Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/03/2013

Les nudistes, drôles de zazous

Les femen donnent à voir leur corps, de même certaines jeunes femmes du mouvement de libération des Égyptiennes dont l’une s’est exposée nue sur son blog, ce qui déclencha une étrange animosité à son encontre. J’y vois de la part de ces femmes une envie de manifester leur jeunesse, leur liberté et peut-être aussi pensent-elles que la beauté ne doit pas se cacher, qu’il est indécent d’être pudique dans ces cas-là … ? Ce qui me fait peur ce ne sont pas les femen et leurs amies, mais ceux et celles qui entrent en hystérie à la seule vue de leur chanteur ou star préférée, ou encore à la seule vue d’un corps nu. C’est pourquoi si j’avais une fille je serais très inquiète de savoir qu’elle s’est exposée nue sur son blog mais plus inquiète encore si je la voyais se mettre méchamment en rogne contre des nudistes.

06:04 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

01/03/2013

Émission passionnante de radio aujourd'hui

« C’est toujours beau un corps de femme. » dit l’homme à l’intervieweuse. Le ton était paisible, rassurant, l’homme est le patron d’une petite entreprise française de poupées gonflables (en latex), qui ne connaît pas la crise. Il ne comprend pas forcément tous les processus mentaux concernant les fantasmes de ses clients, mais s’y intéresse et ne juge pas leurs pratiques. S’il y a bien un domaine où il ne faut pas juger c’est celui du sexe a-t-il l’air de dire, tant que ça ne nuit pas à autrui ou à soi-même… d’ailleurs, même quand ça craint un peu, il reste ouvert, sans jugement de valeur en ce qui concerne la stricte intimité sexuelle des uns et des autres. Par exemple, il raconte qu’un jour il a reçu un appel, à une heure très tardive, d’une cliente voulant lui acheter un spéculum (appareil pour explorer l’anatomie), la dame fut très embêtée quand elle apprit qu’il ne vendait pas ce produit et finit par lui avouer qu’à l’aide de cet appareil elle espérait pouvoir retirer la pomme de terre qu’elle avait introduite dans l’anus de son mari. Par peur d’être jugée, elle n’a pas osé appeler le médecin de famille ni aucun autre médecin, seul, lui, le fabricant de poupées gonflables avait eu droit à cet aveu. À la radio, il raconte, ému, cette histoire. Nous apprend qu’il a ensuite averti de la chose un de ses amis sexologues, ce dernier fit hospitaliser la « victime » en toute urgence. On lui retira la pomme de terre après que celle-ci eut mariné quatre jours dans ses intestins. L’homme a frôlé l’occlusion intestinale. Moi aussi cette histoire m’a émue au plus profond, si j’ose dire. J'ajoute que "ce fait", à ne pas mettre dans la rubrique des faits divers  divers, aurait intéressé Flaubert et Maupassant, les deux, même le poète, et peut-être surtout le poète, s'intéressaient beaucoup aux côtés concret, voire trivial des choses de quoi est faite la nature humaine. Cela a été confirmé par le journaliste qui animait cette passionnante émission.    

17:04 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2013

Un charme, cette nuit

Un épisode vu à la télé m’est revenu cette nuit, au réveil d’un mauvais rêve : l’interview d’un chanteur, que j’avais écoutée quelques heures à peine auparavant, une écoute d’abord distraite puis au fil de la conversation des deux protagonistes, de plus en plus attentive. Ce que disait l’homme était singulier, il mentait par élégance, paroles qui sur le coup m’avaient seulement surprise par leur légèreté compte tenu du contexte. L’interviewer venait de mettre sous le nez du questionné une vieille scène télévisée où le chanteur avait été l‘objet, au début de sa carrière, d’une provocation détournée, le jouet d’un jouet si l’on peut dire. On y voyait une enfant écervelée traitant avec insistance le chanteur « de moche » (en réalité c’est le contraire, mais la fillette avait l’air de vouloir persuader sa victime de ce dont on l’avait elle-même persuadé). Des paroles finalement insultantes à force d’ingénuité malmenée, pas non plus insignifiantes, en raison de la répétition du propos. Sadisme ordinaire des puissants faisant écho au sadisme ordinaire de tout un chacun ? Sauf que le bonhomme chanteur, après visualisation de cette scène relativement pénible d‘une émission d’antan à succès, garda un joli flegme ; sans apparemment vouloir faire le moindre humour il s’est mis à parler avec gentillesse du potentiel manipulateur de la fillette (célébrissime présentateur), affirmant qu’il l’aimait beaucoup en raison du respect que cet homme lui avait toujours témoigné en privé ; il fit complètement l’impasse sur la fillette. Sagesse instinctive ? Le chanteur déclara quand même finalement que tous les médias sont dangereux, que la télé notamment était un média dangereux. Ce souvenir de télé, tout frais, m’est donc peu à peu revenu au réveil pour faire place à un souvenir de lecture : l’honnête homme selon l’idéal de Molière. Tribulations étrange de la matière grise face aux tribulations des autres ! La lecture de Molière aura été illustrée, comme à propos, quelques siècles plus tard, par le comportement d’un honnête homme comme lui le voyait. Merci charmant chanteur. J’ai aimé la chanson qu’il a chantée ensuite. Maintenant un petit dodo jusque cinq heures.

04:07 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)