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25/09/2019

Léo Ferré ♣♣♣ Le poème ♣♣♣ Une colère juste

 Un éventuel colérique que j'aime beaucoup. Il y avait des chanteurs colériques à une époque. La douceur peut être fausse, la colère ne l'est pas.  Ici Léo Ferré est doux, parce qu'il pense à la mort.

 

 

♣♣♣

 

Un site avec le poème en anglais, traduit ensuite en français.

Ici, le poème du pasteur George Herbert, qui éveilla la foi de Simone Weil :

 

http://www.guillaumehoogveld.net/2013/02/george-herbert-1593-1633-le-pome-qui-veilla-la-foi-de-simone-weil/

 

♣♣♣

 

Une colère juste :

 

 

J'ai trouvé ce poème sur le Blog Hautetfort intitulé Regards sur la vie.

 

Le poème-prière :

 

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.

 

Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.

 

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

 

Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction.

 

Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.

 

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

 

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

 

 

24/09/2019

La phrase, ce 24 septembre 2019 ♣♣♣ Victor : poème du jour ♣♣♣ énième épisode des guêpes ♣♣♣ Prière pour les colériques

 

No spring nor summer beauty hath such grace as I have seen in one autumnal face.

~ John Donne

 

 

Ni la beauté du printemps ni celle de l'été n'ont la grâce que j'ai vue dans un visage automnal.

 

Commentaire :

 

Du point de vue de l'audio notamment, aller sur Lexilogos est une bonne chose : vous cliquez une première fois sur le micro et vous avez le débit normal de la prononciation, vous cliquez une deuxième fois, est alors proposé le débit lent, mais avec la phonétique toujours  correcte. En deuxième clic, c'est lent comme si la personne (en l'occurrence il s'agit d'un robot) avait un petit coup dans le nez. La voix est féminine, cela vous donne l'impression d'entendre une femme anglaise un peu pompette. Mais on intègre bien la phonétique : l'idée du débit ralenti est donc excellente.  

 

♣♣♣

 

Victor Hugo

 

Monte, écureuil, monte au grand chêne,
Sur la branche des cieux prochaine,
Qui plie et tremble comme un jonc.
Cigogne, aux vieilles tours fidèle,
Oh! vole et monte à tire-d’aile
De l’église à la citadelle,
Du haut clocher au grand donjon.

 

Vieux aigle, monte de ton aire
A la montagne centenaire
Que blanchit l’hiver éternel.
Et toi qu’en ta couche inquiète
Jamais l’aube ne vit muette,
Monte, monte, vive alouette,
Vive alouette, monte au ciel!

 

Et maintenant, du haut de l’arbre,
Des flèches de la tour de marbre,
Du grand mont, du ciel enflammé,
A l’horizon, parmi la brume,
Voyez-vous flotter une plume
Et courir un cheval qui fume,
Et revenir mon bien-aimé? 

 

Victor Hugo, Les Orientales – suivi de: Les feuilles d’automne (coll. Poésie/Gallimard, 2016)

 

  Lu ce poème sur le site Jubilate Deo

 

                                                        ♣♣♣

 

Zèle ménager. Je vois ce matin, au carreau de la fenêtre du premier étage, qui donne sur le patio... des guêpes : une bonne quinzaine.

Routine. Je dis à mon ami de surtout faire attention : ne pas ouvrir distraitement la fenêtre :  elles sont là !

Je désinfecte au vinaigre blanc quelques babioles tandis que mon ami fait sa toilette. J'arrive dans la salle de bain. Je vois le tapis qui a besoin d'être secoué. Je l'emporte, vais dans la chambre avec l'idée d'hygiène qui m'emplit de zèle ménager. J'ouvre en grand la fenêtre pour aérer le tapis, oubliant les guêpes qui se rappellent à moi aussitôt. Elles se précipitent vers l'ampoule entourée d'un abat-jour boule en papier. La plupart s'engouffre dedans. Ce qui produit un drôle de tam-tam.  Je me sauve à toute vitesse. Ferme la porte de la chambre et conseille à mon ami... de ne pas se laisser distraire en ouvrant la porte de la chambre par mégarde.

Les conseilleurs sont parfois les premiers à ne pas suivre leurs propres conseils.

 

Hier matin c'était bien une piqûre de guêpe que j'ai reçue au pouce. J'ai pu m'en rendre compte en en recevant une deuxième peu de temps après : effleurant une couette j'ai senti le même "style" de piqûre. Elle venait d'une guêpe agonisante, dûment identifiée.

Ce matin ça gratte aux endroits qui ont été piqués : signe de guérison.

 

Je suis allée rendre une petite visite, une heure après l'ouverture de la fenêtre, aux guêpes, (qui cette fois ne m'ont pas piquée, ne m'étant pas opposée, par principe, à leur trajectoire vers l'abat-jour). Constat : elles sont toutes par terre. Mortes. Attention quand même au secouage de couette.

 

Dingues les guêpes ? Assoiffées de lumière "avant le dernier soupir", elles meurent ensemble dans une chorégraphie d'adieu à la vie, en pleine lumière. C'est leur dernière volonté, de mourir ainsi, entre copines.

 

Une mort gracieuse en fait. La balayette s'impose pour les rendre à la nature lumineuse. 

 

♣♣♣

 

Je mets mon commentaire d'abord cette fois, car je pense qu'il est utile de préciser que la colère (heureusement elles sont quand même rares chez moi), ne vient pas toujours de l'orgueil à mon sens, mais d'une saturation, ce qui est autre chose, néanmoins la colère est un état qui reste déplorable. Hormis la sainte colère du Christ qui envoya dinguer les étals des marchands du Temple.

 

Belle histoire de l'intervention du Christ auprès d'un charpentier, lue sur le site Hozana. Ici :

 

 

Saint Silouane (1866 - 1938)

 

 

Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur. A 26 ans, tout change. Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à  revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos.

 

 

Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie: celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas. Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir: désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même. C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit: 'Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas.' Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.

 

Prière

 

Prions pour les personnes colériques, afin que le Seigneur adoucisse leur cœur.

 

 

 

 

 

 

23/09/2019

La phrase ♣♣♣ Les guêpes ♣♣♣ "Comme Moïse devant le buisson ardent"

 

 

L'entreprise était un subterfuge pour voler l'argent des clients.
 
 
 The business was a sham to steal money from clients.
 
 
Lu ce matin dans linguee
 
 
♣♣♣
 
Cela est devenu une routine : de cinq heures du matin, jusqu'au lever du jour, si l'on ouvre la fenêtre côté patio, une dizaine à une quinzaine de guêpes entrent "faire la danse" autour de l'ampoule du plafond avant de mourir (car je les retrouve par terre et n'ai plus qu'à sortir la balayette pour les évacuer dehors, pas l'aspirateur car j'ai noté que une ou deux remuent encore faiblement souvent.)
 
Parfois je pense que ça y est, le nid n'existe plus, étant donné la fraîcheur qui est revenue la nuit, ainsi que la pluie, et que de ce fait, je peux ouvrir la fenêtre. Comme ce matin, où je suis allée au fond du patio pour y chercher un sèche linge. Quand je suis rentrée, une dizaine de guêpes dansaient leur danse mortuaire, et non pas meurtrière.
 
En plus de vingt ans que nous sommes ici, nous n'avons vu ce phénomène que cette année.
 
Par ailleurs, quand je suis passée près du laurier, j'ai senti une piqûre au pouce. Cela darde encore légèrement, mais ça va. Je pense qu'il s'agissait d'une araignée. Dans la pénombre je n'ai pas pu me rendre compte du genre d'insecte que je venais de déranger.
 
La maison a un univers pour l'arrière : celui de la nature, qui bruisse d'insectes divers notamment, et a un univers tout autre sur le devant : celui de la rue. Laquelle vient d'être remplie de gravillons sur un kilomètre, presque. Du coup les voitures les projettent sur le trottoir quand elles passent. Ce matin, j'ai accompagné mon ami sur quelques mètres. Nous avons vu une jeune fille tenant en laisse deux chiens. Je lui ai dit que ça ne devait pas être marrant pour les chiens ces petits graviers (anguleux). Ils doivent entrer dans les coussinets. La jeune fille pense que les automobilistes jouent à projeter des graviers. Mais non, c'est un phénomène qui se produit sans l'intervention intentionnelle des conducteurs.
J'ai laissé mon ami continuer sa route vers la gare (il tient beaucoup à faire cette marche matinale), et je me suis rendue au garage pour y prendre le balai (style balai de sorcière). J'ai balayé le trottoir sur une grande portion, qui dépassait largement la maison. Pour les chiens. J'ai caressé la tête du gros chien. Il était d'une douceur communicative ! quelle merveille ce genre d'animaux !
 
C'est après cela que je suis allée dans le patio recevoir ma piqûre de rappel.
 
♣♣♣
 
Vidéo où l'on entend des chants superbes, et où différentes personnes nous expliquent certaines choses du "réalisme de la nature transfigurée".
 
 

10:45 Publié dans La phrase, Note | Lien permanent | Commentaires (0)