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13/01/2021

Grammaire ou tournures de phrase

If you suddenly and unexpectedly feel joy,

don’t hesitate.

Give in to it.

~ Mary Oliver

 

"Give in to it", pour dire "cédez-y".

 

Autre tournure de phrase aussi remarquable en anglais qu'en français avec :

 

Nothing in life is worth,
turning your back on,
if you love it.

~ Albert Camus

 

"Rien au monde ne vaut qu'on se détourne de ce qu'on aime."

Et Camus d'ajouter :

"Et pourtant je m'en détourne moi aussi sans que je puisse savoir pourquoi."

 

Pour comprendre ce qu'a voulu exprimer Camus je suis prête à relire La peste, roman où il aurait tenu ce propos.

Sur un plan grammatical, les phrases sont remarquables.  Idem en anglais "Nothing in life is worth, turning your back on, if you love it." 

 

Et pourtant je m'en détourne moi aussi sans que je puisse savoir pourquoi. 

Yet I too turn away from it, so I can't know why.

 

C'est comme cela que je le dirais en anglais.

 

On comprend formellement le propos, mais pour le fond, il faut le contexte.

 

 

 

 

08:41 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

11/01/2021

Le message des jeunes via François Gemenne ♣♣♣ Les endormis ♣♣♣ Grammaire

Le message de François Gemenne, membre du Giec. Il apprend notamment ceci aux lecteurs lors d'une interview dans le Télérama 3652 (janvier 2020):

 

"Les gens ne le savent pas assez, tout comme ils ne sont pas encore conscients de l'empreinte de leurs outils numériques. "N'imprimez cet e-mail que si nécessaire", mais l'empreinte carbone d'un e-amil stocké sur un serveur est infiniment plus lourde que celle d'une feuille de papier issu d'une forêt gérée durablement.

 

la journaliste questionne :

"Vous-même, quand avez-vous pris conscience des enjeux environnementaux ?"

 

François Gemenne :

 

"Mon vrai "déclic" est venu quand j'ai voté pour la première fois, en 1999 : j'ai choisi les Verts, comme 65% des jeunes de ma génération. La Belgique était alors très marquée par l'affaire Dutroux, les Verts étaient le seul parti à ne pas avoir été mêlé aux dérives de la justice et de la police. Pour la première fois, j'ai senti un mouvement générationnel, une aspiration collective. À l'époque, je faisais un stage à l'ONU auprès de la représentation belge, qui assurait la présidence de l'Union européenne et devait présider un certain nombre de réunions. Il se trouve que je faisais plus vieux que mon âge et que j'étais stagiaire d'un diplomate un peu paresseux, qui m'a dit :

 

"Mets un beau costume, je vais te donner un badge de diplomate et tu vas me remplacer dans les réunions." À vingt ans, je me suis retrouvé à présider la commission baleinière internationale... Un jour, je suis resté coincé dans l'ascenseur avec Enele Sopoaga, l'ambassadeur des Tuvalu aux Nations Unies, aujourd'hui devenu Premier ministre. Il m'a expliqué qu'il avait pour mission d'alerter sur le risque de montée des eaux, et le fait que ses îles allaient disparaître. De retour en Belgique, j'ai décidé de faire ma thèse sur les réfugiés climatiques...

 

 

Plus haut dans l'interview la journaliste questionne :

 

"En 2020, l'Italie deviendra le premier pays du monde à rendre obligatoire l'étude du réchauffement climatique à l'école, c'est une bonne nouvelle ?"

 

François Gemenne :

 

 "C'est essentiel. Il faut non seulement enseigner l'écologie mais aussi promouvoir une connaissance au-delà des champs disciplinaires, une connaissance "anthropocénique". À Sciences Po Paris, nous avons tenté de le faire avec le sociologue Bruno Latour, autour d'un programme de recherche "politique de la Terre", qui faisait intervenir des géologues et des climatologues dans une école de sciences sociales. Mais nous nous sommes heurtés à une incompréhension de la part de l'institution. Aujourd'hui, les cours sur l'environnement à Science Po sont optionnels, malgré une aspiration très forte des étudiants. De façon générale, les cursus restent figés. Des générations de politiciens aujourd'hui encore, ne connaissent rien au fonctionnement de la Terre et considèrent que ce n'est pas un sujet politique. Nicolas Sarkozy a longtemps confondu changement climatique et couche d'ozone. Quand François Hollande et Laurent Fabius ont finalement accepté d'organiser la COP 21 en 2015, ils ont dû prendre des cours sur le réchauffement auprès du climatologue Jean Jouzel car aucun d'eux ne savait ce que c'était..."

 

 François Gemenne a participé à l'écriture de Atlas de l'anthropocène,  éd. Presses de Sciences Po, 160 pages, 25 euros.

 

♣♣♣

 

Pour ceux qui sont dans le potage, soit génétiquement ou accidentellement parlant, genre "coma" ou narcolepsie :

 

Even a soul submerged in sleep is hard at work and helps make something of the world.~ Heraclitus

 

Même une âme immergée dans le sommeil est âpre au travail et aide à faire quelque chose du monde. Héraclite

 

Héraclite :

 

"Vaines études que celles qui ne tournent pas à l’intime sagesse personnelle : « la foule a pour maître Hésiode, elle est persuadée qu’il savait tout parce qu’elle aime à être rassasiée des connais­sances encyclopédiques qui se transmettent par l’éducation tradition­nelle de père en fils, alors qu’ « il est accordé à tous les hommes de se connaître soi-même et de penser juste.

(σωφρονβϊν). Héraclite nous dévoile ici son simple et profond secret : la con­naissance de soi est articulée à la σωφροσύνη, laquelle consiste « à dire des choses vraies et à agir selon la nature en écoutant sa voix ».

C’est le comportement même de l’enfant, mais exhaussé au niveau de la pensée. La recherche entreprise par « le Ténébreux » aboutit à lui faire récupérer la clarté de cette relation de soi à la nature et de l’être à l’Être qui fonde la connaissance par connaturalité propre à l’enfant.

Tout devient alors connaissance dans cette surélévation de l’expérience enfantine : le soi devient connaissance de soi, la...

 

Intégral, ici :

 

https://www.erudit.org/fr/revues/ltp/1960-v16-n2-ltp0957/1019993ar.pdf

 

♣♣♣

 

Rien au monde ne vaut qu'on se détourne de ce qu'on aime. Et pourtant je m'en détourne moi aussi sans que je puisse savoir pourquoi. Albert Camus,

 

La première phrase est ainsi traduite en anglais :

 

Nothing in life is worth,
turning your back on,
if you love it. ~ Albert Camus

 

Ce propos est tenu dans La peste. Ne connaissant pas le contexte, cela reste abstrait pour moi. Aimer quelqu'un et se détourner de lui ?  Et ne pas savoir pourquoi... cela laisse à supposer plusieurs niveaux de conscience.... comme le pressentait Héraclite.

23:05 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

De quel film s'agissait-il ?

Le thriller d'hier était intéressant. La paranoïa se justifie malheureusement pour le héros du film. Tout était réuni pour installer la défiance de cet homme dont l'épouse a été assassinée lors d'une mission anti terroriste. Il se laisse persuader par sa nouvelle petite amie de confier son fils à un organisme de camp de vacances, le temps pour celui-ci d'une quinzaine de jours de campement dans la nature entre adolescents. Hélas, il s'avère qu'un animateur obtient ainsi un otage avec le consentement involontaire du père. Mais le malheureux père va tarder  à comprendre son erreur.

 

 

Lorsque sa petite amie meurt dans un accident de la route, les doutes reprennent pour notre héros, avec la paranoïa tapie au fond de lui. Des préposés à la téléphonie ont effacé les messages qu'il aurait dû recevoir : il va s'en rendre compte incidemment, lorsqu'un ami affirme lui avoir envoyé un message. Celui-ci est un agent du FBI, ancien collègue de sa défunte épouse, et grâce à lui il va obtenir la provenance de l'autre appel. Le veuf héroïque va ainsi remonter jusqu'aux criminels.

 

Je ne dis pas le nom du film, mais sa fin car c'est là que se trouve le message.

Le héros perd la partie : après avoir perdu deux femmes, lutté pour ne pas perdre son fils, il perd lui-même la vie de façon ignominieuse. Ses amis du FBI en effet, ainsi que les médias croient dur comme fer qu'il est l'auteur de l'attentat, cet attentat qu'il tentait désespérément de faire échouer.

 

En mettant le détonateur dans la voiture du héros infortuné, ses ennemis lui ont ainsi fait porter le chapeau de ce crime.

 

Où l'on voit au cours du film l'auteur de l'attentat meurtrier justifier ses actes par le sentiment d'injustice conçu par lui lorsque des détenteurs du pouvoir ont poussé son père au suicide. La vengeance est alors devenue aveugle. Le criminel a confié au veuf la tragédie à l'origine de sa violence, désirant s'en faire une sorte de complice passif. Mais l'autre, lui ayant signifié que rien ne peut justifier le crime, ils sont ainsi devenus non pas des adversaires politiques mais des ennemis mortels.

 

Des colères sont légitimes mais rien ne justifie la mise à mort aveugle de gens désignés comme coupables parce qu'appartenant au système qui a tué un des vôtres.   Tel était le message du film. Et aussi que pour certains la "paranoïa" a lieu d'être en ce sens qu'ils doivent constamment rester sur leur garde, parce qu'entourés de la malveillance d'ennemis aux aguets.  Pour ma part je demande conseil à mon livre de sagesse et voici que je lis :

"Un ennemi acquis sans effort, c'est un trésor surgi dans la maison ; il doit m'être cher, cet auxiliaire de ma carrière spirituelle ", parole du Dalaï-lama.

11:30 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)