28/06/2014
Lord Byron + un fameux blues
La poésie a toujours été là pour tonifier le moral et les cœurs qui sans elle flancheraient. Voici un poème de Lord Byron dont j'ai mis une traduction à moi, qui vaut ce qu'elle vaut :
There be none of Beauty's daughters
With a magic like Thee ;
And like music on the waters
Is thy sweet voice to me :
When, as if its sound were causing
the charmed ocean's pausing,
the waves lie still and gleaming,
And the lull'd winds seem dreaming,
And the midnight moon is weaving
Her bright chain o'er the deep,
Whose breast is gently heaving
As an infant's asleep,
So the spirit bows before thee
To listen and adore thee,
With a full but soft emotion
Like the swell of Summer's ocean.
Aucune des filles de Beauté
ne possède une magie comme toi ;
Et pareille à une musique sur les eaux
ta voix m'est douce :
quand, comme si leur murmure offrait
le repos à l'océan charmé
les vagues s'allongent tranquilles et brillantes,
et que les vents apaisés semblent rêver,
tandis que la lune de minuit tisse
sa chaîne lumineuse au-dessus du firmament
dont la poitrine se soulève légèrement
comme celle d'un nourrisson endormi,
alors l'esprit s'incline devant toi
pour écouter et t'adorer
avec une émotion pleine mais douce
comme la houle de l'océan d'été.
Ensuite, en visitant le blog de Garcia, j'ai pu écouter ce fameux blues, ô délice ! :
The wide world is all about you: You can fence yourselves in, but you cannot for ever fence it out.
~ J.R.R. Tolkien
Ma traduction : Le vaste monde est à vous : vous pouvez vous y enfermer vous-même, mais vous ne pouvez pas pour toujours le clôturer.
Autrement dit, on ne peut prendre éternellement possession du monde. Une citation relative au pouvoir.
02:16 Publié dans Lecture, Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)
27/06/2014
La surprise
16:39 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)
Personnalité
Je passe beaucoup de temps le matin à visiter les blogs, lire, faire un peu d'anglais et je descends enfin m'occuper de la maison vers onze heures. Hier un coup de sonnette a bouleversé mon emploi du temps. J'ouvre et je vois la petite Maurine, qui s'ennuie et voudrait jardiner. OK je lui dis, alors on va d'abord chercher les pommes de pin pour faire un paillage à la butte. Je la sens un peu hésitante, mais j'ai trop envie de me bouger, parce que si je descends, ce n'est pas pour rester coincée dans cinq mètres carré de terre grillagée durant des heures. C'est parti pour le ramassage de pommes de pin. Sur le chemin, je vois un employé municipal occupé à tailler les haies. Echange de sourires car nous nous aimons bien, mais une interrogation muette s'insinue dans son regard. "Tiens a-t-il l'air de se dire, la fille de l'employée qui travaille à la mairie en compagnie de ma sympathique solitaire du quartier Catorive." Jamais avare de paroles je lui réponds que nous allons chercher des pommes de pin afin de faire un paillage pour la butte du patio, en même temps, ce sera un moyen d'éloigner les chats de cet endroit, plus esthétique que des pots renversés... En tant que tailleur de haies, il a eu l'occasion de travailler dans l'allée située à l'arrière du patio et de voir cette fameuse butte en question. "Vous en trouverez des grosses, au bout, après le petit pont." Etonnement car j'en avais vu bien avant il y a peu de temps. Je comprends quand je vois un autre employé ramasser tout ce qui traîne avec une sorte d'outil spécial, il a dû embarquer jour après jour les cônes de toutes sortes en même temps. Je lui demande si ça vaut le coup de chercher les précieuses pommes de pin et il confirme ce qu'a dit son collègue. Ente temps Œil de lynx comme s'est auto surnommé Maurine en a déniché un bon nombre qu'elle apporte dans le panier, mais elles ont assez petites. Direction le "pont". Arrivé à l'endroit indiqué nous passons ce qui est en fait une passerelle de bois, dont une rambarde est cassée à un endroit, elle surplombe une eau croupie malodorante. Je me dis que Maurine ne me connait pas bien et que l'endroit est peu rassurant. Comme, avant de l'atteindre, nous avions trouvé un bon nombre de pommes de pin, petites certes, mais qui feront quand même joli, et que je ne vois pas d'arbres susceptibles, plus loin de nous en donner d'autres, je dis à Œil de lynx que nous allons faire demi-tour mais par la route cette fois, à cause de la passerelle mal fagotée. Nous sommes rentrées contentes. Maurine est restée l'après-midi dans le patio. Elle n'a voulu lire aucune BD que je lui proposais tandis que je laverais les jardinières. Non, pas de lecture, elle voulait bouger et a enfilé avec joie des gants de caoutchouc pour laver avec moi.
J'y vais maintenant parce qu'il se pourrait qu'elle s'ennuie encore et n'en aie pas marre de laver des pots, et dépoter et ranger avec moi. Je suis une voisine serviable, mais c'est un service qui m'est rendu en même temps. Etonnant non ?
08:17 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)