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07/08/2019

Indignation quant aux indignations de façade ♣♣♣ Merci à Marie de Nazareth et aussi à Paola ♣♣♣ Poem a Day

Ici le propos du blog Marie de Nazareth :

 

 

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À chaque jour son indignation… Un jour les violences faites aux femmes, la veille le baccalauréat, le lendemain le réchauffement climatique, les migrants noyés en Méditerranée ou bloqués au large. Mais de posture, de façon connectée de se faire du bien tout en rendant toute opinion inaudible à force de sédimentation des causes, l’indignation s’est surtout métamorphosée en un véritable business, à l’heure des réseaux sociaux.



Bienvenue dans l’ère de "l’Homo indignatus". En effet, il y a quelques jours de cela, Tristan Harris, ancien ingénieur de Google, était auditionné par le Sénat américain. Pour lui, les smartphones sont des "machines à sous" et les technologies "piratent l'esprit" de leurs utilisateurs. L'enjeu : "rendre dépendant au fait d'attirer l'attention des autres". Et pour attirer l’attention, rien ne vaut l’indignation.



L'indignation comme moteur, comme vecteur de chiffre d’affaires ? Exactement, confirme Tristan Harris. "L'indignation, l'indignation morale, est le sentiment qui obtient le plus d'engagement. Pour chaque mot d'indignation ajouté à un tweet, le taux de retweet augmente en moyenne de 17%. En d’autres termes, la polarisation de notre société fait partie du modèle commercial" des géants du Web. Ajoutez à cela une couche d’agressivité et de culpabilisation, et le cocktail de la rentabilité par l’indignation est prêt. Les descendants des lecteurs du célèbre Indignez-vous! de Stéphane Hessel, vendu à près d’un million d’exemplaires en 2010 sont juste tombés dans les bras de Facebook. D’ailleurs, comme le souligne Eugénie Bastié dans le Figarovox, "l’indignation individuelle permanente est le masque et le revers de l’impuissance collective." Mais, surtout, "parce que l’indignation continue et immédiate, à portée de clic, crée un climat irrespirable et conduit parfois au lynchage, lorsque l’indigne jeté en pâture devient la proie de la meute assoiffée d’exhiber ses vertus en jetant la première pierre." Ainsi, "le Social Justice Warrior (SJW) à cheveux bleus a remplacé le soixante-huitard à col Mao, la dénonciation tous azimuts, l’indifférence, les robespierristes, les voltairiens. Avec ce paradoxe : une époque qui a renoncé à toute conception commune de la dignité communie pourtant chaque jour dans l’indignation."

Judikael Hirel

 

 

♣♣♣

 

Photos + poèmes de Paola.

Ici :

http://paolapigani.hautetfort.com/

 

♣♣♣

 

In Tall Grass

 
Carl Sandburg

 

Bees and a honeycomb in the dried head of a horse in a pasture corner

          —a skull in the tall grass and a buzz and a buzz of the yellow

          honey-hunters.

 

And I ask no better a winding sheet
                             (over the earth and under the sun.)

Let the bees go honey-hunting with yellow blur of wings in the dome of

          my head, in the rumbling, singing arch of my skull.

Let there be wings and yellow dust and the drone of dreams of honey—

          who loses and remembers?—who keeps and forgets?

 

In a blue sheen of moon over the bones and under the hanging

          honeycomb the bees come home and the bees sleep.

 

 

 

Des abeilles et un nid d'abeilles dans la tête desséchée d'un cheval dans un coin de pâturage

- un crâne dans les hautes herbes et un bourdonnement, un bourdonnement de jaunes chasseurs de miel.

 

Et je ne demande rien tant qu'une feuille sinueuse

(au-dessus de la terre et sous le soleil)

 

Laissez les abeilles chasser le miel avec  le flou jaune des ailes dans le dôme de ma tête, dans la voûte de mon crâne qui gronde et chante.

 

Qu'il y ait des ailes et de la poussière jaune et le bourdonnement de rêves de miel - qui perd et se souvient? - qui garde et oublie?

 

Dans un reflet bleu de la lune sur les os et sous le nid d'abeille suspendu, les abeilles rentrent chez elles et les abeilles dorment.

 

 

Commentaire :

comme dans le poème de Paola, le poète s'unit au paysage, il fait corps avec le cheval et accueille les abeilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11:39 Publié dans Blog Mémo | Lien permanent | Commentaires (0)

31/07/2019

Déviance en religion .... ♣♣♣ Moins de pollution, plus de santé : pour un monde sain ♣♣♣ Le cadeau ! ♣♣♣ Tapis volant

 

Le voilà libre :

http://www.rfi.fr/afrique/20190730-mauritanie-blogueur-mo...

 

♣♣♣

 

Courage !

Osons manifester pour un monde sain :

https://www.greenpeace.fr/espace-presse/rendez-vous-pour-...

 

♣♣♣

 

Version anglaise et française, au choix, il suffit d'un clic pour se retrouver en version française.

À propos de l'émigration :

https://booksandideas.net/How-Oracles-Are-Forged.html

 

♣♣♣

 

Tapis volant sur du vent :

 

Je viens de lire, barre de gauche ce poème sur le blog Sur du Vent. Merci le passeur, merci le poète :

 

..

Et moi, comme un somnambule, je descendais du cinquième étage le long de la gouttière ;

moi, ce jour-là, je m'enfuyais de la maison de mon père.

 

Je voulais m'engouffrer dans la vie de la poésie

et pour cela il me fallait traverser la poésie de la vie.

...

 

Blaise CENDRARS, La légende de Novgorode, Fata Morgana, 1997

http://surduvent.hautetfort.com/

30/07/2019

De fil en aiguille

Mathieu oblige à combler certaines lacunes si je veux écrire quelque chose qui se tient (dans un contexte où les histoires individuelles sont intriquées dans le flux de l'Histoire). 

 

En quête d'informations, je me suis attelée à la lecture d'un livre de Philip Kerr, (il y a deux ans, au salon du polar de Lens, Patrick s'est retrouvé en vis-à-vis avec l'épouse de ce grand du polar mondialement connu, qui elle aussi écrit).

 

Je lis La trilogie berlinoise. Philip Kerr est décédé il y a peu. Quand Patrick a vu son épouse à ce salon, il était en fin de vie. Sa femme écrirait des choses dans la même veine historique. Nous allons retrouver son nom incessamment sous peu. Car j'ai envie de lire ses ouvrages du même coup.

 

Philip Kerr raconte des enquêtes via le détective Bernie Gunther, un allemand anti nazi, mais reconnu pleinement allemand par ces derniers et surtout, reconnu très compétent pour résoudre des enquêtes qui semblent insolubles aux autres. Mal vu mais supporté. Les nazis ayant enrôlé de force ce Bernie Gunther au commissariat d'où celui-ci avait démissionné à l'arrivée de Goering, sont obligés de faire avec celui qui ne les estime pas du tout et à bien du mal à s'en cacher.

 

Philip Kerr en parallèle des enquêtes de Bernie, fait réfléchir sur différents sujets. Par exemple, sur ce que des pathologistes nomment "La mentalité criminelle". Parfois ces pathologistes ne diagnostiquent pas de psychose face à un criminel particulièrement cruel. Le meurtrier est dit déviant... quelque chose dans son enfance par exemple a pu l'amener à devenir ce qu'il est, la cruauté compulsive ne rentrerait pas toujours dans les cases de certains diagnostiques parce que ces meurtriers sont des gens tranquilles comme des machines, sans morale et sans insomnie. Une aberration parmi d'autres.

 

Bernie Gunther, le personnage de Kerr,  se voit aussi prêter un livre de poésie par cette même pathologiste qui le fait réfléchir sur différents sujets ayant trait à la mentalité criminelle ; "très bien traduit en allemand", lui dit-elle, et Bernie retrouve le spleen maladif de Hitler dans certains poèmes des Fleurs du mal ! Baudelaire apprécierait !

 

Perception de Bernie : pour lui Hitler est un psychopathe entouré d'autres psychopathes.

 

Kerr dit en filigrane dans ce livre à un moment donné, que c'est l'échec de la république de Weimar qui a conduit des allemands à penser que Hitler les débarrasserait de la corruption des politiques de cette république libérale. Ils n'ont pas vu sa vraie personnalité pour un certain nombre. Il montre dans ce livre que sous Hitler, dans les années trente, régnait cette propagande qui instillait la haine de certaines "catégories" de la population, et les Juifs étaient largement ciblés. Avec les catholiques et les franc maçons, sans oublier les Tsiganes. Mais ce furent d'abord les handicapés qui furent tués en catimini dans les hôpitaux psychiatriques vers les années 1938 (euthanasie) (la vie des handicapés physiques n'était pas non plus reconnue comme valant la peine d'être vécue par les nazis).  Dès lors, le processus d'élimination de tout ce qui était considéré comme gêneur avait commencé. 

À partir du livre de Kerr, j'ai tapé "Gauleiter de Franconie" dans le moteur de recherche, et je suis arrivée au blog que j'ai parcouru de long en large, et ce n'est pas fini. Ici :

http://diberville.blogspot.com/search/label/La%20Route%20...