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16/12/2019

La soirée télé

Bien sûr que miss Guadeloupe est très jolie. Mais quand je regarde les concours de ce genre je trouve qu'elles le sont toutes, jolies. En fait,  chacun sa sensibilité pour telle ou telle esthétique, les gens sont libres. Pourquoi imposer un diktat en la matière ? Quand bien même je trouve un tel plus beau qu'un autre tel (qu'un autre hôtel ), est-ce si important ? par exemple, je n'aime pas mon compagnon en fonction uniquement de son physique,  parce que je le trouverais plus beau qu'un autre. Il y a quand même d'autres critères moins superficiels. N'est-ce pas ?

Les défenseurs de ces concours disent que ces derniers sont valables parce que — argument plutôt flippant — les femmes de la communauté scientifique section sciences ultra dures adorent les concours de Miss. Et alors ?

La référence ultime, reste les scientifiques, c'est quand même un peu conformiste !

 

Et s'il y avait d'autres formes d'intelligence, moins scolaires, que celle des scientifiques ? Les sur-hommes, ça va un moment, non ?

Je suis prête à me passer du confort technologique si on revient enfin à plus de fantaisie, plus d'oxygène. Plus de liberté. À l'amour.

 

Mais il n'y a pas eu que cela dans la soirée télé. Il y a eu les caisses (en termes d'argent) pour les grévistes. Pourtant parmi ceux qui ne font pas grève, d'aucuns disent que c'est faute d'avoir de l'argent.

On en distribue donc aux uns et pas aux autres ?

 

Les laboratoires pharmaceutiques sont-ils dans le coup ? Car c'est en France qu'il y a le plus de burn out. Otages, oui. N'ayons pas peur des mots. Des gens sont asphyxiés moralement et parfois même physiquement je  pense. Triste pays, la France.

21:46 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

L'électron libre

À la télé nous sont montrées de plus en plus souvent quelques beautés version filles qui disent "le blocage ne me gêne pas : j'ai appris du coup à marcher." Cela dédouanerait-il les pouvoirs publics de mettre des bus pour les boiteux ou ceux  qui ont un pied bot, ou encore ceux qui sont en fauteuil ? Merci à ces jeunes beautés pleine de santé, au demeurant il est vrai fort sympathiques, mais bon, et les autres ?

 

Jamais elles ne disent "j'ai repris du coup ma trottinette" et comme par hasard, les pouvoirs publics n'aiment pas la trottinette.

 

M'est avis que la volonté des pouvoirs publics est de focaliser la haine des gens sur ceux qui ont le pouvoir de bloquer les autres, jusqu'à mettre en danger leur statut de travailleur, étant donné que du même coup des entreprises risquent de fermer.

 

Vu l'usage que l'on en fait, le droit de grève est en passe de devenir obsolète, étant donné que l'abus de pouvoir des bloqueurs devient de plus en plus évident.

 

Et pour défendre quoi ?

 

Un système de retraite où quand vous avez connu une galère dans votre vie, on vous "décotte" (donc double peine au niveau de la retraite), mais quand vous avez été le "brave fonctionnaire" — profitant très souvent du peu de pouvoir qui lui est donné pour sadiser un citoyen dans la galère, ou pas — candidat aux escarres, on vous "surcotte" (l'État vous chouchoute).

 

Tout cet abus de pouvoir pour défendre en fait un truc inhumain, parole d'électron libre.

08:20 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2019

Bruce Chatwin Le chant des pistes ♣♣♣ Le poème du jour

Extrait :

 

"Dans son enfance, me raconta-t-il, il vivait à l'ambassade d'Irlande à Berlin où son père, un patriote, travaillait en secret à la destruction de l'Empire britannique. Le caractère de cet homme amena son fils à choisir une vie de prière. Il était arrivé en Australie dans les années 1960 pour entrer dans une communauté cistercienne qui venait de s'ouvrir dans l'Etat de Victoria.

 

Tous les soirs, à cette heure-ci, il s'installait devant sa machine à écrire pour taper des lettres qu'il envoyait à des amis dans le monde entier. Il entretenait une longue correspondance avec un moine bouddhiste zen au Japon. Puis, il lisait, allumait la lampe et poursuivait sa lecture pendant la nuit. Il avait lu Les formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim, qu'un autre ami lui avait envoyé d'Angleterre.

 

"C'est de la folie, soupira-t-il. Les formes élémentaires...! Comment la religion peut-elle avoir une forme élémentaire ? Cet homme est-il marxiste ou quoi ?"

 

 

Il travaillait à la rédaction d'un livre. Ce serait un "manuel de pauvreté". Il n'avait pas encore choisi le titre.

 

 

Aujourd'hui, dit-il, plus que jamais, les hommes doivent apprendre à vivre dans le dénuement. Les objets effraient les hommes ; plus ils en possèdent, plus ils vivent dans la crainte. Les objets trouvaient le moyen de s'attacher à notre âme et de lui dicter sa conduite."

 

 

Le chant des pistes, page 76

 

 

Bruce Chatwin

 

Il est un autodidacte, si j'ai bien lu sa biographie. Il s'ennuyait donc à l'école ? où l'on dit qu'il était médiocre élève. Il écrit très bien, dans une langue réfléchie et le traducteur Chabert restitue bien la pensée de l'auteur en langue anglaise, à moins qu'il ne réécrive en français à partir de l'anglais en ajoutant de la pensée ? (je plaisante). Bruce Chatwin est le témoin voyageur qui raconte différentes quêtes spirituelles, pas seulement la sienne. Il rend compte des autres angles de vue que les siens propres et témoigne dans le respect, sans juger "qui dit vrai qui dit faux", l'essentiel étant que ceux qui sont en quête de réponses soient sincères. Je dis cela d'après  des pages lues en diagonale du Chant des pistes, que je compte lire intégralement car la langue est vraiment réfléchie et belle... poétique en somme.

 

 

♣♣♣

 

Yearnings For Home

 
Frances Ellen Watkins Harper

 

Extrait du poème traduit en français par une intelligence artificielle contrôlée par la mienne, qui a du sentiment :

 

 

Oh laisse moi partir
  Je suis las ici
Et les fièvres brûlent mon cerveau,
J'ai de nouveau envie de sentir mon air natal

de nouveau envie de voir
Ma maison parmi les collines lointaines,
Respirer au milieu de la mélodie
Des rigoles et des ruisseaux murmurants.

12:44 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)