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14/09/2016

Le chant de Hiawatha

01/01/2015

Voilà

 

Ce serait la haine de l'Occident qui motiverait   ceux que je regarde du point de mon vue de mon âge comme des enfants,  pour commettre ce qu'ils ont fait à Charlie Hebdo et ensuite.

 
Les mathématiques sont d'abord nées en Orient et bien au Sud mais c'est en Occident qu'elles  se sont concrétisées au point d'impacter la vie des gens : construction de bateaux énormes requérant ces connaissances dans le domaine des mathématiques, lesquels bateaux conduisirent les colons vers les pays qu'ils ont conquis par la suite dans la violence, cela au désarroi paraît-il de Christophe Colomb lui-même qui, candide aux dires de quelques témoignages, seulement émerveillé par la découverte de gens nouveaux qu'il trouvait fantastiques dans le sens noble du terme, pensait que la rencontre des autres occidentaux avec les indigènes qui l'émerveillaient lui,  se passerait facilement. Or rien ne fut facile puisque, assez vite, les occidentaux épris d'eux-mêmes en raison du sentiment de supériorité que leur apportait la science de construire d'aussi colossaux bateaux se comportèrent mal envers les personnes des pays découverts. Pour ne pas arranger les choses, parmi ces peuples, d'aucuns, impressionnés par ces colosses de bateaux prirent les blancs pour des sortes de dieux qu'ils n'étaient évidemment pas.
 
Les découvertes scientifiques côté occident ne s'arrêtèrent pas, toujours plus écrasantes sur le plan politique, à l'encontre de ceux que la science, cette science-là intéressait moins ou n'intéressait pas. Car la science prise dans l' acception ultra mathématique oblige les autres peuples à la suivre, faute de quoi ils seront vécus comme des retardataires, et de retardataires à être perçus par les dominants comme retardés il y a pour eux un pas qu'ils franchissent allègrement. Comment l'occidental traite-t-il ceux qu'il prend, au nom de la science, pour des retardés ? Il y a là de quoi fomenter une grande colère de la part de ceux que les technologies de pointe intéressaient bien moins que les arts par exemple, d'autre modes de vie sans elles, plus sains par ailleurs.
 
La science pour l'instant a selon moi un bilan plus que mitigé par sa propension trop souvent à ne pas laisser de choix de vie, et donc d'expression comme il en est beaucoup question aujourd'hui de la part de ceux qui s'en font les parangons et leurs adeptes. La science de la façon dont elle est instrumentalisée par les détenteurs de pouvoir qu'on appelle les puissants peut aussi dénaturer au sens littéral, déshumaniser ceux qui s'en font de piètres détenteurs et ceux qui finissent par en devenir de semblables victimes, matérialistes comme leurs ennemis. L'occident et la science, un couple qui sent le soufre.
 
Au vu de ce que je viens de dire, je me permets de penser que les trois meurtriers des attentats sont également des victimes déboussolées du monde occidental, comme certains occidentaux dits de souche le sont tout autant.  Vu de mon âge, ils étaient des enfants. Paix à leur âme et à celle des victimes des attentats.

 

Four score and seven years ago our fathers brought forth on this continent, a new nation, conceived in Liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal.

Now we are engaged in a great civil war, testing whether that nation, or any nation so conceived and so dedicated, can long endure. We are met on a great battle-field of that war. We have come to dedicate a portion of that field, as a final resting place for those who here gave their lives that that nation might live. It is altogether fitting and proper that we should do this.

But, in a larger sense, we can not dedicate -- we can not consecrate -- we can not hallow -- this ground. The brave men, living and dead, who struggled here, have consecrated it, far above our poor power to add or detract. The world will little note, nor long remember what we say here, but it can never forget what they did here. It is for us the living, rather, to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus far so nobly advanced. It is rather for us to be here dedicated to the great task remaining before us -- that from these honored dead we take increased devotion to that cause for which they gave the last full measure of devotion -- that we here highly resolve that these dead shall not have died in vain -- that this nation, under God, shall have a new birth of freedom -- and that government of the people, by the people, for the people, shall not perish from the earth.

Abraham Lincoln
November 19, 1863

 

 

 

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Je faisais ce blog en priorité pour moi, afin de faire le point, et je me suis rendue compte que j'y faisais aussi de temps à autre un travail de citoyenne... pour le coup c'est éprouvant, ça ne s'est pas arrangé au niveau de l'ambiance délétère, un peu partout dans le monde aujourd'hui, depuis la création des premiers polars et des  romans de mœurs, leurs prédécesseurs. Allant  moins vers les médias,   je vais plus voir du côté des livres.  C'était stimulant de mettre des extraits, où l'on se rend compte de l'importance du ralentissement, car le zapping sinon est effrayant, autant ne pas lire ! 

Tout ça a été fait. J'ai autant  aimé lire les blogs, que faire le mien. Maintenant il est temps pour moi de passer à autre chose.

Que ceux qui ont une religion la vivent bien, et puissent ceux qui n'en n'ont pas résister au consumérisme. Et qu'une certaine philosophie vous soit bonne. Salut !

Super blog glob !

Peter quinn.jpg

 où j'ai vu cette peinture super glob également :

http://jlmi94.hautetfort.com/index-2.html

 

 

07:58 Publié dans Musique, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2014

Carol bis — la photo volée — "payer la loi" : l'extrait

Enfants et jeunes et moins jeunes ados, adultes idem pleins d'énergie inspirez-vous quelle que soit la couleur de votre peau, de papa Chuck ou de papa Hokusaï qui lui maniait le pinceau... car je pense que le policier qui a tué un enfant noir sous prétexte qu'il jouait avec un pistolet, était lui-même, à jouer avec un pistolet à douze ans. Papa Chuck, je vous envoie à leur secours,  la couleur de peau de Carol, j'ai bien compris, avec vous, ça ne change pas la donne. Carol :

 

 

 

La photo volée maintenant, dans les années soixante-dix j'ai été parmi les cinq à peine recroquevillés du point de vue de nos longues guiboles à l'arrière d'une quatre L, en Inde ils sont six sur une selle de mobylette, et ça se passe aujourd'hui : admiration. Admiration d'autant plus grande qu'aujourd'hui on a parfois deux à trois automobiles par famille résidant sous un même toit, alors qu'ici la pollution est nettement moindre : 

 

motosix.jpg

Je l'ai volée à Samouraï, qui elle-même la chipie a chipé cet instant précieux à la famille Six : http://www.indiansamourai.com/ 

 

 

L'extrait pour finir. Des Habits Noirs, de Féval. Ce n'est pas tant le vol de Lecocq (Vidocq est visé par Féval par le biais de son personnage Lecocq) qui embête Féval je pense, le monde pullule de voleurs, ceux qui ont pignon sur rue l'étant parfois et à leur insu vu la mauvaise foi qui a englué leurs neurones, non, ce n'est pas tant le vol  de Lecocq qui gêne féval, mais le fait qu'il fasse payer la loi, c'est-à-dire, qu'il fournisse à la justice son coupable... afin en quelque sorte pour Lecocq que l'honneur de la justice soit sauf et n'aille pas ainsi chercher plus avant la vérité et le trouver, lui.  Court extrait où celui qui paye la loi, le coupable idéal, bref celui qui n'a pas commis le vol mais en est accusé par le jeu des circonstances que Lecocq a mises en place contre lui, s'exprime dans son journal destiné à être lu par sa femme plus tard :

 

"— À cette heure, elle est à Paris ! Elle est sauvée !

 

Et je me suis mis à bâtir un château dans l'avenir.

 

J'ai relaté mon premier interrogatoire tel qu'il fut et aussi complètement que mon souvenir me le rappelle parce que je ne veux pas y revenir. Tous les autres furent à peu près semblables, sauf les détails que je noterai. Ce qui me resta de cet interrogatoire, ce fut le sentiment, la saveur, si j'osais m'exprimer ainsi, de ma perte. Mon affaire se posait sous un certain jour qui déplaçait si fatalement l'évidence, que tous mes efforts devaient être inutiles. J'avais conscience de cela ; je l'avais eue du reste, avant la fuite et dès le premier moment. La ferme  incrédulité de mon juge me sautait aux yeux avec une navrante énergie. Ce que je dirais n'existait pas pour lui. Mes prétendus mensonges n'excitaient pas sa colère : j'étais dans mon rôle, mais ils allaient autour de son oreille comme un vain son.

 

J'avais attendu de sa part moins de mansuétude : je le remerciais en moi-même de son calme en face du crime manifeste, car mon malheur était de sentir jusqu'à l'angoisse la force des indices accumulés contre moi. Il arrivait avec sa conscience de jurisconsulte, avec son expérience de magistrat, avec la certitude de sa méthode servant d'auxiliaire à une très notable faculté de pénétration naturelle. Il était sûr de lui-même. Il n'avait pas les défiances des faibles. Il entrait d'un pas solide et sans tâtonnements dans un ordre de faits qui excluait jusqu'au doute. Son devoir était tracé : je mentais, il fallait me confondre."

 

Paul Féval -  Les Habits Noirs  

 

 

 

 

  

09:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)