08.10.2009
Un prophète
"... Arrivé démuni, chassé et dominé, son désir de vie comme seule force, il devient chasseur, celui dont le flair s’aiguise au point de pouvoir deviner et anticiper. Il condense en fait ce que Marcel Detienne et Jean-Pierre Vernant, dans Les ruses de l’intelligence. La mètis des Grecs (2009), décrivent comme « l’homme à mètis », celui qui, dans un monde fluctuant et instable, prélève dans tout ce qu’il entrevoit l’instant pour lui propice. Forme d’intelligence reléguée dans l’ombre par Platon, la mètis, prudence avisée, combine « le flair, la sagacité, la prévision, la souplesse d’esprit, la feinte, la débrouillardise, l’attention vigilante, le sens de l’opportunité, des habiletés diverses, une expérience longuement acquise ». Si « l’homme à mètis » agit en un éclair, il sait attendre l’occasion escomptée qui réalisera son projet, s’ouvre à plusieurs directions à la fois, usant de l’efficace d’une mètis bigarrée et multiple « comme la robe tachetée d’un faon ». Hasard ? Après avoir rêvé de biches et de faons sur une route, Malik est capable en voiture de prévoir l’accident d’une bête s’écrasant sur le pare-brise. Il est celui qui peut « rapprocher le futur des évènements passés », « cheminer d’un point à un autre à travers l’invisible ». Courtes sont les scènes permettant de qualifier Malik de « prophète », pourtant c’est bien cette qualité que le titre met en exergue, quintessence quasi alchimique née d’un apprentissage. Par lui, Malik a transformé sa faiblesse initiale en force et pouvoir, a de quoi devenir à sa sortie de prison un caïd, un maître ès économie de casino.
Mauvais exemple, pourrait-on dire. Certes. Mais ce qui se passe dans l’univers de la prison (liée au dehors) — jeux d’alliances et retournements, rapports de force et de soumission, corruption et pots de vin — peut se jouer également dans ce qui est appelé « la haute finance », avec ses opa et ses trahisons, les délits d’initiés, les paradis fiscaux ..."
07:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.08.2009
Il était une fois ...
Un été italien avec Carlotta
Article de Justin Kwedi
http://www.iletaitunefoislecinema.com/retrospective/3074/...
21:13 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.07.2009
Tarkovski

... "Privilégier le rythme contre le montage c'est aussi demander au cinéaste de sacrifier ses concepts, ses procédés, ses bonnes idées, pour laisser les choses se révéler, dans le temps qui s'écoule" ...
http://www.paperblog.fr/2159504/notes-sur-le-temps-scelle...
16:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.06.2009
La terre des hommes rouges
"Chassés de leur terres par la déforestation et l’agriculture, parqués dans des réserves, les Guarani ont perdu contact avec leur mode de vie traditionnel et la culture qui en est l’expression. Les suicides d’adolescents qui émaillent le film montrent que c’est la nouvelle génération qui en souffre le plus, écartelée entre les valeurs traditionnelles transmises —tant bien que mal— par les anciens et le mode de vie et de consommation (téléphones portables, baskets, musique techno) occidentaux."
C'est sur Zérodeconduite.net, au sujet du film de Marco Bechis, La Terre des hommes rouges.
http://www.zerodeconduite.net/laterredeshommesrouges/doss...
07:33 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2009
Critique cinéma
"Peut-on volontairement mourir pour des idées ?
...
L’une des scènes les plus dures de ce film éprouvant montre un groupe de détenus républicains qui courent, nus, dans les couloirs de la prison. Ils tombent bientôt nez-à-nez avec un groupe de gardiens de prison en tenue anti-émeute. Ces derniers rouent les prisonniers de coups de matraque.
Ce moment de sauvagerie sadique est pourtant le lot quotidien des prisonniers.
Il illustre à l’envi la décision prise par l’État britannique de se débarrasser d’un problème politique par la violence.
Telle une tragédie grecque, le film se décompose en trois actes. Dans un premier temps, l’action évoque la campagne dite du dirty protest. La seconde séquence est un dialogue entre Bobby Sands et un prêtre catholique venu lui rendre visite. La scène dure 22 minutes ; 22 minutes d’un dialogue ininterrompu et tendu pendant lequel les deux hommes s’opposent sur la question de la grève de la faim : pour Sands, il s’agit d’un moyen au service d’une fin politique ; pour le prêtre, cette décision est hautement immorale. La troisième partie détaille les 66 jours de jeûne du cadre de l’IRA, son lent déclin physique. Les scènes de tabassage ont, selon McQueen, été tournées sans aucun trucage. Michael Fassbender, l’acteur irlando-allemand qui joue le rôle de Bobby Sands, a jeûné pendant 10 semaines avant de tourner la troisième partie du film."
http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=2856&...
10:00 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.03.2009
Analyse du phénomène
"Zoé Félix ne jouait pas mal, elle jouait un personnage ridiculisé..."
http://laviedesidees.fr:80/Bienvenue-chez-les-Ch-tis-une....
11:53 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.02.2009
Okuribito : la bande annonce
C'est ICI
10:07 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.02.2009
Cinéma Coréen
09:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2009
Lu dans Les Cahiers du cinéma
« La science-fiction met à jour les fantasmes et les questions nées avec les progrès de la médecine et l’évolution des lois et des mœurs. Chaque période du cinéma de science-fiction reflète les craintes et les espoirs de son époque : peur de l’apocalypse nucléaire dans les années 50-60 (Le Jour où la terre s’arrêta, La Guerre des mondes...), peur dela décadence de la société dans les années 70-80 (Soleil vert, Blade Runner, New York 1997...), crainte d’une société eugéniste ou d’un monde virtuel dans les années 90 (Gattaca, Matrix, The Truman Show), thème écologique du sauvetage de la planète à partir des années 70, et bien sûr fascination pour la « nouvelle femme », qu’elle soit incarnée par Sigourney Weaver ou Linda Hamilton.
L’autre aspect essentiel des films de science-fiction est leur imagerie et le plaisir qu’elle procure, et prétendre ramener toute la science-fiction à des idées graves, c’est la priver d’une partie de ses charmes visuels, sonores, verbaux : les robots, les héroïnes sexy et les costauds musclés aux prises avec de gluants aliens, les mutations corporelles hideuses, mais aussi les « bips-bips » et le jargon technique et futuriste... »
08:29 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2009
Better things
« L'amour est un art abstrait.
Souvent, il propose une expérience de l'être, du monde et de la vie bien au-delà de ce qu'il est possible pour nous d'imaginer, de concevoir dans notre monde limité. A la manière d'une drogue il nous transporte dans des paradis perdus, des lieux étranges semblables aux nôtre mais jamais tout à fait identiques, comme si quelque chose avait changé dès lors qu'il nous avait touché. Il nous fait vivre des instants doux mais cruels, réels et surréels. Et surtout il n'a pas d'âge.
Voilà en quelques mots l'idée de Better Things : drogue et amour ont de nombreux traits communs. Idée et non message car jamais le film ne critique, n'appose sa volonté ni ne cherche à rendre des comptes. Simplement il expose et le spectateur reçoit, ou pas. A priori réaliste dans sa description de l'addiction, de l'overdose ou de la prise de drogue et de ses effets, il est en fait emprunt d'une grande poésie et ne fait que prendre quelques parcelles de réalités premières pour les transformer en des images et des sons étonnants, fracassants... »
http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-12576-17548.php
08:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




