08/06/2013
Quand ceux qui vont, s'en vont ....
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Quand le dernier jour s'est levé,
Dans la lumière blonde,
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Pour toujours et à tout jamais,
Sous la terre profonde,
Quand la lumière s'est voilée,
Quand ceux que nous avons aimés,
Vont fermer leur paupières,
Si rien ne leur est épargné,
Oh, que du moins soit exaucée,
Leur dernière prière,
Qu'ils dorment, s'endorment,
Tranquilles, tranquilles.
Qu'ils ne meurent pas au fusil,
En expirant déjà la vie,
Qu'à peine, ils allaient vivre,
Qu'ils ne gémissent pas leurs cris,
Seuls, rejetés ou incompris,
Éloignés de leurs frères,
Qu'ils ne meurent pas en troupeau,
Ou bien, poignardés dans le dos,
Ou qu'ils ne s'acheminent,
En un long troupeau de la mort,
Sans ciel, sans arbre et sans décor,
Le feu à la poitrine.
Eux qui n'avaient rien demandé,
Mais qui savaient s'émerveiller,
D'être venus sur terre,
Qu'on leur laisse choisir, au moins,
Le pays, fut-il lointain,
De leur heure dernière,
Qu'ils aillent donc coucher leurs corps,
Dessous les ciels pourpres et or,
Au-delà des frontières,
Ou qu'ils s'endorment, enlacés,
Comme d'éternels fiancés,
Dans la blonde lumière,
Mais, qu'ils dorment, s'endorment,
Tranquilles, tranquilles.
Quand ceux qui vont s'en vont aller,
Pour toujours et à tout jamais,
Au jardin du silence,
Sous leur froide maison de marbre,
Dans les grandes allées sans arbre,
Je pense à vous, ma mère,
Qu'ils aient, pour dernier souvenir,
La chaleur de notre sourire,
Comme étreinte dernière,
Peut-être qu'ils dormirons mieux,
Si nous pouvons fermer leurs yeux,
A leur heure dernière,
Qu'ils dorment...
Qu'ils dorment
Tranquilles...
http://www.frmusique.ru/texts/b/barbara/quandceuxquivont....
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07/06/2013
de Jack Kerouac
"All human beings are also dream beings. Dreaming ties all mankind together."
08:52 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)
06/06/2013
Les âmes grises
Je regarde pour la deuxième fois ce film, les âmes grises. C'est un chef-d'oeuvre... Villeret et la scène des oeufs mollets, sa métaphore du guépard quand il a compris que c'est le procureur qui a assassiné la fillette, le mépris des soldats qu'éprouvent certains bourgeois du patelin ; maltraitance sans fin des "petits", jusqu'au crime final, l'assassinat du jeune soldat innocent, presque encore adolescent, et ce, dans le but de couvrir le véritable criminel. Un chef-d'oeuvre ce film, certes, mais parfois insoutenable...
21:27 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)