Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/03/2020

Poème du jour ♣♣♣ Encore des poèmes... ♣♣♣ Une main mise sur l'eau : des Chiliens manquent d'eau

Daughter of light!

thy fairy step

Steals softly over vale and plain,

And with thy bright and joyous smile,

Beauty and life awake again.

 

~ Mary Ann H. Dodd Shutts

 

♣♣♣

 

 

 

Parmi ces poèmes, celui qui est adressé en particulier à Manuel Scorza  dit des choses à propos de la mort, cette mort qui rôde fort et toujours autour du vivant, qui va de pair avec la vie, un passage qui fait si peur ; et l'après qui pose question à ce poète  :

 

 

« NOTE XII

 

les rêves brisés par la réalité

les compagnons brisés par la réalité/

les rêves de compagnons brisés

sont-ils vraiment brisés/perdus/rien/

 

pourrissent-ils sous la terre ?/leur éclat brisé

disséminé en petits morceaux sous la terre ?/un jour

les petits morceaux vont-ils s’unir ?

va-t-il y avoir la fête des petits morceaux qui se réunissent ?

 

et les petits morceaux des compagnons/se réuniront-ils une fois ?

marchent-il sous terre pour se réunir un jour comme dit manuel ?/se réuniront-ils/ un jour ?

de ces petits morceaux aimés est faite notre concrète solitude/

nous avons per/du la douceur de paco/la tristesse d’haroldo/la lucidité de rodolfo/le courage de tant et tant

 

à présent ils sont de petits morceaux disséminés sous tout le pays

de petites feuilles tombées de la ferveur/de l’espoir/de la foi/

de petits morceaux qui furent joie/lutte/confiance

dans les rêves/les rêves/les rêves/les rêves/

 

et les petits morceaux du rêve/se réuniront-ils une fois ?

se réuniront-ils un jour/les petits morceaux ?

nous disent-ils de les accrocher au tissu du rêve général ?

nous disent-ils de rêver mieux ?

à manuel scorza

Les autres poèmes :

http://www.unnecessairemalentendu.com/

 

♣♣♣

 

Des Chiliens manquent d'eau en raison de la production d'avocatiers. Et si on produisait les avocats dans des régions d'Europe comme l'Angleterre, où il pleut beaucoup ? Je ne mange plus d'avocats tant qu'ils ne serant pas produits en Angleterre.

Les Chiliens qui souffrent du manque d'eau à cause de la culture des avocatiers, ici :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/chili-quand-la-culture-de-l-avocat-prive-d-eau-les-habitants_3595813.html

 

 

17/02/2020

Le psaume ce jour * Adieu l'ami ♣♣♣ La pie jacasse ou pleupleute aussi... quand ça lui prend

R/ Que vienne à moi ta tendresse, Seigneur,
et je vivrai.
(cf. Ps 118, 77a)

 

Avant d’avoir souffert, je m’égarais ;
maintenant, j’observe tes ordres.
Toi, tu es bon, tu fais du bien :
apprends-moi tes commandements.

 

C’est pour mon bien que j’ai souffert,
ainsi, ai-je appris tes commandements.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

 

Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ;
tu es fidèle quand tu m’éprouves.
Que j’aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !

 

Commentaire : il y a les souffrances que les bourreaux infligent, qui dévoilent ce qu'est la méchanceté et si on en a tant souffert c'est que peut-être on a cru un temps en ce bourreau, ce qui signifie que l'on était nous-mêmes loin d'être bons  et il y a des souffrances qui arrivent parce que nous avons été mauvais nous-mêmes. En nous quelque chose nous le dit, cela révèle ce qui est noble en soi.

 

 

♣♣♣

 

Lu ce blog chouette ;

http://mumm.hautetfort.com/

14/02/2020

Muriel Strode ♣♣♣ Méditation avec les Carmes ♣♣♣ Zébra rend hommage à une grande de la BD

 

I am myself, and you are you.
Blessed be the day that we accept that.

 

~ Muriel Strode

 

♣♣♣

 

"Un style de reporter : des phrases courtes, des détails vivants, des paroles percutantes : tout cela est bien dans la manière de l'évangéliste saint Marc, qui travaille à partir des souvenirs de Pierre.

Vingt siècles après, nous risquerions d'achopper sur les détails, justement : Jésus qui met deux doigts dans les oreilles du sourd et qui lui touche la langue avec un doigt humecté de salive. Mais ces gestes un peu étranges étaient assez courants dans la médecine populaire au temps de Jésus, non seulement en Israël, mais dans tout le monde gréco-romain.

D'ailleurs l'essentiel n'est pas là, mais dans ce qui suit. Jésus regarde longuement le ciel, pour bien signifier à ce pauvre homme d'où va venir la guérison : c'est la puissance de Dieu qui va se manifester.

Jésus soupire… non pas qu'il soit déjà fatigué d'opérer des miracles en réponse à la foi des petites gens, mais pour reprendre à son compte le gémissement de l'humanité souffrante, la longue plainte des malades chroniques et des handicapés, accomplissant ainsi la prophétie d'Isaïe sur le Serviteur de Dieu : "C'était nos maladies qu'il portait".

Puis vient la parole, une seule parole, qui accomplit la guérison, une parole si mystérieuse que Marc l'a conservée telle quelle dans l'araméen populaire que parlait Jésus : "Effata !" Ouvre-toi : c'est un ordre et un programme de vie. Car cette unique parole de Jésus agit à un double niveau : elle guérit le corps, ouvre les oreilles et délie la langue ; mais surtout elle interpelle l'homme ; c'est lui qui doit lire sur les lèvres de Jésus cette consigne qui va bouleverser sa vie (et la nôtre) : "ouvre-toi !"

Ouvre-toi, toi qui t'enfermes dans ta solitude et qui portes toute souffrance comme une rancœur.

Ouvre-toi, toi qui es clos sur ton passé et qui traînes à longueur de vie le fardeau de tes souvenirs.

Ouvre-toi, toi qui attends toujours d'être aimé pour te mettre en route vers l'autre.

Ouvre-toi à cet homme, à cette femme, à cet ami(e), qui est encore plus seul(e) que toi, plus muet(te), et qui ne veut plus rien entendre parce que tu l'as trop souvent déçu(e).

Ouvre-toi à la nouveauté que Jésus te propose.

Ouvre-toi surtout à la parole de ton Dieu, qui vient te donner la force et la liberté, et qui agrandit chaque jour, si tu le veux, l'espace de ton espérance.

"Effata", dit Jésus à l'homme handicapé.

"Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia, et il parlait correctement".

Jésus guérit donc à la fois la surdité de l'homme et sa langue embarrassée. Les deux maux sont liés, en effet : souvent les muets sont muets parce qu'ils sont sourds ; ils ne peuvent rien dire parce qu'ils n'ont jamais rien entendu, parce qu'ils ont grandi et vieilli dans un monde sans paroles ni sons.

Ainsi en va-t-il de nous-mêmes devant Dieu dans la prière ; souvent c'est notre surdité qui nous rend muets et timides. Faute d'entendre la parole de Dieu, nous ne trouvons plus de mots pour lui parler ou pour parler de lui.

Que l'Évangile aujourd'hui soit notre guérison.

Qu'un seul ordre de Jésus nous rende perméables à sa parole et ardents pour la louange et le témoignage."

 

Sur le site Hozana

 

***

À propos d'une autre parabole de l'évangile, le thème de l'étrangère, comparée à un "petit chien" :

 

"Jésus s'est réjoui qu'une étrangère, née et éduquée en dehors du climat religieux d'Israël, rejoigne, dans un sursaut de son espérance, ce que lui, Jésus, venait dire au monde, à savoir : qu'aux yeux de Dieu il n'y a plus ni Juif ni grec, ni Juive ni étrangère, que la venue du Christ devait abattre toute barrière, qu'il n'y aurait plus bientôt ni enfants ni petits chiens, parce que tous les hommes déjà font partie de l'unique famille du Ressuscité.

Vous qui avez grandi dans la foi du peuple de la Nouvelle Alliance, si vous vous retrouvez parfois devant Dieu timides et gênés comme un étranger, écrasés par le sentiment d'être indignes de son regard, sans cesse arrêtés sur le seuil d'un grand amour par le souvenir de vos faiblesses, avancez hardiment pour vous faire guérir, en cet aujourd'hui de grâce où le Christ fait un détour du côté de chez vous.

Si vous n'osez pas vous asseoir tout de suite à la table des enfants de Dieu, venez au moins pour les miettes, car il suffit d'une miette d'espérance pour convertir toute une vie."

Extrait d'une méditation avec les Carmes. Site Hozana.

 

***

Hymne lu dans Alef :

 

Hymne : Dieu caché

D. Rimaud — CNPL

 

Dieu caché,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce fruit nouveau-né
Dans la nuit qui t'engendre à la terre ;
Tu dis seulement
Le nom d'un enfant :
Le lieu où tu enfouis ta semence.

R/Explique-toi par ce lieu-dit :
Que l'Esprit parle à notre esprit
Dans le silence !

Dieu livré,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce corps partagé
Dans le pain qui te porte à nos lèvres ;
Tu dis seulement :
La coupe du sang
Versé pour la nouvelle confiance. R/

Dieu blessé,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que cet homme humilié
Sur le bois qui t'expose au calvaire !
Tu dis seulement :
L'appel déchirant
D'un Dieu qui apprendrait la souffrance. R/

Dieu vaincu,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ces corps décharnés
Où la soif a tari la prière ;
Tu dis seulement :
Je suis l'innocent,
A qui tous les bourreaux font violence. R/

Dieu sans voix,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce signe levé,
Edifié sur ta pierre angulaire !
Tu dis seulement :
Mon peuple est vivant,
Debout, il signifie ma présence. R/

Dieu secret,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce livre scellé
D'où l'Agneau fait jaillir ta lumière.
Tu dis seulement
Ces mots fulgurants :
Je viens! J'étonnerai vos patiences !

R/Explique-toi par ce lieu-dit :
Que l'Esprit parle à notre esprit
Dans le silence !

 

♣♣♣

 

J'aime leurs dessins et les dialogues :

 

http://fanzine.hautetfort.com/

 

 

04:50 Publié dans Blog Mémo | Lien permanent | Commentaires (0)