise en ambiance réussie et dans ce décor de rêve, charmant tout au moins, une bande à Bono devrait bientôt sévir. 

 

La préface est de François Le Lionnais

 

Larmes invisibles du rêve

 

Larmes invisibles,

 l'amour et le regret s'y mêlent

l'enfant se serre contre moi,

peau contre peau

Et bientôt il s'en va,

 

Il me serre le cœur

 je m'égare

à le chercher partout

 

Je le retrouve grand,

avec une autre tête

Est-ce un coucou ?

veut-il de l'affection ?

en deux êtres le même

en trois peut-être,

un enfant

demande à être retrouvé. 

et me redit combien je l'aime.

 

je viens d'écrire ce poème, que m'inspira mon rêve de cette nuit et le titre du bouquin de Paul Féval L'arme invisible.

14/05/2014

La fleur et l'appel du printemps

La plante entend cet appel de la saison, de l'heure printemps qui la réveille de quelques giboulées bien senties, s'infiltrant dans la terre attiédie, jusque dans les racines qu'elles nourrissent et abreuvent. Le vent fait sa ronde,  caresse branches et tiges de la lumière du temps ... une histoire encore de pendule. Et enfin la réponse arrive "C'est le printemps qui est là, se dit la plante, déjà !"  Prévoyance de fourmi, les bourgeons étaient prêts et les feuilles sortent, ensuite les fleurs, tels des coucous d'horloge. Elles hument l'air, le parfument parfois et adressent au printemps leur message silencieux, à pétales ouverts : "I had a kind of a feeling you'd come."

Poème en réponse à celui du poète anglais qui questionne le printemps. 

27/04/2014

Amour

À quand remonte l'amour ?

 

Au bord des routes, des anges attendent,

qui sont passés par des cercles de feu. 

Leurs vieilles âmes craquent

comme de vieux sarments.

 

 

Un chant s'amène au loin

  — à peine un bruissement de mots.

Il fut un temps où quelques sons dirent la vie,

les firent tressaillir,

repartir pour un tour.

Aujourd'hui,

ils veulent retrouver du ciel

pour reprendre la route.